Concert, pour la Journée internationale de Nelson Mandela

Concert, pour la Journée internationale de Nelson Mandela, avec le KwaZulu-Natal Philhamonic Orchestra et la chorale communautaire de Clermont.

Concert, pour la Journée internationale de Nelson Mandela dans actualites nmdnodateC’est à l’ombre de l’imposante Marianne en bronze des frères Morice, inaugurée le 14 juillet 1883, que s’est tenu ce grand concert à ciel ouvert, en hommage à Nelson Mandela. Qu’imaginer de mieux pour cette personnalité hors du commun, si ce n’est l’ombre des trois allégories qui y occupent une place d’honneur : Liberté, Egalité et Fraternité ?
Une grande tribune a été montée sur la place de la République joliment rénovée, pour fêter la Journée internationale Nelson Mandela, qui est aussi la date de son quatre-vingt-quinzième anniversaire.
Plus de cent trente musiciens et choristes de toutes nationalités, venus à Paris dans le cadre des Saisons Afrique du Sud–France 2012 & 2013, ont donné pendant deux heures trente un prodigieux concert, sous la baguette de Laurent Petitgirard.
Au coucher du soleil, une marée d’auditeurs-spectateurs assis à même le sol et beaucoup d’autres debout, ont suivi le parcours commenté de manière fort sympathique, par le chef d’orchestre, et les lumières de scène, petit à petit, ont pris le relais.
Après La Force du destin de Verdi en introduction, beau symbole en soi, on a entendu en première partie Ushaka KaSenzangakhona, un poème épique écrit par Themba Msimang et composé par Mzilikazi Khumalo, retraçant, à travers la carrière mouvementée du roi Zoulou Shaka, «l’histoire du peuple zoulou vue par le peuple zoulou». Solistes, choristes et orchestration tenaient, tour à tour ou tous ensemble, le rôle du narrateur.
La seconde partie comprenait des extraits de La Trilogie de Mandela, sur un livret de Michaël Williams et une écriture musicale d’Allan Stephenson, Mike Campbell et Peter Van Dijk. Même ferveur et intensité, entre de magnifiques solistes en dialogue avec le chœur,  et la brillante interprétation de l’orchestre.
nokia-1-026 dans actualitesAprès ces épisodes liés aux héros d’Afrique du sud, des arrangements furent proposés, de Haubrich et de Bosman, ainsi qu’un adagio de Khatchaturian.
Un final fulgurant, avec Yvonne Chaka Chaka, connue dans toute l’Afrique et surnommée la «Princesse Africaine», qui s’est produite pour plusieurs chefs d`Etat, dont Mandela,  et qui a fait swinguer toute la place de la République.
Pleine d’entrain, elle fait la synthèse des chants choraux xhosa, zulu et sotho, des musiques rurales, du ragtime et du blues. Le rythme qu’elle apporte et sa joie de vivre furent, ce soir-là, contagieux, sans oublier le «happy birthday» chanté pour Madiba-Mandela.
L’ovation finale et les rappels, à l’attention des instrumentistes, de noir vêtus, des choristes, habillés de blanc, des solistes, tous remarquables et du chef, en disait long sur un public qui ne voulait pas, malgré l’heure tardive, quitter la République. Laurent Petitgirard a alors spontanément offert sa baguette à un confrère chef d’orchestre sud-africain, qui, de main de maître, a dirigé l’hymne de son pays. Belle émotion, belle fraternité.

Brigitte Rémer

18 juillet, Place de la République, Festival Paris quartier d’été. www.quartierdete.com

Saisons Afrique du Sud – France : www.france-southafrica.com,

 

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