En passant par là

Festival d’Avignon:

En passant par là, chorégraphie de Stéphane Ripon

imageLa musique très référencée de The Wall des Pink Floyd (1979) est le moteur de cette création pour trois danseurs. Avec une alternance de solos, duos ou trios, cette chorégraphie, à la lisière de la folie, repose sur Stéphane Ripon, Clémence Camus et Anaïs Rauch, qui ne s’économisent pas. Le chorégraphe nous plonge dans son imaginaire personnel proche de l’atmosphère de Vol au dessus d’un nid de coucou de Milos Forman: dans la dernière partie, les danseurs portent des tenues blanches ressemblant à des camisoles de force. Le rythme est soutenu et certains mouvements dansés nous transportent dans l’esthétique des années quatre-vingt. L’engagement physique des danseurs charme le public: sincères, naturels, ils sont ici comme transcendés par la musique. A la fin de leurs évolutions démentes, les corps, tels des papillons sur une plaque de liège, viennent se coller contre le beau mur de pierre de cette scène permanente d’Avignon, consacrée depuis quarante ans à la danse. Aller voir cette danse sans concession; un voyage dans le temps vous y attend.

 Jean Couturier

 Théâtre Golovine jusqu’au 26 juillet

      

 


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