Premier concours de jeunes chorégraphes à Biarritz

 Premier concours de jeunes chorégraphes à Biarritz

  IMG_9687Première édition de ce concours  qui a été très fréquenté par  les professionnels de la danse comme par le public! Et les créations des six finalistes, de quinze minutes chacune, ont fait salle comble. Cet événement veut «contribuer à l’émergence de nouveaux talents classiques et néoclassiques», et donc à la naissance de jeunes chorégraphes. Point commun de tous ces danseurs, leur excellent niveau technique, comme le jury exigeant (Hélène Trailine, Kader Belarbi, Ivan Cavallari, Charles Jude et Thierry Malandain) l’a constaté. Il a attribué deux prix dont chacun des lauréats bénéficiera, pour la saison 2016-17 : une résidence d’un mois pour créer un œuvre de vingt minutes, l’une au sein de l’Opéra National de Bordeaux, l’autre avec le Malandain Ballet Biarritz, partenaires de cette manifestation. 

  Yvon Demol, de l’Opéra de Paris, a présenté Oui , pièce très esthétisante sur les liens dominés/dominants, que nous avions vue dans le cadre d’Incidence chorégraphique de la compagnie de Bruno Bouché (voir Le Théâtre du Blog).
Vitali Safronkine, un artiste russe passé par le Béjart Ballet Lausanne, a montré un travail néoclassique d’une grande rigueur avec Moving ResonnanceOlaf Kollmannsperger, un Espagnol soliste au Staatsballett de Berlin, nous a fait découvrir l’envers du décor d’une création culinaire avec The Cooking show où Daria Chudjakowa, inspiratrice de ce trio, incarne la pâte que l‘on pétrit à travers une astucieuse robe à long voile. Cette pièce, très décalée des autres propositions, a surpris

Love, Fear, Loss a reçu le prix de la Fondation de la Danse; le jeune Espagnol Ricardo Amarante, soliste au Ballet royal de Flandres, ne refuse pas l’émotion et trois couples échangent des pas très classiques sur les airs de chansons d’Edith Piaf, reprises ici au piano.
To be continued de Xenia Wiest, danseuse au Staatsballett Berlin, qui a reçu le premier prix du jury, développe un langage néo-classique rigoureux et d’une grande beauté, sous des éclairages sophistiqués.
 Enfin, Prince de Martin Harriague, chorégraphe au Kibbutz Contemporary Dance Company en Israël, fait exploser les codes de la danse classique, avec quinze minutes surprenantes sur la musique de La Belle au bois dormant de Tchaïkovski. La pièce, différente des autres, qui a  obtenu le deuxième prix du jury, celui du public et celui des professionnels de la danse, bouscule le mythe du prince charmant et inverse les codes masculin/féminin, aidée en cela par Mieke Kockelkorn qui a habillé les hommes, de jupes dorées et les femmes, de grosse culottes. La personnalité, l’énergie et le rythme des interprètes nous emportent dans une belle folie. Une création jubilatoire et d’une grande intelligence dramaturgique que nous avons hâte de voir dans sa version intégrale d’une heure.
 Une initiative de concours à renouveler. Rendez-vous l’année prochaine !

Jean Couturier

Finale du 24 avril à la Gare du Midi de Biarritz.

www.concours-de-jeunes-chorégraphes.com 

 

 

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