Peter Pan

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Peter Pan, d’après Peter Pan ou le garçon qui ne voulait pas grandir et Peter et Wendy de James-Matthew Barrie, adaptation de Christian Duchange et Marion Chobert, mise en scène de Christian Duchange.

 

De Peter Pan, tout le monde connaît la version de Walt Disney, qui le réduit à un conte pour enfants. Or, Peter Pan est une oeuvre multiforme, plusieurs fois déclinée par J.M. Barrie. Le personnage émerge dans deux romans : le Petit Oiseau blanc et Peter Pan dans les jardins de Kesingston. Il devient le héros à par entière d’une pièce, Peter Pan, l’enfant qui ne voulait pas grandir elle-même constamment modifiée par l’auteur après sa création (1904). Enfin le voici personnage principal du roman Peter et Wendy (1911).
Peter Pan vit dans l’Ile de Neverland. Le pays où grandir est interdit. Venu récupérer son ombre dans la chambre de Wendy, il persuade la petite fille qui connaît des histoires merveilleuses dont il est friand, de le suivre. Elle s’envole à ses côtés.
Mais l’aventure n’est pas sans danger : Wendy devra faire face à la jalousie de la fée Clochette, veiller sur les Garçons perdus jadis tombés de leur landau, échapper au Capitaine Crochet et à ses pirates, affronter les Peaux-Rouges … Au terme de ces péripéties , Wendy choisit de rentrer chez elle et de grandir au grand dam de Peter. Est-ce pour autant qu’elle aura perdu sa part d’enfance ? `
Christian Duchange a choisi de retourner aux sources du personnage imaginé par l’auteur écossais, et d’en explorer la complexité et les ambigüités. Peter Pan, c’est la liberté de la jeunesse ( “quand on grandit on désapprend à voler”) , l’imagination contre les contraintes du monde adulte (“je ne veux pas aller à l’école” ). C’est aussi la tyrannie enfantine et la cruauté sans affect.
Pour la traversée de ces territoires imaginaires de l’enfance, le metteur en scène a choisi la sobriété. Pas d’images vidéo racoleuses ni de grands effets scénographiques. L’espace se compose d’une simple tournette inclinée, de 4,50 mètres de diamètre, au centre du plateau. Elle est à la fois l’île, la chambre, le Rocher des abandonnés, la tanière des pirates. Un tulle bleu flottant au-dessus figure le voile de l’imaginaire, le rideau de la chambre de Wendy et le ciel où volent les enfants. En douze scènes ou «mouvements», qui entrelacent récit et mise en espace de la fable, on assiste à un va-et-vient entre ici–bas et le pays des rêves.
Quatre acteurs endossent tous les rôles au gré du récit : un c
rochet, et voilà le cruel capitaine, une capuche suffit à identifier les Garçons perdus, un chapeau d’Indien et Liz Tigrée surgit… Tandis que Peter mène la danse à son gré, invincible et omnipotent, nous plongeant dans les délices et les effrois de l’imagination.
L
e directeur de la Compagnie L’Artifice, sise à Dijon,  lauréate des Molière 2005 du spectacle jeune public pour Lettres d’amour de 0 à 10 réussit, avec cette adaptation aussi libre que fidèle à l’œuvre, à s’adresser aux enfants tout autant qu’aux adultes. Même si tous savent que le Pays du Jamais n’existe pas, ils prendront plaisir s’y envoler.

 Mireille Davidovici

 Spectacle vu le 21 février à Dijon / festival À pas contés et du24 -29 mars, à la Comédie de Reims et les1 et 2 avril, scène nationale de Besançon

 

 

 


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