Festival d’Avignon: Germinal

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Germinal, conception d’Antoine Defoort et Halory Goerger.

 

Voilà un bien curieux spectacle… On y rit beaucoup et on y découvre une forme de théâtre originale. D’abord, les lumières de la salle s’abaissent lentement jusqu’à l’obscurité presque complète puis reprennent de l’intensité, pour retomber à nouveau. Les premiers rires du public sont là, avec pas grand chose !
Le ton est donné ! On découvre un petit jeu de lumières, comme un big-bang de ce qu’accueillera ensuite le plateau. Des parties du  plateau sont éclairées,  successivement et très légèrement;  on aperçoit quatre personnes qui s’amusent aux consoles techniques et qui, ensuite, parleront à l’aide de ces consoles, en lançant un sous-titrage qui reflète leur pensée. Ils  finissent par parler seuls, et, comme en accéléré,  vont tenter de  faire des classements qui s’affichent en fond de plateau : ce qui fait « poc poc », ce qui fait « aïe », en  établissant  même des sous-classements dont nous vous épargnerons les détails…
Sur le plateau nu, une comédienne n’hésite pas à casser une plaque à coups de pioche pour en tirer un  micro, et y découvre la parole ! Un autre tirera même des gravats  une guitare et son ampli !
Derrière cet humour apparent, les protagonistes de Germinal découvrent et construisent le théâtre … comme s’ils  découvraient et  construisaient le monde. C’est la naissance d’une société en  accéléré qui évolue  sous nos yeux surpris par les coups de pioche sur le plateau.
Comique de situation très bien amené: Antoine Defoort explique avoir voulu faire une  grande fresque socialiste. « L
e spectacle, dit-il,  veut parler de la formation et de l’évolution possible d’une communauté ».  Vu comme ça,  Germinal devient ambitieux et se place au delà de l’humour pourtant bien présent. Il est rare de voir un public  du  festival in  aussi hilare et avec un si grand sourire à la sortie!
Les comédiens-Arnaud Boulogne, Ondine Cloez,
Antoine Defoort et Halory Goerger endossent très bien le rôle de gens ébahis, démiurges un peu idiots et, au delà de cette première impression de plaisir, on voit vite que beaucoup de choses sont dites  sur  l’organisation de nos sociétés. Voilà encore une réalisation qui s’attache à la science…
Le 
spectacle vivant élargit son spectre et c’est tant mieux ! Ne ratez pas Germinal.

Julien Barsan

Théâtre Benoît  jusqu’au 24 juillet. Et du 27 au 30 décembre au Merlan /Scène Nationale de Marseille; du 4 au 19 mars au Cent Quatre ; le 25 mars à Chateauvallon ;  le 9 avril à Orléans,  etc…

 


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