La tribu des Carcana

La Tribu des Carcana en guerre contre quoi d’Armand Gatti, mise en scène d’Armand Gatti et Mohamed Melaa.

Créée au Festival d’Avignon en 74, à Théâtre Ouvert  (avec,  entre autres,  Olivier Perrier et Paul Allio), la  pièce  vient d’être reprise pour deux soirées à la Maison de l’Arbre par Mohamed Melaa, professeur à l’Université Marc Bloch de Strasbourg, sous l’oeil  vigilant de Gatti.
Il est là  assis, toujours aussi jeune… à plus de 90 ans, avec son éternel  foulard rouge. Sur scène,  douze jeunes acteurs/ musiciens, onze  filles et un garçon en noir; à cour et à  jardin,  deux grands portraits de Durruti et  Antich, anarchistes espagnols exécutés par les fascistes, que Carcana et sa tribu avaient tenté de sauver.
Au centre du plateau, une  tour métallique que les comédiens escaladent pour crier leurs  convictions. Les acteurs se présentent un par un. L’énergie qu’ils déploient pour retracer le parcours de cette tribu Carcana jusqu’à la colonne Durruti est salutaire, et  élude les obscurités de ce texte qui s’interroge : « Qu’est-ce qu’un militant révolutionnaire ? Pour y répondre, nous avons réuni un premier tour : Louise Michel-Antonio Gramsci-Pierre Overney-Augusto Sandino-Ulrike Meinhof-Malcom X-Raymond Carcana-Darius Dessasis-Nguyen Van Troy. » Les militants inconnus l’ont emporté sur les célèbres.
Malgré les obscurités et les incompréhensions dues à  la rapidité du fleuve de mots lancés par ces jeunes comédiens, on ne décroche pas des images et des chants révolutionnaires dont on garde la nostalgie. Gatti,  vieux chêne rajeuni,  rayonne quand il vient saluer avec les acteurs.

Edith Rappoport

 Maison de l’Arbre de Montreuil, 30 août


Archive pour 3 septembre, 2013

La tribu des Carcana

La Tribu des Carcana en guerre contre quoi d’Armand Gatti, mise en scène d’Armand Gatti et Mohamed Melaa.

Créée au Festival d’Avignon en 74, à Théâtre Ouvert  (avec,  entre autres,  Olivier Perrier et Paul Allio), la  pièce  vient d’être reprise pour deux soirées à la Maison de l’Arbre par Mohamed Melaa, professeur à l’Université Marc Bloch de Strasbourg, sous l’oeil  vigilant de Gatti.
Il est là  assis, toujours aussi jeune… à plus de 90 ans, avec son éternel  foulard rouge. Sur scène,  douze jeunes acteurs/ musiciens, onze  filles et un garçon en noir; à cour et à  jardin,  deux grands portraits de Durruti et  Antich, anarchistes espagnols exécutés par les fascistes, que Carcana et sa tribu avaient tenté de sauver.
Au centre du plateau, une  tour métallique que les comédiens escaladent pour crier leurs  convictions. Les acteurs se présentent un par un. L’énergie qu’ils déploient pour retracer le parcours de cette tribu Carcana jusqu’à la colonne Durruti est salutaire, et  élude les obscurités de ce texte qui s’interroge : « Qu’est-ce qu’un militant révolutionnaire ? Pour y répondre, nous avons réuni un premier tour : Louise Michel-Antonio Gramsci-Pierre Overney-Augusto Sandino-Ulrike Meinhof-Malcom X-Raymond Carcana-Darius Dessasis-Nguyen Van Troy. » Les militants inconnus l’ont emporté sur les célèbres.
Malgré les obscurités et les incompréhensions dues à  la rapidité du fleuve de mots lancés par ces jeunes comédiens, on ne décroche pas des images et des chants révolutionnaires dont on garde la nostalgie. Gatti,  vieux chêne rajeuni,  rayonne quand il vient saluer avec les acteurs.

Edith Rappoport

 Maison de l’Arbre de Montreuil, 30 août

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