Vingt mille lieues sous les mers, théâtre musical

Vingt mille lieues sous les mers, d’après Jules Verne, spectacle musical de Gérard Lecointe, mise en scène d’Emmanuelle Prager

 JULESVERNE_Etienne Guiol 6Alors que la Comédie-Française présente une adaptation du célèbre roman (voir l’article de Philippe du Vignal dans Le Théâtre du Blog), le Théâtre de la Renaissance, dans la métropole lyonnaise, en donne une version musicale. Qui lit aujourd’hui le récit de ce voyage prémonitoire du sous-marin extraordinaire qu’est le Nautilus, piloté par l’énigmatique capitaine Némo, personnage obsessionnel et misanthrope, qui a des comptes à régler avec l’humanité tout entière…
  Dans ce Nautilus, équipé aussi confortablement qu’un hôtel particulier du XIXème siècle, Némo joue de l’orgue face aux fonds sous-marins et déclare : « Je n’aime que la liberté, la musique et la mer. » Sans doute est-ce aussi pour cela que Gérard Lecointe, directeur du théâtre de la Renaissance depuis  l’an passé, et percussionniste qui a fondé l’ensemble des Percussions/Claviers de Lyon, a décidé pour réaliser ce spectacle musical, d’adapter l’un de ces gros livres du XIXe siècle qui comporte nombre de descriptions et de notations scientifiques.
Emmanuelle Prager a tenté d’en faire un découpage habile mais, si les dialogues sont bien restitués, la trame narrative, elle, n’est pas toujours lisible, et c’est dommage ! Et
Gérard Lecointe a opéré, lui,  une sorte de collage, et a choisi, parmi les œuvres des compositeurs contemporains de Jules Verne, celles qui seraient le plus en harmonie avec le texte, comme des extraits de La Mer de Claude Debussy… mais aussi d’œuvres de Paul Dukas, Camille Saint-Saëns et Albert Roussel, et en a réalisé des arrangements pour percussions.
 C’est un travail savant qui établit des correspondances entre musique et texte, et définit des leitmotivs caractérisant les personnages. Cinq percussionnistes jouent devant de grands écrans où sont projetées des images de visions oniriques, dessinées et peintes par Etienne Guiol, comme un clin d’œil contemporain aux illustrations de la collection Hetzel où fut publié le célèbre roman en 1869.
   Puis  les personnages sortent de l’ombre les uns après les autres,  en occupant tout l’écran; ils s’expriment avec une diction trop parfaite pour être naturelle car ils ne sont jamais en situation de dialogue, comme pour souligner leur difficulté à communiquer avec le capitaine Némo qui les retient prisonniers.
  La musique, le texte et l’image fonctionnent parfaitement ensemble, illustrant ce que peut être le  spectacle musical, spécialité du Théâtre de la Renaissance dont Gérard Lecointe s’est engagé à développer toutes les formes et qui y réussit.
Vingt mille lieues sous les mers se jouera cette saison dans huit villes de la région Rhône-Alpes* (dont l’Opéra de Saint-Etienne),  puis au Théâtre des Abbesses à Paris, en mars  prochain.

Elyane Gérôme

Le spectacle s’est joué au Théâtre de Villefranche-sur-Saône jusqu’au 17 octobre.
*Théâtre de la Renaissance. T : 04 72 39 74 91. www.theatrelarenaissance.com contact@theatrelarenaissance.com


Archive pour 18 octobre, 2015

Electre, adaptation de Jean-Pierre Siméon

IMG_6372Electre de Sophocle, adaptation de Jean-Pierre Siméon, mise en scène de Christian Schiaretti.

En 2009, Christian Schiaretti  mettait en scène Philoctète  de Sophocle et en confiait l’adaptation à Jean-Pierre Siméon.  Avec Electre  (414 av. J.-C.), il s’agit d’une «libre appropriation du texte», en fait «une variation» avec sa propre poésie, son propre rythme.
  La pièce où entre le public ressemble à une  salle de classe aux tables bien alignées. Un peu désarçonnés, nous ne comprenons pas  qu’il  faut occuper les bureaux ! En fond de scène, devant le rideau métallique baissé, trois autres tables avec des chaises, comme pour une banale réunion où s’installent les acteurs, habillés comme les spectateurs… Les  plafonniers de tubes fluo restent éclairés. Le T.N.P. n’aurait-il plus d’argent pour monter un spectacle!
  Puis, les comédiens quittent tables et manuscrits, et  dans cet espace où  nous sommes assis comme de sages élèves, il n’y a plus que le texte et le jeu, l’essence même du théâtre ! La plainte d’Electre monte, rauque, et devient imprécation. Le chœur de trois femmes, tente en vain de la calmer…
 Dans cette mise en place austère, on a rarement vu une Electre incarner à ce point la quintessence de l’héroïne tragique. Elisabeth Macoco joue Electre, une femme vieillie par la misère où on l’a obligée à vivre ; usée par le deuil, rongée par le désir de vengeance, torturée par l’attente d’Oreste, son  frère,  le seul qui puisse accomplir le meurtre et rendre justice.
Car elle se doit  de venger son père, assassiné par son épouse, en  tuant, elle, sa propre mère ! Elisabeth Macoco,  avec  un jeu subtil, parvient à faire sortir de ce personnage tragique et obsessionnel, une humanité qui appelle la compassion.

Chrysotémis, la sœur d’Electre, plus faible, mais aussi terriblement humaine, essaie en vain  de la raisonner. Electre fait face à sa mère: la tension est forte, et la haine palpable. Juliette Rizoud qui joue les deux personnages, donne une habile démonstration théâtrale. Impressionnant : il lui suffit de changer quelques accessoires de son costume, pour incarner la sensible jeune fille qui voudrait sauver sa sœur,  mais aussi  sa mère Clytemnestre, ulcérée pour avoir laissé Agamemnon, son époux, sacrifier leur fille aux dieux, afin qu’ils fassent souffler des vents favorables à la flotte grecque en partance pour Troie.
  Les personnages masculins autour d’Oreste sont moins développés. Deus ex machina, Oreste arrive pour accomplir le crime, sacrifice sanglant qui doit rendre justice au père tué, et qui clôt la pièce, au moment où, paradoxalement, Electre va enfin pouvoir renaître.
Cette mise à nu de la tragédie souligne la démesure des personnages; on on pense à certains de nos contemporains qui choisissent la mort pour obéir à un dieu, ou qui veulent se substituer à la justice… Le parti pris, audacieux, du metteur en scène fonctionne ici à la perfection !

Elyane Gérôme

Théâtre National Populaire.  8 place Lazare Goujon, Villeurbanne. T: 04 78 03 30 00, jusqu’au 17 octobre, et du 12 au 16 janvier, puis du 10 au 21 mai.
Électre (Variation à partir de Sophocle) est publié aux Solitaires Intempestifs.

 

 

 

 

Terre océane

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Terre océane, un roman dit, de Daniel Danis, mise en scène Etienne Pommeret

 

C’est une histoire tendre et difficile que Daniel Danis nous raconte là : le jour de ses quarante ans, Antoine apprend que son fils lui tombe du ciel. L’enfant avait été désiré, voulu, aimé, adopté, et puis le couple s’était séparé…
Les voilà, père et fils, inconnus l’un pour l’autre, à la découverte l’un de l’autre. Pas facile : et mon boulot ? Et  celui-là ? On apprend vite pourquoi la mère a “renvoyé“ son fils : il est  atteint d’une maladie incurable, c’est trop dur. Personne ne lui jettera la pierre. Antoine, l’urbain, le producteur hyperactif, décide d’emmener Gabriel à la campagne, chez l’oncle Dave, son père de remplacement. Il y a des familles comme ça…
Et là, peu à peu, le monde s’élargit en même temps que la vie de Gabriel rétrécit. Bercé, tenu par ce père qui, cette fois, a pris le temps de l’adopter entièrement, guidé par le vieux fou qui connaît les histoires des Indiens, la musique et la fumée qui mène au paradis, il pourra partir en paix.
Daniel Danis définit ce texte comme un  roman dit. Il tient en effet au théâtre-récit, mais aussi à la partition musicale. En fait, il glisse d’une forme à une autre en douceur, selon les nécessités du récit et des âmes. À côté des trois acteurs qui incarnent ou racontent leurs personnages (Sharif Andoura, Karim Marmet, Etienne Pommeret et Sarah Taradach), se glisse une narratrice maternelle (Catherine Morlot). Elle les accompagne, s’efface, revient, les soutient, en douceur, en toute pudeur, et comme les autres comédiens, c’est un travail d’une parfaite précision, répondant à l’écriture proprement musicale de Daniel Danis.
La scénographie de Jean-Pierre Larroche a la même simplicité : une table de régie, sobre, avec  les accessoires et les jouets nécessaires le moment venu. Un quotidien vécu pleinement se crée devant nous. Une toile à demi levée trace le mur de la maison, et des milliers de mots apparaissent, comme murmurants, presque effacés, en face de ceux qu’on entend.
Tout cela crée un monde enveloppé par le dit, par la fragilité et la force de la parole : celle de Daniel Danis a la vigueur, l’invention du français parlé au Québec, sans folklore : le petit glossaire qu’on nous donne est presque inutile, tant ses mots savent toucher juste, du côté des larmes et du rire. Bien sûr, nous devinons la fin de l’histoire. Bien sûr, il y a là de la tragédie.
Mais l’on sourit souvent, on retient son souffle, et le spectacle nous conduit jusqu’à plonger, avec Antoine, Gabriel, Dave, Charlotte, dans l’étendue et la profondeur de la Terre océane, sans craindre sa propre émotion.Il faut aller au Théâtre de l’Échangeur de Bagnolet prendre ce bain de tendresse, délicat et revigorant.
Ce n’est pas difficile : vous prenez le métro jusqu’à Galliéni, et en sortant, dos au périphérique, c’est   à deux cent  mètres,  et c’est bien signalé.

 Christine Friedel

 Théâtre de L’échangeur à Bganolet. T: 01 43 62 71 20, jusqu’au 23 octobre.

Vu du pont, mise en scène d’Ivo van Hove

Vu du pont d’Arthur Miller, traduction de Daniel Loyaza, mise en scène d’Ivo van Hove


vdp_2 Arthur Miller (1915-2015)  avait étudié à l’université de Michigan, le théâtre antique grec et l’œuvre d’Henrik Ibsen; on en retrouvera l’influence dans toute son œuvre, que ce soit dans cette pièce-culte Mort d’un commis-voyageur (1959) qui continue à se jouer un peu partout dans le monde, comme entre autres,dans Les Sorcières de Salem, Vu du pont, ou Je me souviens de deux lundis, remarquablement montée (1968) par Christian Dente.

   Ce théâtre est fondé sur une prise directe avec la réalité tout à fait vraisemblable de milieux défavorisés ou de classe moyenne; ses personnages ordinaires, au passé souvent douloureux, ne peuvent rien faire contre leur destin. Leur vocabulaire et leur expression verbale sont des plus limitées et, dépassés par une situation qu’ils ont de plus en plus de mal à maîtriser, expriment avec difficulté leur mal-être. Vivre dans un pays dur et impitoyable aux faibles qui pour lui, « tourne au vrai chaos » et « où on fait de l’argent » mais aussi  dans le huis-clos de leur famille qui a d’autres valeurs, devient alors mission impossible. Arthur Miller montre sans détours l’effondrement du rêve américain, avec cette obsession de la réussite, comme inscrite dans les gênes des  premiers colons qui tourne trop souvent à l’ échec pour des millions de pauvres gens.
  Ce fameux rêve américain se heurte à l’obligation du compromis: «ll y a toujours un homme, dit-il, là-dehors prêt à vendre son âme pour se créer une vie, et justifier qu’il l’a fait pour sa famille, mais c’était plus une question de son honneur et de ce qu’il voulait. »
Bref, les personnages imaginés par Arthur Miller sont sans cesse obligés de faire le grand écart entre une éthique personnelle:  » être soi-même », et les valeurs consuméristes d’une société. C’est leur seule grandeur, leur seule façon de garder leur identité à eux, les pauvres et les humiliés en permanence. Arthur Miller en sait quelque chose, puisqu’il venait d’une famille juive de Pologne et qu’il a dû, très tôt, faire face à un antisémitisme latent.

  Dans son théâtre, comme dans la tragédie grecque, il n’y a aucune issue possible aux contradictions que vivent ses personnages : le commis-voyageur se suicidera pour que sa famille puisse toucher l’assurance-vie. Et Eddie ira au devant d’une mort programmée, autre façon de se suicider….
  Vu du pont, un acte partiellement en vers (1955) fut joué la même année à Broadway. Arthur Miller l’a réécrit en deux actes et en prose en 1956. Traduite et adaptée par Marcel Aymé, la pièce fut montée deux ans plus tard à Paris par Peter Brook, et Sydney Lumet en tira un film en 1962.
  Cela se passe à à Red Hook, un quartier pauvre de Brooklyn. Alfieri, un avocat plus très jeune, qui a toujours vécu là, raconte au public, à la façon d’un chœur antique, une histoire tragique et «sa fin sanglante» contre laquelle il ne put rien faire…
Eddie Carbone, un docker d’origine italienne et sa femme Béatrice ont adopté  Catherine, une nièce orpheline. Il a toujours travaillé très durement pour lui payer des études mais le récent américain qu’il est devenu, resté très macho, veut être respecté comme il le répète très souvent. Comme le dit à la fin Alfieri, « son souvenir évoque une pureté perverse, pas foncièrement bonne mais pure car il s’est permis de se montrer totalement. »
Marco et Rodolpho, deux cousins italiens de Béatrice, ont quitté leur Sicile natale où ils crevaient de faim, ont laissé leur famille, et viennent d’arriver clandestinement par bateau, pour eux aussi avoir une part du gâteau américain.
Eddie, par solidarité, accueille ces émigrés sans papiers; ils trouvent facilement du travail et arrivent assez vite à envoyer de l’argent en Italie, donc tout va bien. Catherine adore son père adoptif mais, abruti de travail, il n’a pas vu le temps passer et la considère encore comme sa petite fille. Alors qu’elle est devenue une jeune et belle femme qui a envie de mordre à la vie! Elle lui annonce qu’elle va quitter son école de secrétariat car elle a trouvé un travail dans une grosse boîte. Cette preuve d’indépendance heurte profondément Eddie qui n’est pas au bout de ses peines : elle lui dira plus tard qu’elle et Rodolpho sont tombés amoureux.
Colère d’Eddie qui, très jaloux, n’aime pas le jeune homme, et le trouve plus que douteux (il est blond et il chante!) ; il s’en méfie surtout parce qu’il le soupçonne de ne pas aimer vraiment Catherine mais de vouloir, grâce au mariage, obtenir la très précieuse nationalité américaine. Eddie veut briser leur liaison, mais Alfieri lui dit qu’il ne peut rien faire pour lui, puisqu’il faut des preuves pour intenter une action en justice.
Les deux jeunes gens avouent à Béatrice et Eddie qu’ils veulent vite se marier. Et quand il surprend Eddie et Catherine à moitié nus, qui viennent de faire l’amour « chez lui », comme il dit, il craque, et dira de façon obsessionnelle qu’on manque de respect envers celui qui a tant fait pour sa nièce. Béatrice  défendra Catherine  et suppliera Eddie d’assister à leur mariage mais il se dit insulté par Marco qui finira par lui cracher dessus.
Essai de réconciliation, mais entre temps, Eddie a dénoncé Rodolfo et Marco aux services de l’immigration dont un des agents viendra les arrêter. Béatrice est exaspérée, et Katie le traite de rat, Marco se jette sur lui et  la tension monte encore d’un cran : les deux cousins ont vite compris ce qu’a fait Eddie.
Bagarre générale et Marco finit par tuer Eddie, mort de n’avoir pas su anticiper, de ne pas avoir su changer, à la fois généreux et enfermé dans son égoïsme d’homme mûr pris aux filets de la fatalité.

   La mise en scène d’Antigone de Sophocle par Ivo van Hove, assez artificielle, ne nous avait pas convaincu mais ici, cette mise en scène déjà montée à Londres l’an passé, est une véritable splendeur comme on en voit rarement en France. Il a rompu avec le réalisme des années 60 et suivantes; « aucune couleur locale » comme il dit, ce qui aurait contribué à dater la pièce, et il a bien fait.
La scénographie de Jan Versweyeld  est exemplaire :  dans une salle tri-frontale en gradins, on observe comme à la façon d’un entomologiste, les personnages enfermés dans une sorte de boîte dont les trois murs vont  monter aux cintres au début du spectacle. Aucun meuble autre qu’une chaise à un court moment. Les personnages s’assoient au besoin sur le petit muret de bois noir qui entoure la scène. Aucune autre issue qu’une entrée sans porte dans le fond.
C’est tout et c’est suffisant, pour cette tragédie qui se déroule en quelques mois, montée avec une rare précision et à quelques mètres de nous, sous les belles lumières qu’a imaginées aussi Jan Versweyeld.
Le plus impressionnant dans cette mise en scène exceptionnelle est sans doute l’accord entre le temps continu et l’espace fermé, ce qui donne vite une dimension tragique aux événements. Les personnages sont souvent là, avant la scène qu’ils doivent jouer, très attentifs, très conscients aussi du dérapage qui se met en place et qu’ils ne pourront éviter. Comme  chez Eschyle, Sophocle ou Euripide, tous les protagonistes sont déjà conscients qu’ils vont subir de plein fouet une catastrophe finale. Que ce soit la vieille reine Atossa dans Les Perses, ou Antigone.
Mais cela ne serait possible sans une direction d’acteurs des plus serrées où rien n’est laissé au hasard, où tout, sans aucune rupture de rythme, semble obéir à un ordre naturel… Aucune criaillerie, aucune gesticulation, aucun surlignage mais, sûrement, en amont, un très efficace travail dramaturgique et scénique, et la remarquable traduction de Daniel Loyaza.
Les comédiens sont tous excellents, et crédibles dès les premières répliques prononcées, avec une grande écoute les uns envers les autres, ce qui donne une unité de jeu comme on en voit peu.  Daniel Berling (Eddie) que l’on n’avait pas vu depuis un moment au théâtre, Alain Fromager (Alfieri) Caroline Proust (Béatrice), Pauline Cheviller (Catherine), Nicolas Avinée (Rodolpho), Laurent Papot (Marco), Pierre Berrieau (Louis), Frédéric Borie (le policier)  jouent avec avec une belle vérité ces personnages au départ un peu falots mais finalement très attachants.

   Dans la salle, nos voisins tiquaient un peu sur l’omni-présent Requiem de Gabriel Fauré (1888) mais bon, comme c’est plutôt en arrière fond-musical, cela passe. Plus gênante, cette pluie de liquide brun presque rouge qui, à la fin, tombe sur les acteurs groupés comme dans une mêlée de rugby et absolument figés. Une belle image  (mais pas très utile et un peu redondante) offerte au public.
   Mais Ivo van Hove a réussi là un spectacle qui reste exceptionnel d’intelligence et de sensibilité jusqu’au dénouement. Aucune date de tournée n’est signalée; nos amis de province devront  donc attendre…


Philippe du Vignal

Odéon-Théâtre de l’Europe, aux Ateliers Berthier, rue André Suarès, Paris 18ème, Métro Porte de Clichy, jusqu’au 21 novembre 2015.  T : 01 44 85 40 40.
Et  Kings of Lear /William Shakespeare, mise en scène d’Ivo van Hove, Théâtre National de Chaillot du 22 au 31 janvier.

 

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