Les rêves de l’amour ou le mariage de Balzaminov

Les rêves de l’amour ou le mariage de Balzaminov, par le théâtre National de Saint-Petersbourg, Masterskaîa, l’Atelier, mise en scène Grigori Kozlov, en russe surtitré en francais.

photo-2Pour sa 19ème édition du Festival Russe, Richard Martin directeur du théâtre Toursky et toute son équipe ont accueilli 200 artistes russes, dans le cadre de la saison théatrale de Saint-Petersbourg à Marseille, avec un grand succès public. A cette occasion, les spectateurs ont découvert une très jeune troupe crée en 2010 par Grigori Kozlov sur la base de ses comédiens rencontrés à l’Académie d’Art Dramatique de Saint-Petersbourg où il enseigne.
C’est aussi l’opportunité de révéler un auteur classique russe peu joué en France, (en dehors de ses pièces comme La Forêt  ou L’Orage),  mais beaucoup joué en Russie. Ostrovski n’est pas Tchekhov, et ses comédies, des chroniques familiales n’ont pas toujours une dimension universelle.
Ecrite en 1861 cette pièce dépeint l’amour envahissant d’une mère veuve pour son fils Micha Balzaminov,  et le début de vie de ce fils un peu ridicule. Ses rêves  d’enfant  sont d’une grande banalité  comme ses désirs. Cette pièce, trois heures avec un entracte est plus perverse qu’elle n’y paraît: elle dénonce l’absence d’ambition d’un homme qui  veut vivre pour l’argent (acquis par un potentiel mariage arrangé) et le bien-être matériel.
Bref, un
e métaphore loin d’être innocente de la part du metteur en scène sur l’état de la société russe d’aujourd’hui. Certaines scènes sont trop longues notamment dans la deuxième partie, mais le jeu des deux comédiens et surtout des sept comédiennes pleines de charme, est lui toujours rempli d’un dynamisme et d’une ferveur que l’on rencontre souvent avec les troupes russes.
Quand la tension comique s’effrite, un chant ou une danse rythmée réveiillent l’écoute du public. L’enthousiasme et l’énergie des artistes tous à l’écoute les uns des autres sont communicatifs, dans un espace de jeu simple. Une table, deux chaises et une théière à cour, un banc,  à jardin; un lit en fond de scène et en arrière une toile dont le centre s’ouvre pour les entrées et sorties des acteurs.
La musique en particulier Chopin (un clin d’œil à leur voisin de Pologne), très présente complète la mise en scène. Pas de projection vidéo sophistiquée ou d’effets de lumière,  mais un texte, des acteurs, et un public ouvert et curieux: les trois éléments de la cérémonie théâtrale sont bien présents et c’est l’essentiel ici.

Jean Couturier

Spectacle donné au théâtre Toursky le 24 novembre.

www.vteatrekozlov.net

www.tousky.org

 

 

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