Diorama chorégraphie de Marie Orts

 June Events, dixième édition (suite)

Diorama chorégraphie de Marie Orts

DIORAMA (Marie Orts JE 16)

© Patrick Berger

  Cette performance commence par une promenade à travers de l’hôtel de Guénégaud, musée de la Chasse et de la Nature, vaste cabinet de curiosités qui montre animaux et chasseurs, dans leur relation à la nature. Gibiers à poil, à plumes, à écailles, en peintures, en trophées, naturalisés côtoient des vitrines d’armes de tout style et de toute époque.
Çà et là, des installations contemporaines entrent en dialogue avec les collections surannées, volontairement laissées dans leur jus à la rénovation du musée, lors de son extension dans l’hôtel de Mongelas, son voisin, en 2007.
Imprégnés de cette atmosphère -des cris d’animaux sont diffusés sur notre passage-nous nous installons dans le Salon rouge où rugit, silencieux, un tigre empaillé, sous le regard de nombreux chasseurs, figés dans leurs cadres dorés sur les murs cramoisis.
Avec sa complice Lina Schlageter, Mari Ots nous entraîne dans une danse, inspirée des dioramas photographiés par Hiroshi Sugimoto au musée d’Histoire Naturelle de New York. Ces reproductions panoptiques, invention de Daguerre, superposent un sujet et un décor, de manière à donner une image en trois dimensions.
Le procédé a fait florès au XIXème siècle dans les muséums, avec une mise en scène d’animaux dans leur milieu.
A l’instar des dioramas, le geste crée l’action et les sons évoquent l’environnement naturel : mouvements des danseuses et cris ou ambiances créés par Julie Michel se chevauchent pour donner vie aux bêtes. On assiste ainsi  à un combat de cerfs, tous bois dehors, ou à l’attaque rampante d’un phoque qui défend sa proie, menacée par un ours…

Même si tout n’était pas entièrement lisible, les jeunes spectateurs présents ont paru sensibles et attentifs à ce jeu de simulacres. Une fois encore, la danse sait faire vibrer l’espace muséal : elle enrichit la visite, après s’être elle-même nourrie des œuvres exposées.

Mireille Davidovici

Performance vue le 15 juin au Musée de la Chasse et de la Nature, 62 Rue des Archives, 75003. Paris T: 01 53 01 92 40
June Events se poursuit jusqu’au 18 juin dans les théâtres de la Cartoucherie de Vincennes.

 

image

Diorama de Hiroshi Sugimoto


Archive pour 16 juin, 2016

Diorama chorégraphie de Marie Orts

 June Events, dixième édition (suite)

Diorama chorégraphie de Marie Orts

DIORAMA (Marie Orts JE 16)

© Patrick Berger

  Cette performance commence par une promenade à travers de l’hôtel de Guénégaud, musée de la Chasse et de la Nature, vaste cabinet de curiosités qui montre animaux et chasseurs, dans leur relation à la nature. Gibiers à poil, à plumes, à écailles, en peintures, en trophées, naturalisés côtoient des vitrines d’armes de tout style et de toute époque.
Çà et là, des installations contemporaines entrent en dialogue avec les collections surannées, volontairement laissées dans leur jus à la rénovation du musée, lors de son extension dans l’hôtel de Mongelas, son voisin, en 2007.
Imprégnés de cette atmosphère -des cris d’animaux sont diffusés sur notre passage-nous nous installons dans le Salon rouge où rugit, silencieux, un tigre empaillé, sous le regard de nombreux chasseurs, figés dans leurs cadres dorés sur les murs cramoisis.
Avec sa complice Lina Schlageter, Mari Ots nous entraîne dans une danse, inspirée des dioramas photographiés par Hiroshi Sugimoto au musée d’Histoire Naturelle de New York. Ces reproductions panoptiques, invention de Daguerre, superposent un sujet et un décor, de manière à donner une image en trois dimensions.
Le procédé a fait florès au XIXème siècle dans les muséums, avec une mise en scène d’animaux dans leur milieu.
A l’instar des dioramas, le geste crée l’action et les sons évoquent l’environnement naturel : mouvements des danseuses et cris ou ambiances créés par Julie Michel se chevauchent pour donner vie aux bêtes. On assiste ainsi  à un combat de cerfs, tous bois dehors, ou à l’attaque rampante d’un phoque qui défend sa proie, menacée par un ours…

Même si tout n’était pas entièrement lisible, les jeunes spectateurs présents ont paru sensibles et attentifs à ce jeu de simulacres. Une fois encore, la danse sait faire vibrer l’espace muséal : elle enrichit la visite, après s’être elle-même nourrie des œuvres exposées.

Mireille Davidovici

Performance vue le 15 juin au Musée de la Chasse et de la Nature, 62 Rue des Archives, 75003. Paris T: 01 53 01 92 40
June Events se poursuit jusqu’au 18 juin dans les théâtres de la Cartoucherie de Vincennes.

 

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Diorama de Hiroshi Sugimoto

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