soirée Nicolas Paul, Pierre Rigal, Benjamin Millepied, Edouard Lock

Soirée Nicolas Paul, Pierre Rigal, Benjamin Millepied, Edouard Lock

  Andreauria002Cette soirée inégale, qui rend compte de plusieurs types de danse proposés aux artistes de l’Opéra, a rendu perplexe une partie du public. Répliques de Nicolas Paul, sur une musique difficile signée György Ligeti, bénéficie d’une belle scénographie de Paul Andreu qui sépare la scène par des rideaux transparents, avec, semble-t-il,  quelques dessins d’art primitif.  A jardin, un  énorme galet est le témoin d’une danse minimaliste qui occupe l’espace…avec un certain ennui, durant  vingt-trois minutes.
Salut de Pierre Rigal, création pour seize danseurs, est plus stimulante et débute sous des applaudissements enregistrés, avec une succession de saluts. Roy Genty a imaginé des tutus noirs ou blancs avec bustiers, plus rigides qu’habituellement, et des vestes noires et blanches  dans le même tissu, une fine mousse rigide.
Après plusieurs saluts, ce damier bien organisé va se disloquer, à mesure que se couche un immense soleil blanc, et que se fait entendre la musique de Joan Cambon. Ces costumes, éloignés de leur utilisation originale, sont ici de véritables éléments scénographiques et créent des figures surréalistes; les interprètes sont emportés, individuellement ou par groupe, dans une ronde en apparence mal organisée mais qui obéit à ses propres règles. Des images apparaissent, comme un banc de poissons ou une galaxie humaine. Ce Salut de trente-huit minutes impressionne par la cohérence de l’ensemble et par sa qualité esthétique.
Together Alone, un duo chorégraphié par Benjamin Millepied, courte mais subtile création, est dansée, en jeans et tee-shirt, par Aurélie Dupont et Marc Moreau qui a remplacé, à la première, Hervé Moreau, blessé.
Le dernier ballet, AndréAuria d’Edouard Lock, avait, à sa création en 2002, marqué notre mémoire, par sa rigueur et son esthétique, et est toujours aussi impressionnante, malgré quelques longueurs, grâce aussi à un excellent travail sur la lumière mettant en valeur aujourd’hui Alice Renavand et Stéphane Bullion. En quarante-trois minutes, cette pièce, rythmée par une musique pour deux pianos de David Lang, fait se confondre le masculin et le féminin.
C’est donc une soirée contrastée à tous les sens du terme, qui prouve la remarquable adaptabilité des danseurs de l’Opéra.

Jean Couturier

Opéra de Paris jusqu’au 20 février.

 


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