Les trésors de la bibliothèque de la SACD

Les trésors de la bibliothèque de la SACD.

Les trésors de la bibliothèque de la SACD dans actualites affiche-sacd-logoAu fond d’une allée, à quelques encâblures de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) fondée par Beaumarchais en 1777 pour que les auteurs perçoivent des droits, se trouve une bibliothèque, créée en  1829. Ses rayons furent enrichis douze ans plus tard par une acquisition de 13.000 volumes.
Bien qu’ouverte au public depuis quelques années, la bibliothèque est encore peu connue et mérite de l’être.Qu’y trouve –t-on ? Qui la fréquente ? Comment vivent les fonds ? Quel intérêt présentent ses archives ?
Pour répondre à ces questions, une journée d’étude a été organisée, rassemblant les bibliothécaires et des chercheurs du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC), laboratoire de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Outre les archives historiques de la Société, elle compte aujourd’hui environ 200 000 documents : 62 000 pièces, scénarii, partitions (dont 8.500 fictions contemporaines!); 45.000 programmes, dossiers de presse… Des lettres, autographes, gravures, photos, films…

Une véritable mine pour les chercheurs comme pour les artistes (auteurs, metteurs en scène, cinéastes) en quête d’éléments pour leurs futures réalisations. Un travail de fourmi pour les bibliothécaires. Les fonds se sont étoffés au fil des ans grâce aux œuvres déposées par les membres de la SACD. Les legs des auteurs et de leurs héritiers constituent aussi une de ses richesses. Pour exemple, les archives de Jean Vauthier.
Décédé en  1992, il a laissé derrière lui des brouillons, correspondances, projets divers réalisés ou restés dans ses cartons, et de nombreux livres annotés, ainsi que des manuscrits assemblés avec des pinces à linge de couleur ; la partie immergée de son œuvre enfin mise à jour ! Il a fallu la patience de la bibliothécaire, Florence Roth, et la collaboration précieuse de la donatrice, Monique Bertin, pour vider deux appartements, trier, identifier, choisir, classer. Soit  71 boîtes et 130 pages d’inventaire. Grâce à ce travail long et minutieux, l’inventeur du Capitaine Bada est enfin passé à la postérité. D’autant que, grâce à ces nouvelles sources, l’université d’Aix-Marseille a pu organiser un grand colloque pour le centenaire de la naissance de Jean Vauthier.
Depuis, ce fonds a permis de nombreuses expositions et rencontres qui contribuent à la pérennité de celui qui a  rêvé de « souder son siècle à celui d’Elisabeth », et  y parvint.

Autre exemple des richesses insoupçonnées de l’établissement, les archives Bernard :Tristan et ses trois fils dont le cinéaste Raymond Bernard. Grâce à un scénario retrouvé à la SACD, il a été possible de restaurer les Misérables réalisé par ce dernier en 1934 avec Harry Baur, Charles Dullin, Marguerite Moreno. Jusqu’ici la meilleure adaptation du roman de Victor Hugo.
Faute de temps, nombre de dépôts ne sont pas encore mis en rayons; l’archivage électronique viendra-t-il à la rescousse des bibliothécaires débordés, on peut en douter… Les supports électroniques  se dégradent en effet beaucoup plus vite que le papier ou la pellicule argentique et l’on peut craindre que le tout informatique entraîne des pertes irréparables. Il reste donc aux archivistes du pain sur la planche.

Mireille Davidovici

Bibliothèque de la SACD 5 rue Ballu du lundi au jeudi de 14 à 18 h et le vendredi de  14 à 17 h.   T: 01 40 23 45 20 bibliotheque@sacd.fr Pour en savoir plus, un moteur de recherche multi-critères permet des interrogations par auteur, titre, nombre de personnages, etc.


Archive pour 13 septembre, 2013

Les trésors de la bibliothèque de la SACD

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Les trésors de la bibliothèque de la SACD dans actualites affiche-sacd-logoAu fond d’une allée, à quelques encâblures de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) fondée par Beaumarchais en 1777 pour que les auteurs perçoivent des droits, se trouve une bibliothèque, créée en  1829. Ses rayons furent enrichis douze ans plus tard par une acquisition de 13.000 volumes.
Bien qu’ouverte au public depuis quelques années, la bibliothèque est encore peu connue et mérite de l’être.Qu’y trouve –t-on ? Qui la fréquente ? Comment vivent les fonds ? Quel intérêt présentent ses archives ?
Pour répondre à ces questions, une journée d’étude a été organisée, rassemblant les bibliothécaires et des chercheurs du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC), laboratoire de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Outre les archives historiques de la Société, elle compte aujourd’hui environ 200 000 documents : 62 000 pièces, scénarii, partitions (dont 8.500 fictions contemporaines!); 45.000 programmes, dossiers de presse… Des lettres, autographes, gravures, photos, films…

Une véritable mine pour les chercheurs comme pour les artistes (auteurs, metteurs en scène, cinéastes) en quête d’éléments pour leurs futures réalisations. Un travail de fourmi pour les bibliothécaires. Les fonds se sont étoffés au fil des ans grâce aux œuvres déposées par les membres de la SACD. Les legs des auteurs et de leurs héritiers constituent aussi une de ses richesses. Pour exemple, les archives de Jean Vauthier.
Décédé en  1992, il a laissé derrière lui des brouillons, correspondances, projets divers réalisés ou restés dans ses cartons, et de nombreux livres annotés, ainsi que des manuscrits assemblés avec des pinces à linge de couleur ; la partie immergée de son œuvre enfin mise à jour ! Il a fallu la patience de la bibliothécaire, Florence Roth, et la collaboration précieuse de la donatrice, Monique Bertin, pour vider deux appartements, trier, identifier, choisir, classer. Soit  71 boîtes et 130 pages d’inventaire. Grâce à ce travail long et minutieux, l’inventeur du Capitaine Bada est enfin passé à la postérité. D’autant que, grâce à ces nouvelles sources, l’université d’Aix-Marseille a pu organiser un grand colloque pour le centenaire de la naissance de Jean Vauthier.
Depuis, ce fonds a permis de nombreuses expositions et rencontres qui contribuent à la pérennité de celui qui a  rêvé de « souder son siècle à celui d’Elisabeth », et  y parvint.

Autre exemple des richesses insoupçonnées de l’établissement, les archives Bernard :Tristan et ses trois fils dont le cinéaste Raymond Bernard. Grâce à un scénario retrouvé à la SACD, il a été possible de restaurer les Misérables réalisé par ce dernier en 1934 avec Harry Baur, Charles Dullin, Marguerite Moreno. Jusqu’ici la meilleure adaptation du roman de Victor Hugo.
Faute de temps, nombre de dépôts ne sont pas encore mis en rayons; l’archivage électronique viendra-t-il à la rescousse des bibliothécaires débordés, on peut en douter… Les supports électroniques  se dégradent en effet beaucoup plus vite que le papier ou la pellicule argentique et l’on peut craindre que le tout informatique entraîne des pertes irréparables. Il reste donc aux archivistes du pain sur la planche.

Mireille Davidovici

Bibliothèque de la SACD 5 rue Ballu du lundi au jeudi de 14 à 18 h et le vendredi de  14 à 17 h.   T: 01 40 23 45 20 bibliotheque@sacd.fr Pour en savoir plus, un moteur de recherche multi-critères permet des interrogations par auteur, titre, nombre de personnages, etc.

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