La Faute à la vie

Festival d’Avignon off: 

La Faute à la vie de Maryse Condé

Avignon est bien souvent un objectif à atteindre pour un spectacle, et pour beaucoup d’entre eux, la première a lieu  au  festival d’ Avignon;  les metteur en scène et acteurs  arrivent avec une proposition qui a juste quelques jours pour se roder. C’est le cas de cette Faute à la Vie qui sort tout juste de trois semaines de résidence. Et le spectacle n’est pas encore  tout à fait prêt.
L’histoire raconte le tête-à-tête de deux femmes proches  que tout semble opposer ; l’une est riche et l’autre plus pauvre;  l’une est au service de l’autre, clouée sur un fauteuil roulant. Bien plus que patronne et employée, elle sont amies et ne se cachent rien l’une pour l’autre, enfin c’est du moins ce qu’elles croient.
L’une affirme avoir plus souffert que l’autre, car elle a perdu un enfant et un homme. Et commence alors  une dispute où le passé et les secrets vont refaire surface et montrer à quel point les deux femmes sont liées.

La mise en scène  n’en est pas vraiment une : Simone Paulin est (forcément) très fixe dans son fauteuil roulant et tournée vers le public. Même quand elle écrit son histoire, sur les conseils de son médecin, elle reste face public et sur le bureau, les touches de l’ordinateur portable cliquètent toutes seules de manière un peu fantomatique !
 Firmine Richard, elle,  s’agite continuellement et manipule des  objets : elle fait un (faux) café… dans une tasse à bas prix  qui ne va pas du tout avec le train de vie de la dame elle balaye  la pièce, fait les ongles de son amie …
Mais toute cette agitation n’a rien d’une mise en scène, dont les intention sont asse peu claires? Que veut-on  nous montrer  avec  ce texte ? C’est un peu étrange:  quand Firmine Richard s’arrête enfin et s’assoit sur une chaise pour discuter avec son amie, toutes deux face public, elles se parlent sans se regarder. Plus embêtant:  Firmine Richard s’emmêle parfois un peu les pinceaux, et Simone Paulin manque de spontanéité. Les lancements sons et lumière sont encore  approximatifs.
Au salut, Firmine Richard,  qui a sans doute senti un malaise public, explique au public que ce travail est encore frais. Au-delà de la nécessité d’un temps de travail plus long, il faudrait aussi vraiment une intention de mise en scène et pas seulement l’idée de monter un texte  qui comme celui-ci, n’évite pas toujours  les poncifs…

Julien Barsan

Chapelle du Verbe Incarné à 20h05 tous les soirs jusqu’au 27 juillet.

http://www.dailymotion.com/video/x66iwr

 


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