Le Grand prix

Clémence Weill, lauréate du Grand Prix de littérature dramatique 2014.

©Laurie Thinot

©Laurie Thinot

Le Grand Prix de littérature dramatique consacre chaque année un texte, avec une dotation de 4.000 euros, financée par la Direction Générale de la Création Artistique au Ministère de la Culture, avec le soutien de la S.A.C.D.
Sous l’égide du Centre national du Théâtre, le jury, présidé par Laure Adler, avait sélectionné cinq textes: Sous l’armure de Catherine Anne, à l’École des loisirs (qui, pour des raisons de règlement, n’a pu finalement concourir) ; Des idiots nos héros de Moreau (alias Frédéric Mauvigner), Éditions Théâtre Ouvert-Tapuscrit ; Suzy Storck de Magali Mougel, Éditions Espaces 34 ; et 2h14 de David Paquet, Actes Sud-Papiers/Leméac.

  Il vient d’être attribué cette année à Clémence Weill pour sa pièce la plus récente Pierre, Ciseaux, Papier paru aux  Éditions Théâtrales, dont le titre reprend le nom d’un très vieux jeu d’origine chinoise où la pierre bat les ciseaux en les émoussant,  lesquels battent la feuille en la coupant, qui, elle, bat la pierre en l’enveloppant. Ainsi chaque coup bat un autre coup, fait match nul contre le deuxième mais est battu par le troisième. Comme cela arrive aussi dans les relations humaines…
La pièce de la jeune auteure a en effet pour thème
la vie quotidienne de trois personnages: un Jeune Homme qui observe l’Homme qui observe la Femme. Ils parlent de la vie de l’un d’entre eux qui, au centre de la scène, profère de temps à autres des phrases qui le caractérisent. Avec un humour assez virulent.
En avril dernier, Pierre, Ciseaux, Papier avait été lu au Théâtre du Rond-Point à Paris et au Taps (Théâtre actuel et public de Strasbourg) dans le cadre du festival Actuelles. Clémence Weill, trente ans, comédienne, metteuse en scène et auteure, a travaillé comme comédienne, avec notamment Emmanuel Demarcy-Mota, Jean-Louis Hourdin… et dans de nombreux spectacles de rue. Elle a adapté et mis en scène L’Opéra du dragon d’Heiner Müller, Mars  de Fritz Zorn, La Ménagerie de verre de Tennessee Williams, Mesure pour mesure  de Shakespeare.
Musicienne de formation, elle a aussi dirigé avec Jean-Claude Vannier L’Histoire de Melody Nelson et L’Enfant assassin des mouches à la Cité de la Musique en 2009.
Auteure, Clémence Weill  a aussi écrit Morning personne, une fresque d’après Calderón de Pasolini.

Philippe du Vignal


 

 


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