Capilotractées

Capilotractées de Sanja Kosonen et Elice Abonce Muhonen, avec le regard complice de Tsirihaka Harrivel et Vinala Pons.

 20-capilotract_es_web_g3 Dans le cadre du festival des Boréales, Capilotractées est un spectacle créé par les deux jeunes finlandaises Sanja Kosonen, trapéziste et Elice Abonce  Muhonen, danseuse de fil, à partir d’une technique ancienne de cirque, les acrobaties d’un corps, voire de plusieurs à partir de la suspension par les cheveux. Cela peut paraître un peu fou et on pourrait suspecter une quelconque tricherie mais non bien entendu,  surtout quand, disent-elles, dix cheveux peuvent supporter une charge maximum d’un kilo; soit pour un moyen d’une cinquantaine de kilos, il faudra environ 500 cheveux, pas plus… Soit quand même une belle tresse qu’elles attachent avec un lacet puis, si on a bien compris,  avec une simple cordelette reliée à un anneau, lui-même attaché aux agrès, et qu’elles dénoueront à la fin…
  Sur le plateau, juste une petite structure pouvant supporter un trapèze, et quelques accessoires… En un peu plus d’une heure, les deux jeunes femmes, avec une confiance totale l’une envers l’autre, vont errer dans les airs, de façon magique, et c’est tout à fait impressionnant de les voir sur leur petit trapèze, effectuant des figures qui, pour être tout à fait classiques dans le monde du cirque, sont ici renouvelées de remarquable façon, grâce aussi à l’appui d’un accompagnement musical aussi discret qu’efficace.
 Elles possèdent toutes les deux,  sans être vraiment des danseuses, « une capacité comme disait Trisha Brown, de se mouvoir (au sol ou en l’air) avec fluidité et avec une très grande précision, ainsi que tout ce qui est de l’ordre d’une force équilibrée, liée à la justesse de la posture et de l’alignement ».
Rien n’est laissé au hasard dans cette série d’images de leur corps en mouvement ou, pendant quelques secondes quand elles sont suspendues à leur trapèze ou posées comme par enchantement sur une corde molle. ce qui suppose évidemment un long travail préparatoire. Suspendues par les cheveux ou par les mains, elle risquent aussi gros, et cela exige un grand professionnalisme de tous les instants.

  Le spectacle aurait quand même gagné à être abrégé de quelque dix minutes, et tout se passe en effet comme si elles avaient un peu de peine à trouver une fin. mais bon, le public, pour une fois très jeune,  du théâtre d’Hérouville, était conquis et a longuement applaudi cette belle performance.

Philippe du Vignal

Le spectacle s’est joué du 18 au 21 novembre; on peut encore voir dans le cadre des Boréales à la Comédie de Caen, Théâtre d’Hérouville:  Miranda réalisé par Osakaras Korsunovas jusqu’au 27 novembre et Les Bas-Fonds de Maxime Gorki le jeudi 28 novembre à 19h 30 et 20h 30 à la Halle aux Granges 1 rue du Carel, à Caen
 

 


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