Swamp club

Swamp club, conception, mise en scène et scénographie de Philippe Quesne.

 

Swamp club  05scCe Swamp club de Philippe Quesne et de son équipe est une réussite. Et, en même temps, il manque quelque chose pour que le spectacle soit excellent. Réussite de l’espace: une maison/cube de verre avec une terrasse, un jardin et une  grotte souterraine (un abri). Là,  vit une petite  communauté en autarcie, avec animaux et plantes et même une mine d’or-allusion aux sept nains ? Au dehors, c’est la menace, nucléaire, écologique?
Poésie de cet espace bio-technologique, où vivent en harmonie, humains et animaux (une taupe  joue un rôle central), plantes et ordinateurs, micros, journaux lumineux…sauna). Harmonie présent/passé : contes de fée et quotidien, Chostakovitch, Schubert et Beethoven joués par un orchestre de chambre,  Brueghel et Robin des bois…
Réussite de l’intrigue: les résidents reçoivent trois nouveaux venus de Pologne, d’Islande, de Picardie, et leur font visiter le lieu. Le public profite de la visite. A la fin, nous assistons  à un exercice d’alerte, anticipant la catastrophe, la jouant, pour l’éviter peut-être. La menace est là, tout près, mais le pire n’est pas sûr (à l’opposé de Melancolia de Lars Von Trier).
Swamp Club
est une utopie, ou mieux un programme de vie pour aujourd’hui: une coupure  avec le capitalisme et la recherche de nouveaux modes de vie. C’est le fil renoué avec le grand  souffle des années 60, le mouvement qui donna naissance aux
communautés et  qui s’est éteint  vers 1980. C’est aussi un retour vers Thomas More, Campanella et Fourier.
Le spectacle atteint là ses limites. Le cadre est inventif, mais le contenu, la matière et la chair manquent. Les personnages n’ont pas d’épaisseur, pas de singularité, pas de rêve qui s’exprime ou se devine, pas de chant ou de cri. Pas de rapports entre eux, ni de désirs ou tensions. Des silhouettes. D’où parfois une impression de mollesse et un rythme trop uniforme…
Mais si Philippe Quesne travaille davantage ses personnages, il va devenir excellent.

René Gaudy

 T2G à Gennevilliers jusqu’au 17 novembre.

 

  

 


 

 


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