Dengekan « Voix kurde en Breizh »

degekan-bandeau

Dengekan, Voix kurde en Breizh  (Kurdistan) au Festival Interceltique de Lorient

 

  C’est un spectacle à la fois, populaire et précieux, issu d’un croisement musical breton et kurde,  imaginé par le poète et chanteur kurde Wirya Ahmad et le musicien breton Gaby Kerdoncuff.   Cette création a été coproduite avec l’Institut du monde arabe, le Gouvernement régional Kurde et le Festival Interceltique de Lorient.
Fondateur du Zirubam music Band, Wirya Ahmad est un maître pédagogue reconnu au Kurdistan Irakien. Exilé en Hollande pendant huit ans, il s’est produit au Koweit, en Syrie, en France, Allemagne, Suisse, Belgique… Quant à Gaby Kerdoncuff,  à la trompette et à la bombarde, côté traditionnel et jazz, il parcourt la planète en s’attachant plutôt aux musiques populaires d’Orient. Les deux artistes se sont rencontrés lors d’une tournée au Kurdistan en 2006, peu après la chute de Saddam Hussein.
Rendez-vous heureux entre des traditions venues de ces pays éloignés, il a révélé de belles complicités  entre les musiques et danses  kurdes, et celles de Bretagne. Et cela a donné l’occasion d’un mariage inédit   entre la poésie bretonne de la « Gwerz » et celle des « sonioù » – poésie qui a conservé des caractéristiques  micro-tonales  naturelles, proches des musiques orientales des « lawk » et des « hayran » kurdes.
Ce spectacle, au Grand Théâtre de Lorient, est d’une intensité rare,  avec une réunion magique  de deux espaces musicaux : à cour, quatre artistes kurdes en costume traditionnel et, à jardin, quatre artistes bretons.
C’est le maître kurde Wirya Ahmad, à l’oud et au chant, qui dirige les deux orchestres réunis. Derrière le maître et au-dessus de lui, se tiennent Azad Xeilani au chimchal, aux barabans et aux zurnas et  Sherwan Saedi au saz. L’impression musicale d’ensemble pourrait être celle que donne un taraf festif des Balkans avec cordes et percussions. Les mélodies font merveille entre  chants kurdes et chants de kan-ha-diskan.
Mais le mystère s’accomplit pleinement entre la voix d’Ala Riani, princesse kurde de grande dignité, à la parure colorée et lumineuse des Mille et Une Nuits. Elle chante en soulevant les mains avec grâce, comme elle porterait son cœur, à la manière esthétisante et émouvante de la mythique Charulata de Satyajit Ray.
De son côté, le chanteur Eric Menneteau lui répond avec tact et art, et habité par le rythme, Gaby Kerdoncuff à la trompette quart de ton et à la bombarde, anime son groupe avec, à la fois, un bel élan et beaucoup de rigueur, en compagnie de Jean Le Floch à l’accordéon chromatique micro-tonal et Yves-Marie Berthou au dahul, au derbuka et au def.
Un spectacle poignant et lumineux,  qui sait en même temps être léger pour un public vite conquis.

 

Véronique Hotte

 

Festival Interceltique de Lorient, Grand Théâtre, le 4 août.

 

 


Archive pour 5 août, 2014

Dengekan « Voix kurde en Breizh »

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Dengekan, Voix kurde en Breizh  (Kurdistan) au Festival Interceltique de Lorient

 

  C’est un spectacle à la fois, populaire et précieux, issu d’un croisement musical breton et kurde,  imaginé par le poète et chanteur kurde Wirya Ahmad et le musicien breton Gaby Kerdoncuff.   Cette création a été coproduite avec l’Institut du monde arabe, le Gouvernement régional Kurde et le Festival Interceltique de Lorient.
Fondateur du Zirubam music Band, Wirya Ahmad est un maître pédagogue reconnu au Kurdistan Irakien. Exilé en Hollande pendant huit ans, il s’est produit au Koweit, en Syrie, en France, Allemagne, Suisse, Belgique… Quant à Gaby Kerdoncuff,  à la trompette et à la bombarde, côté traditionnel et jazz, il parcourt la planète en s’attachant plutôt aux musiques populaires d’Orient. Les deux artistes se sont rencontrés lors d’une tournée au Kurdistan en 2006, peu après la chute de Saddam Hussein.
Rendez-vous heureux entre des traditions venues de ces pays éloignés, il a révélé de belles complicités  entre les musiques et danses  kurdes, et celles de Bretagne. Et cela a donné l’occasion d’un mariage inédit   entre la poésie bretonne de la « Gwerz » et celle des « sonioù » – poésie qui a conservé des caractéristiques  micro-tonales  naturelles, proches des musiques orientales des « lawk » et des « hayran » kurdes.
Ce spectacle, au Grand Théâtre de Lorient, est d’une intensité rare,  avec une réunion magique  de deux espaces musicaux : à cour, quatre artistes kurdes en costume traditionnel et, à jardin, quatre artistes bretons.
C’est le maître kurde Wirya Ahmad, à l’oud et au chant, qui dirige les deux orchestres réunis. Derrière le maître et au-dessus de lui, se tiennent Azad Xeilani au chimchal, aux barabans et aux zurnas et  Sherwan Saedi au saz. L’impression musicale d’ensemble pourrait être celle que donne un taraf festif des Balkans avec cordes et percussions. Les mélodies font merveille entre  chants kurdes et chants de kan-ha-diskan.
Mais le mystère s’accomplit pleinement entre la voix d’Ala Riani, princesse kurde de grande dignité, à la parure colorée et lumineuse des Mille et Une Nuits. Elle chante en soulevant les mains avec grâce, comme elle porterait son cœur, à la manière esthétisante et émouvante de la mythique Charulata de Satyajit Ray.
De son côté, le chanteur Eric Menneteau lui répond avec tact et art, et habité par le rythme, Gaby Kerdoncuff à la trompette quart de ton et à la bombarde, anime son groupe avec, à la fois, un bel élan et beaucoup de rigueur, en compagnie de Jean Le Floch à l’accordéon chromatique micro-tonal et Yves-Marie Berthou au dahul, au derbuka et au def.
Un spectacle poignant et lumineux,  qui sait en même temps être léger pour un public vite conquis.

 

Véronique Hotte

 

Festival Interceltique de Lorient, Grand Théâtre, le 4 août.

 

 

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