Si ça va, bravo

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Festival d’Avignon :

Si ça va, bravo de Jean Claude Grumberg

Jean-Claude Grumberg, « auteur tragique le plus drôle de sa génération » selon Claude Roy, écrit beaucoup, il est aussi beaucoup mis en scène, mais la quantité ne fait pas toujours la qualité !
 Ce texte écrit pour le théâtre, « c’est, dit-il,  du théâtre tout terrain, pas cher par temps de crise bancaire », n’est jamais avare en matière d’autodérision. Et il le qualifie de «tentative moderne de réduction de La Comédie humaine de Balzac pour SMS et smartphone, rédigée virtuellement par un auteur borgne, vulgaire et inculte».
  Le principe du spectacle est aussi simple que le décor : deux lignes parallèles de scotch jaunes allant du fond de scène vers le public. Et un enchaînement de saynètes commençant toutes par : « ça va » ou « bravo », et qui montrent la confusion du monde , la difficulté d’une écoute et d’un langage à deux !
D’abord, un homme élu président de la République au suffrage universel par tirage au sort, est vertement critiqué par son ami qui va quand même lui demander de lui trouver une bonne place. Cet ami, prof de sciences de la vie et de la terre,  est pris pour un comédien talentueux par un bien curieux spectateur un soir de première, ou un homme croit reconnaître le frère d’un autre.
  Toutes ces situations ont le goût des mots et aussi parfois de l’absurde, et Jean-Claude Grumberg sait les illustrer à merveille. La question juive est présente dans le spectacle ,ainsi qu’un souvenir à sa mère avec une scène autour de la maladie d’Alzheimer.
 Etienne Coquereau et Renaud Danner donnent à cette farce  un bon rythme ; ils ont  de belles expressions et de beaux regards vers le public, et ont une réelle complicité. Le spectacle qui s’est déjà joué au Lucernaire, est très rodé et la mise en scène de Johanna Nizard fait plaisir à voir : simple, sans prétention  et d’une grande justesse mais il faut être attentif pour ne pas perdre une miette de ce festin des mots…
  La pièce peut se jouer presque partout, comme l’a voulu Jean-Claude Grumberg et, on l’espère, continuera sa vie longtemps.

Julien Barsan

Spectacle vu au  Théâtre des Trois Soleils.

 


Archive pour 28 juillet, 2015

Si ça va, bravo

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Festival d’Avignon :

Si ça va, bravo de Jean Claude Grumberg

Jean-Claude Grumberg, « auteur tragique le plus drôle de sa génération » selon Claude Roy, écrit beaucoup, il est aussi beaucoup mis en scène, mais la quantité ne fait pas toujours la qualité !
 Ce texte écrit pour le théâtre, « c’est, dit-il,  du théâtre tout terrain, pas cher par temps de crise bancaire », n’est jamais avare en matière d’autodérision. Et il le qualifie de «tentative moderne de réduction de La Comédie humaine de Balzac pour SMS et smartphone, rédigée virtuellement par un auteur borgne, vulgaire et inculte».
  Le principe du spectacle est aussi simple que le décor : deux lignes parallèles de scotch jaunes allant du fond de scène vers le public. Et un enchaînement de saynètes commençant toutes par : « ça va » ou « bravo », et qui montrent la confusion du monde , la difficulté d’une écoute et d’un langage à deux !
D’abord, un homme élu président de la République au suffrage universel par tirage au sort, est vertement critiqué par son ami qui va quand même lui demander de lui trouver une bonne place. Cet ami, prof de sciences de la vie et de la terre,  est pris pour un comédien talentueux par un bien curieux spectateur un soir de première, ou un homme croit reconnaître le frère d’un autre.
  Toutes ces situations ont le goût des mots et aussi parfois de l’absurde, et Jean-Claude Grumberg sait les illustrer à merveille. La question juive est présente dans le spectacle ,ainsi qu’un souvenir à sa mère avec une scène autour de la maladie d’Alzheimer.
 Etienne Coquereau et Renaud Danner donnent à cette farce  un bon rythme ; ils ont  de belles expressions et de beaux regards vers le public, et ont une réelle complicité. Le spectacle qui s’est déjà joué au Lucernaire, est très rodé et la mise en scène de Johanna Nizard fait plaisir à voir : simple, sans prétention  et d’une grande justesse mais il faut être attentif pour ne pas perdre une miette de ce festin des mots…
  La pièce peut se jouer presque partout, comme l’a voulu Jean-Claude Grumberg et, on l’espère, continuera sa vie longtemps.

Julien Barsan

Spectacle vu au  Théâtre des Trois Soleils.

 

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