Dancing Grandmothers

photo

Dancing Grandmothers,  conception et chorégraphie d’Eun Me Ahn

   Un déluge de pluie s’est abattu sur  la capitale! Pourtant, grâce au travail des techniciens et à la conviction de Kaori Ito et d’Olivier Martin-Salvan,  La Religieuse à la fraise  (voir Le Théâtre du Blog), programmé aussi par Paris Quartier d’été,  réussit à se dérouler normalement sur les berges de la Seine pour le plus grand plaisir du public.
Et il y avait ce même soir, au Théâtre de la Colline, le spectacle de la chorégraphe coréenne Eun Me Ahn qui débute avec un  court solo silencieux, puis continue avec les solos de trois danseuses et six danseurs sur de la musique électronique. Le plateau nu est fermé par un curieux rideau de fond de scène en chemises et  T-shirt de tons clairs, rehaussés par des lumières multicolores qui vont baigner en permanence cette création.
Ensuite, nous découvrons en silence, des vidéos de grands-mères coréennes de soixante à  quatre-vingt cinq ans qui dansent gaiement devant la caméra, avec, surtout, des balancements de bras au-dessus de la tête. Ce  qui, selon la chorégraphe, est une façon pour elles, de se libérer du dur travail manuel du passé. A la moitié de ce  spectacle de quatre-vingt dix minutes,  avec la complicité des danseurs, douze de ces grands-mères viennent sur scène nous livrer leurs propres danses.
Les musiques composées de musique de variétés des années 70 en Corée, (en particulier les chansons chantées par un Elvis Presley local),  reprennent  souvent des standards européens et emporte le public vers  une nostalgie joyeuse. A un rythme rapide, se succède alors un mixte de danses traditionnelle et contemporaine), avec clins d’œil fréquents au public. Leurs jupes et robes  semblant sortir  d’un Emmaüs coréen,  et rivalisent de fleurs et motifs aux couleurs criardes.
Grâce à la danse, ces vieilles dames semblent avoir la volonté de libérer leurs corps des contraintes du temps, retrouvant ainsi une certaine jeunesse, et se confrontent aux neufs jeunes danseurs et danseuses. «La gaîté appelle le bonheur, la danse appelle le bonheur» cette  phrase de la chorégraphe, projetée un instant en fond de scène,  traduit la volonté de partage avec le public.
Car, pour  Eun Me Ahn, tout le monde peut danser. A la fin, des dizaines de boules à facettes descendent des cintres, et  avec les artistes  et les grands-mères, elle invite le public à les rejoindre sur scène dans une danse effrénée.
Rarement,  le Théâtre National de la Colline n’aura connu une telle joie sur scène… Merci au festival Paris Quartier d’été d’avoir permis à tous de vivre ce moment unique. Tendre parfois et joyeux toujours.
..

Jean Couturier

Théâtre National de la Colline du 6 au 9 août.                 


Archive pour 12 août, 2014

Dancing Grandmothers

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Dancing Grandmothers,  conception et chorégraphie d’Eun Me Ahn

   Un déluge de pluie s’est abattu sur  la capitale! Pourtant, grâce au travail des techniciens et à la conviction de Kaori Ito et d’Olivier Martin-Salvan,  La Religieuse à la fraise  (voir Le Théâtre du Blog), programmé aussi par Paris Quartier d’été,  réussit à se dérouler normalement sur les berges de la Seine pour le plus grand plaisir du public.
Et il y avait ce même soir, au Théâtre de la Colline, le spectacle de la chorégraphe coréenne Eun Me Ahn qui débute avec un  court solo silencieux, puis continue avec les solos de trois danseuses et six danseurs sur de la musique électronique. Le plateau nu est fermé par un curieux rideau de fond de scène en chemises et  T-shirt de tons clairs, rehaussés par des lumières multicolores qui vont baigner en permanence cette création.
Ensuite, nous découvrons en silence, des vidéos de grands-mères coréennes de soixante à  quatre-vingt cinq ans qui dansent gaiement devant la caméra, avec, surtout, des balancements de bras au-dessus de la tête. Ce  qui, selon la chorégraphe, est une façon pour elles, de se libérer du dur travail manuel du passé. A la moitié de ce  spectacle de quatre-vingt dix minutes,  avec la complicité des danseurs, douze de ces grands-mères viennent sur scène nous livrer leurs propres danses.
Les musiques composées de musique de variétés des années 70 en Corée, (en particulier les chansons chantées par un Elvis Presley local),  reprennent  souvent des standards européens et emporte le public vers  une nostalgie joyeuse. A un rythme rapide, se succède alors un mixte de danses traditionnelle et contemporaine), avec clins d’œil fréquents au public. Leurs jupes et robes  semblant sortir  d’un Emmaüs coréen,  et rivalisent de fleurs et motifs aux couleurs criardes.
Grâce à la danse, ces vieilles dames semblent avoir la volonté de libérer leurs corps des contraintes du temps, retrouvant ainsi une certaine jeunesse, et se confrontent aux neufs jeunes danseurs et danseuses. «La gaîté appelle le bonheur, la danse appelle le bonheur» cette  phrase de la chorégraphe, projetée un instant en fond de scène,  traduit la volonté de partage avec le public.
Car, pour  Eun Me Ahn, tout le monde peut danser. A la fin, des dizaines de boules à facettes descendent des cintres, et  avec les artistes  et les grands-mères, elle invite le public à les rejoindre sur scène dans une danse effrénée.
Rarement,  le Théâtre National de la Colline n’aura connu une telle joie sur scène… Merci au festival Paris Quartier d’été d’avoir permis à tous de vivre ce moment unique. Tendre parfois et joyeux toujours.
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Jean Couturier

Théâtre National de la Colline du 6 au 9 août.                 

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