Live choregraphy

Live choregraphy de Hans Van Manen, avec Diana Vishneva et Artur Shesterikov

IMG_4463Ce duo a été donné pour la soirée de clôture du festival CONtEXt qui réunissait, à Moscou, cinq jours durant, les chorégraphes et leurs compagnies de  plusieurs pays. Créé en 2013 par Diana Vishnieva, ce festival, maintenant reconnu, accueillait cette année, entre autres, la Martha Graham Dance Company et Itzik Galili.
Hans Van Manen, ancien danseur du Nederlans Dans Theater, est, à plus de 80 ans, le chorégraphe du Het National Ballet, aux Pays-Bas; Artur Shesterikov, lui, est danseur-étoile du Dutch National Ballet. Diana Vishneva, que nous avions vue comme soliste avec le Ballet du Bolshoi, dans Les Illusions perdues, à l’Opéra Garnier en 2013, a été nommée danseuse-étoile du Ballet du Mariinsky, à l’âge de vingt ans. Elle est aujourd’hui une étoile de l’American Ballet Theater à New York.
  Ce duo (en réalité un trio, tant la présence de Boris Klatser et de sa caméra est dominante), est le maître de jeu de cette partition. Même si la chorégraphie a pour point de départ le corps de l’interprète et ses fractures, Boris Klatser nous transmet en direct les images du ballet.
Le spectacle oscille en permanence entre sa vision subjective, relayée par les images projetées, et la présence réellement envoûtante de cette icône de la danse que la caméra va suivre partout : entre les gradins de l’orchestre qu’elle traverse, au milieu du public, jusque dans le foyer du théâtre, puis dans un studio où elle est rejointe par son partenaire, Artur Shesterikov,  et enfin, dehors, seule dans la nuit froide moscovite.
  La qualité technique des pas-de-deux est exceptionnelle, tout comme la star, accompagnée au piano par Olga Khoziainova, et dont l’image, est projetée en noir et blanc, en fond de scène. Mais nous avons trop vu des vidéos de ce type, souvent utilisées pour masquer un défaut de dramaturgie…
I
ci, en effet, nous apprécions un corps dansant, selon notre propre regard et nos propres sensations, qui dépendent de notre emplacement dans la salle, de notre humeur du moment, et de l’état physique et mental de l’artiste. La vidéo, elle, finit par desservir le spectacle en créant une distance inutile : notre vie est déjà assez occupée par les écrans numériques, pour ne pas les subir encore dans les théâtres!
 A la fin, les trois artistes ont reçu une ovation du public, et l’étoile, couverte de fleurs, a été rejointe par les danseurs de la Martha Graham Dance Company et par les organisateurs du festival.

Jean Couturier

Théâtre du Mossoviet,  le 28 novembre. Dianavishneva.com

  

 


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