BiT conception Maguy Marin

BiT conception de Maguy Marin

IMG_5236La chorégraphe, qui aime explorer la danse sous toutes ses formes, nous convie ici à un spectacle atypique. Six plans inclinés mobiles servent d’espace de jeu aux trois danseuses et trois danseurs qui  apparaissent lentement dans la pénombre et entament une farandole à tonalité presque folklorique, reprise, après une heure de spectacle, sous une forme tourmentée et précieuse d’une autre époque, que ne renierait pas la troupe du Tanztheater de  Pina Bausch.
La pente où évoluent les artistes, met en danger permanent la précision du geste dansé, et la manière dont chacun se tient la main, en fonction de la difficulté à maintenir son corps vertical, est émouvante. En ouvrant parfois cette ronde et en se plaçant à l’avant-scène, ils invitent le public à pénétrer dans l’intimité de leur joie.
La danse rapproche les corps qui, dans une très belle scène, glissent lentement, à demi-nus, sur un plan incliné recouvert d’un tissu rouge. Une fois au sol, hommes et femmes s’étreignent brièvement, sans retenue. À cette séquence, succède un étrange tableau: cinq moines masqués violent successivement un sixième comparse. Fantasme ou clin d’œil ironique, ce passage peut déranger; difficile en tout cas d’y trouver une explication mais il nous emmène dans un autre monde!
La farandole reprend, à un rythme débridé, digne d’une soirée underground berlinoise; les variations de lumières, bien réglées, accompagnent les danseurs dans leur quête d’une liberté des corps et du mouvement. Puis ils se regroupent à nouveau, avant de disparaître définitivement.
Le public assiste avec bonheur à cette belle proposition de Maguy Marin, programmée dans le cadre du Festival d’Automne, d’autant plus appréciable qu’elle restera quinze jours à l’affiche.

 Jean Couturier

 Théâtre des Abbesses, jusqu’au 15 novembre; 31 rue des Abbesses, 75018 Paris T. 01 42 74 22 77


Archive pour 3 novembre, 2014

BiT conception Maguy Marin

BiT conception de Maguy Marin

IMG_5236La chorégraphe, qui aime explorer la danse sous toutes ses formes, nous convie ici à un spectacle atypique. Six plans inclinés mobiles servent d’espace de jeu aux trois danseuses et trois danseurs qui  apparaissent lentement dans la pénombre et entament une farandole à tonalité presque folklorique, reprise, après une heure de spectacle, sous une forme tourmentée et précieuse d’une autre époque, que ne renierait pas la troupe du Tanztheater de  Pina Bausch.
La pente où évoluent les artistes, met en danger permanent la précision du geste dansé, et la manière dont chacun se tient la main, en fonction de la difficulté à maintenir son corps vertical, est émouvante. En ouvrant parfois cette ronde et en se plaçant à l’avant-scène, ils invitent le public à pénétrer dans l’intimité de leur joie.
La danse rapproche les corps qui, dans une très belle scène, glissent lentement, à demi-nus, sur un plan incliné recouvert d’un tissu rouge. Une fois au sol, hommes et femmes s’étreignent brièvement, sans retenue. À cette séquence, succède un étrange tableau: cinq moines masqués violent successivement un sixième comparse. Fantasme ou clin d’œil ironique, ce passage peut déranger; difficile en tout cas d’y trouver une explication mais il nous emmène dans un autre monde!
La farandole reprend, à un rythme débridé, digne d’une soirée underground berlinoise; les variations de lumières, bien réglées, accompagnent les danseurs dans leur quête d’une liberté des corps et du mouvement. Puis ils se regroupent à nouveau, avant de disparaître définitivement.
Le public assiste avec bonheur à cette belle proposition de Maguy Marin, programmée dans le cadre du Festival d’Automne, d’autant plus appréciable qu’elle restera quinze jours à l’affiche.

 Jean Couturier

 Théâtre des Abbesses, jusqu’au 15 novembre; 31 rue des Abbesses, 75018 Paris T. 01 42 74 22 77

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