La Coopérative

Festival d’Avignon:

La Coopérative d’Amélie Chamoux et Laurent Eyraud-Chaume, création et interprétation musicale de Lionel Blanchard

 bowlingL’Héritage, au festival d’Avignon 2012, n’était pas passée inaperçue et a notamment été joué à la Fête de L’Humanité et au festival Région en Scène PACA  en février 2013. La compagnie Le  pas de l’oiseau anime sur son territoire de nombreux ateliers de créations en milieu scolaire et avec les structures d’éducation populaire. La compagnie est associée au projet du Fourmidiable – Scène artistique des pays du Buëch, et de son bien-nommé Café du Peuple à Veynes dans les Hautes-Alpes.
  Amélie Chamoux et Laurent Eyraud-Chaume et un guitariste, nous content avec un beau dynamisme les luttes acharnées d’une équipe d’ouvriers décidés à sauver leur entreprise en constituant une SG SCOP, société coopérative et participative comme il en existe des centaines en France.
Pas d’accessoires ni costumes, mais un simple bonnet pour changer de personnage.  Et incarner, par exemple, Stéphanie qui est en CDD et qui aide Jean-Marc, le meneur des luttes, à sauver l’entreprise et aussi Sylvette. Mais cela se termine mal: Jean-Marc y laisse sa vie mais la lutte continuera.

  Après avoir accepté une réduction du temps de  travail et des salaires à 32 h, l’entreprise a su récupérer des marchés en France et échapper ainsi aux placements financiers improductifs.
  Sur un ton ludique et joyeux, les deux comédiens soutenus par le musicien, nous rendent une confiance tonique dans les luttes qui se mènent. Un spectacle nécessaire par les temps qui courent !

Edith Rappoport
Théâtre de la Bourse du Travail à 11 h T: 06 77 75 49 31 jusqu’au 26 juillet.


Archive pour 20 juillet, 2015

Bobo 1er roi de personne

Festival d’Avignon:

Bobo 1er roi de personne, de Frantz Succab, mise en scène de Guillaume Clayssen

 Le titre a une double résonance : Bobo 1er roi de personne, comme roi de nulle  part, ou Bobo 1er roi de personne comme roi libre, poète de sa vie, roi de lui même ! Ce qui n’est parfois, pas si lointain ! Une sorte d’Ubu à la personnalité étonnante et fine.  C’est à un étrange voyage auquel nous invite Frantz Succab avec  un récit théâtral d’une écriture singulière, et tout aussi complexe qu’accessible.
  Le spectacle, qualifié de «cabaret baroque», s’adresse aussi à un jeune public. La mise en scène de Guillaume  Clayssen épouse avec justesse et sensibilité cette écriture, et donne souffle aux espaces inarticulés et fugaces enfouis dans le texte. La scénographie de Murielle Plaisir, tout en sobriété, est très évocatrice.   « Je  fus saisi d’emblée par l’inventivité et l’énergie de son écriture dit Guillaume Clayssen Je sentais que ce texte de théâtre enraciné dans le monde caribéen, contenait en lui un poème universel….Cette radicalité si belle et si intelligente du verbe de Frantz Succab, m’inspire comme metteur en scène ».
  Il s’empare avec virtuosité de ce poème dramatique, proche d’un conte. Les multiples sens de lecture, l’ambiguïté parfois, des paroles de ce roi hors-normes surgissent au son des musiques et du tam-tam, du corps dansant de l’acteur et compositeur Patrick Womba. Très présent il illumine le plateau. Même si parfois, sa mémoire semble chercher les mots, cette hésitation est en harmonie, une fois n’est pas coutume, avec le personnage et apporte une richesse dramatique supplémentaire à ce roi extravagant.
   On est fasciné par le roi Bobo, jubilatoire et dérangeant, rempli de rêves, de contradictions, de poésie, Nègre contre les Nègres. Le spectateur a la surprise avec ce spectacle d’être emmené dans un ailleurs, une écriture inhabituelle, une histoire déjantée mais lourde de sens ! Et on sort de cette pièce guadeloupéenne, et de ce voyage en compagnie de Bobo 1er roi de personne,  la tête pleine d’images aussi merveilleuses qu’inquiétantes, de questions sur notre monde aujourd’hui en Europe, et sur l’humanité de ce 21ème siècle. Et l’on se dit qu’il serait bon de prêter une attention plus profonde à la poésie et ses mots !
  C’est aussi une histoire d’amour, celle de Bobo et de  Pauline… ! Allez découvrir ce spectacle inclassable, cet hymne à la poésie, à l’humour, à l’imaginaire !   

 

Elisabeth Naud

 

La Manufacture, jusqu’au 25 juillet.  T:04 90 85 12 71 . Le texte de la pièce est  édité aux éditions Lanzmann.

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