Soirée Malandain

 Soirée Malandain, chorégraphie de Thierry Malandain

imageThierry Malandain et son Ballet de Biarritz ont choisi l’écrin du Théâtre Victoria Eugenia pour présenter trois créations. Ce théâtre historique (1912) de Donostia-San Sebastián (qui vient d’être élue, avec Wroclaw, capitale  culturelle européenne de la culture pour 2016) a été rénové en 2007 et depuis, est devenu, avec le Ballet de Biarritz, un centre chorégraphique transfrontalier qui bénéficie de fonds européens.
La première pièce de cette soirée, Silhouette, un solo interprété avec précision par Frederik Deberdt, sur une musique pour piano de Ludwig van Beethoven, permet d’admirer toute la technique de ce danseur : quatre barres au sol délimitent son espace, un «jardin d’enfants» qu’il prend  plaisir à occuper.
La seconde pièce (28 minutes),  avec la musique de cinq des vingt-et-un Nocturnes de Frédéric Chopin,  impulse chez les interprètes des gestes précis, qui proviennent d’une base d’enseignement de danse classique évidente. Chacun des vingt danseuses et danseurs, seul, en duo, ou par petits groupes, apparait dans un rayon de lumière traversant la scène de cour à jardin.  Sans doute un peu trop présente, la musique a tendance à écraser de sa puissance nostalgique le mouvement des interprètes. C’est un risque quand on choisit une telle œuvre.
Estro, la troisième pièce, est d’une beauté exceptionnelle. En associant un des douze concertos pour violons de L’Estro Armonico d’Antonio Vivaldi et des extraits de son Stabat mater, Thierry Malandain imagine une danse légère et ludique (on imagine les danseurs, tous très bien dirigés, évoluant dans les bosquets des jardins royaux de Versailles); mouvements et postures deviennent plus solennels, quand la Pietà du Stabat mater, la belle Irma Hoffren, accueille dans ses bras le corps de son fils crucifié (Arnaud Mahouy).
« En ouvrant à une joie intime, dit Thierry Malandain, Vivaldi permet d’approcher les cimes de l’être ». Il le fait avec une tendre  douceur qui traduit sa belle sensibilité, et c’est très réussi.

Jean Couturier

Teatro Victoria Eugenia Antzokia, Donostia-San Sebastián, les 8 et 9 novembre; puis du 7 au 9 décembre et  Opéra de Reims, du 14 au 16 novembre.

www.malandainballet.com donostiakultura.com   

         


Archive pour 13 novembre, 2014

Soirée Malandain

 Soirée Malandain, chorégraphie de Thierry Malandain

imageThierry Malandain et son Ballet de Biarritz ont choisi l’écrin du Théâtre Victoria Eugenia pour présenter trois créations. Ce théâtre historique (1912) de Donostia-San Sebastián (qui vient d’être élue, avec Wroclaw, capitale  culturelle européenne de la culture pour 2016) a été rénové en 2007 et depuis, est devenu, avec le Ballet de Biarritz, un centre chorégraphique transfrontalier qui bénéficie de fonds européens.
La première pièce de cette soirée, Silhouette, un solo interprété avec précision par Frederik Deberdt, sur une musique pour piano de Ludwig van Beethoven, permet d’admirer toute la technique de ce danseur : quatre barres au sol délimitent son espace, un «jardin d’enfants» qu’il prend  plaisir à occuper.
La seconde pièce (28 minutes),  avec la musique de cinq des vingt-et-un Nocturnes de Frédéric Chopin,  impulse chez les interprètes des gestes précis, qui proviennent d’une base d’enseignement de danse classique évidente. Chacun des vingt danseuses et danseurs, seul, en duo, ou par petits groupes, apparait dans un rayon de lumière traversant la scène de cour à jardin.  Sans doute un peu trop présente, la musique a tendance à écraser de sa puissance nostalgique le mouvement des interprètes. C’est un risque quand on choisit une telle œuvre.
Estro, la troisième pièce, est d’une beauté exceptionnelle. En associant un des douze concertos pour violons de L’Estro Armonico d’Antonio Vivaldi et des extraits de son Stabat mater, Thierry Malandain imagine une danse légère et ludique (on imagine les danseurs, tous très bien dirigés, évoluant dans les bosquets des jardins royaux de Versailles); mouvements et postures deviennent plus solennels, quand la Pietà du Stabat mater, la belle Irma Hoffren, accueille dans ses bras le corps de son fils crucifié (Arnaud Mahouy).
« En ouvrant à une joie intime, dit Thierry Malandain, Vivaldi permet d’approcher les cimes de l’être ». Il le fait avec une tendre  douceur qui traduit sa belle sensibilité, et c’est très réussi.

Jean Couturier

Teatro Victoria Eugenia Antzokia, Donostia-San Sebastián, les 8 et 9 novembre; puis du 7 au 9 décembre et  Opéra de Reims, du 14 au 16 novembre.

www.malandainballet.com donostiakultura.com   

         

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