D’Orfèvre et de cochon

 

D’Orfèvre et de cochon, mise en scène de Pascale Murtin et François Hiffler.

 
  c12651_1Créé au Théâtre du Rond-Point à Paris l’année passée, ce spectacle est repris pour le festival Faits d’hiver. Grand Magasin, avec Pascale Murtin et François Hiffler, n’est jamais à cours d’imagination pour évoquer avec jubilation l’air du temps, avec, cette fois, une conférence-performance sur le travail.
Décor et mise en scène sobres: ils
sont assis, l’un à côté de l’autre, à une table, avec deux micros, avec derrière un paravent, et côté cour, un tableau d’affichage. Sur la table, un xylophone et un dictionnaire, éléments-clés du spectacle, où se succèdent des tableaux comiques sur le travail, l’emploi, et les connotations données au mot.
De temps à autre, ces acteurs-performeurs quittent leur chaise, pour venir sur le devant de la scène ou dans la salle, interpeller un spectateur. En costumes colorés, ils ont, comme toujours, l’allure d’éternels étudiants des Beaux-Arts ou de personnages de bande dessinée; ce qui  renforce encore le côté ludique de cette conférence, même si ce binôme sait garder son sérieux jusqu’au bout.
On ne triche pas en effet, quand on parle de ce qui occupe les trois-quarts d’une vie humaine, et est à l’origine de fortes inégalités, comme le démontrent ici brillamment par la force du langage, Pascale Murtin et François Hiffler. Le travail donne aussi le droit, selon eux, d’avoir, par exemple, «de bonnes raisons de ne pas vouloir travailler»!
Comme  pour une conférence, la salle et le plateau restent éclairés, et pendant quarante-cinq minutes, ils vont apporter à ce thème sérieux, humour et dérision. Le public rit, face à une réalité qui, au quotidien, n’est pas des plus gaies. Trop souvent, le travail, mal vécu, est loin d’être, comme pour Grand Magasin, un plaisir et «une certaine façon de tenir vaille que vaille, à soi, à ses idées et à ses refus». Pour eux, le
travail, d’accord, mais sans qu’il puisse avoir le dernier mot!
Cette pseudo-conférence est vraiment d’une grande qualité !

 Elisabeth Naud

 Théâtre de la Cité internationale, 17 boulevard Jourdan, 75014 Paris. T: 01 45 80 91 90. Jusqu’au 14 février, à 20h.

 
 

 


Pas encore de commentaires to “D’Orfèvre et de cochon”

DAROU L ISLAM |
ENSEMBLE ET DROIT |
Faut-il considérer internet... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Le blogue a Voliere
| Cévennes : Chantiers 2013
| Centenaire de l'Ecole Privé...