Festival de Saint-Amant Roche Savine : La Belle Rouge

 

Festival de Saint-Amant Roche Savine : La Belle Rouge

labelle-rougeLa Belle rouge, onzième édition de ce festival organisé par la compagnie Jolie Môme qui présente ses spectacles depuis vingt ans, dans ce joli village de 900 habitants, à proximité d’Ambert. La municipalité dynamique y a préservé un collège avec un pensionnat, une poste, et une boulangerie-épicerie…
Il y a aussi un Village-Vacances Famille qui accueille les salariés d’EDF/GDF et un camping largement utilisé par les festivaliers.Tout le village reste d’une étonnante propreté pendant La Belle Rouge, avec plus d’un millier de spectateurs. Michel Roger et sa bande mobilisent chaque année 80 à 120 brigadistes (terme plus tonique que bénévole), pour monter les trois chapiteaux, organiser l’accueil pour les spectateurs qui acquittent leur forfaits, et leur préparer des repas toujours délicieux.
Seuls, une cuisinière, les artistes et les techniciens professionnels sont rémunérés. Et on peut déjeuner et dîner dans la cour du collège, dont André Chassaigne, l’ancien maire toujours député du Puy de Dôme, a été le principal. Débats et concerts sous le chapiteau politique,  stands de RESF, avec  beaucoup de livres militants  mais aussi avec des boissons et de la nourriture bio, et des films notamment sur la fermeture de P.S.A. Aulnay, et des spectacles in et aussi off à travers le village.

Le public très mélangé attire beaucoup de vieux militants, avec leurs petits-enfants  mais aussi plein de jeunes gens, qui se pressent aux portes des débats, concerts et  spectacles qui sont toujours pleins. Pour lancer la Belle Rouge, Jolie Môme lance en juin un appel d’offres pour acheter des forfaits, il en faut six cent pour lancer le festival et chaque année: record pulvérisé.

Nous avons participé à un débat avec le Réseau Éducation sans Frontières,  concernant une quarantaine de jeunes internes qui se retrouvent dans la rue, à Clermont-Ferrand pendant les week-ends et les vacances. Ils sont soumis à des tests osseux illégaux, ce qui les fait renvoyer dans leurs pays d’origine au delà de leurs dix-huit ans. L’aide sociale à l’enfance ne représente que 5% du budget, alors que les dépenses militaires sont passées de 37 à 52 millions… Cherchez l’erreur!

Cake  par La Crieuse (off)

Un spectacle sur l’art et la fin du manger. Nous prenons environ 55.000 repas dans une vie. Madame Paloma affirme que nous creusons nos tombes avec nos dents. La gastrosophie gourmande diffère de la gastrologie qui équivaut au sexe. Elle coupe des légumes pendant que la marionnette tombe en pâmoison. Elle évoque Archimboldo, il faudrait devenir végétarien. L’ogresse incarne les dangers de l’avidité orale incontrôlée. Elle compose les enjeux symboliques du manger.
Après Comme des lions un film sur la fin de P.S.A. Aulnay et sur la lutte qu’ont mené pendant deux ans ses ouvriers, perturbé par une grêle intense au cours de la projection, nous pouvons rejoindre le grand chapiteau pour voir le troisième spectacle de Nicolas Lambert après Elf, la pompe à fric et Avenir radieux, une fission Française.

Le Maniement des larmes de  Nicolas Lambert

Cette fois, ils sont trois pour incarner vingt-deux personnes compromises dans l’attentat de 2002 à Karachi. De Bernard Cazeneuve, alors député-maire de Cherbourg, à Ziad Takieddine homme d’affaires franco-libanais, qui a servi d’intermédiaire dans les contrats d’armement, en passant par Mouammar Kadhafi, guide de la Jamahiriya arabe lybienne de 1969 à 2011, Brice Hortefeux, ministre de 2005 à 2011, et Thierry Gaubert, ancien conseiller du maire de Neuilly, un certain Nicolas Sarkozy, et par ailleursmembre du cabinet d’Edouard Balladur en 1993, et d’autres comparses: on voit ici que tout est fait pour développer le commerce des armes qui enrichit la France, au mépris de toute morale humaine.

La complexité de ces invraisemblables magouilles politiques ne rend pas très lisible le spectacle qui dénonce les turpitudes des pouvoirs en place, de quelque bord qu’ils se réclament. On se rappelle tout de même que la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy a été financée par Kadhafi qui fut assassiné par un des bombardements auxquels la France a participé. Tant d’hommes politiques, parfois dits de gauche, ont été compromis dans les affaires de ventes d’armes, qu’on n’ose à peine y croire!
Nicolas Lambert excelle toujours dans ses portraits de Nicolas Sarkozy et aussi d’Edouard Balladur et Michel Rocard. On comprend à la fin que les ventes d’armes restent secret/défense et que les électeurs, de gauche comme de droite, n’ont pas leur mot à dire.  Mais le  spectacle, malgré ses qualité est un peu long et surtout trop complexe pour les non-initiés.

Le texte du spectacle établi par Nicolas Lambert, Erwan Temple et Karl Laske de 123 pages a été publié par les éditions L’Échappée, comme ceux des deux précédents spectacles de Nicolas Lambert.
info@lechappee

Les Sonnets de William Shakespeare  par la compagnie Ton und Kirschen

Magarethe Biereye et David Johnston ( voir Le Théâtre du Blog) ont conçu cet étonnant spectacle sur les Sonnets de Shakespeare. Ils ont d’abord accompagné le Footsbarn Theatre né en Cornouailles Anglaise en 1971, puis installé à la Chaussée dans le Massif Central en 1984, et rayonnant dans le monde.
Ils ont fondé Ton und Kirschen Wandertheater en 1990, à la frontière des deux Allemagnes au moment de la réunification et monté une douzaine de spectacles qui ont rayonné dans le monde entier, jusqu’en Colombie. Comme Jean Lachance de Brecht qu’ils avaient présenté à la Belle Rouge en 2013.

Des chaises  face à face devant leur Chariot-Théâtre dissimulé derrière un rideau de cordes. Six acteurs dont deux femmes jouent avec Shakespeare. Un premier poème est chanté en anglais, l’acteur se lave les mains, on lui verse du sel. Il parle du temps dévorant : « Mais malgré toi, mon amour restera toujours jeune ! »
Margarethe chante, accompagnée par la guitare et le violoncelle. Une fille se balance: «Je ne voudrais pas ,dit-elle, changer avec les rois ! ». Un vieil homme, accompagné par un orchestre se fait aider pour monter sur le plateau. Une danseuse et un requiem : « Pour moi, mon bel amour, tu ne vieilliras pas ! »

Des cuivres jouent une marche guillerette, Margarethe chante en allemand, les hommes se font face, en miroir. « Moi, je suis ce que je suis, tous les hommes sont mauvais et leur méchanceté règne ! ». À la fin de cette errance à travers une vingtaine des 154 Sonnets de Shakespeare, les acteurs renversent les chaises, détruisent le plancher du théâtre. « L’art est muselé par l’autorité (…) Fatigué de tout cela, je voudrais tout quitter, si mourir n’était pas laisser mon amour esseulée ! » On voit une paire de bottes traverser la scène.
Une promenade ludique, pleine d’humour d’une très grande et modeste compagnie internationale qui fascine le public assis sur la colline.

Le spectacle sera joué vendredi 19 août à Postdam (Allemagne).

Cabaret état d’urgence par la compagnie Jolie Môme

Aucune distribution n’est précisée, ils sont une vingtaine qui proclament les textes, chantent, jouent de la musique (trompette, violon, trombone, accordéon), en brandissant les drapeaux rouges sur une pyramide de caisses. Michel Roger le fondateur venu voilà plus de vingt ans du Théâtre de l’Épée de Bois, entouré de ses fidèles, tient la plume sur le plateau, accompagné de son accordéon. Il travaille l’hiver et termine le spectacle sur le plateau avec ses comédiens.

État d’urgence commence avec Manuel Vals: «Rien à dire, rien à comprendre, car comprendre c’est déjà excuser ! Ceux qui n’ont rien à dire, le font savoir». Plusieurs citations célèbres souvent mises en chanson avec une énergie des plus toniques : « Les Roms, ils font leurs mauvaises têtes, parce qu’ils ne sont pas invités (…) Les Africains, ils ne sont pas assez entrés dans l’histoire (…) Intervention, guerre, guerre, guerre (…) certains ne voient pas la mer, tellement il y a de pétrole dessus (…) Quand partout on compte les morts, elle est passée où, l’Internationale ? ».
On voit des projections de ruines, des migrants, puis une discussion entre François l’État et Pierre MEDEF : «C’est l’argent qui crée l’opinion ! ». Puis l’histoire de la Cagoule avec Madame Bettencourt et Pierre Gattaz…

« L’État d’urgence, on n’en veut plus avec ou sans papiers ! ». On voit un reportage sur la destruction d’un hôpital: «Donnez l’espoir pour les enfants du monde entier (…) Si loin, si proche, la guerre est dans toutes les têtes ».
Une revue revigorante interprétée par une troupe soudée, complice de cette belle aventure humaine de la Belle Rouge à Saint-Amant Roche Savine depuis tant d’années. Un beau climat de liberté dans cet étonnant village, aucun contrôle à subir. Mais pas une ligne sur ce magnifique festival dans La Montagne, le journal de la Région.

La Belle Rouge se termine par un concert de la Rabia, «du rock combattif et sombre, touchant et révolté », dirigé par un ancien membre de Jolie Môme.

Edith Rappoport

Les spectacles du festival ont eu lieu du 29 au 31 juillet
http://www.cie-joliemome.org


Archive pour 3 août, 2016

Festival de Saint-Amant Roche Savine : La Belle Rouge

 

Festival de Saint-Amant Roche Savine : La Belle Rouge

labelle-rougeLa Belle rouge, onzième édition de ce festival organisé par la compagnie Jolie Môme qui présente ses spectacles depuis vingt ans, dans ce joli village de 900 habitants, à proximité d’Ambert. La municipalité dynamique y a préservé un collège avec un pensionnat, une poste, et une boulangerie-épicerie…
Il y a aussi un Village-Vacances Famille qui accueille les salariés d’EDF/GDF et un camping largement utilisé par les festivaliers.Tout le village reste d’une étonnante propreté pendant La Belle Rouge, avec plus d’un millier de spectateurs. Michel Roger et sa bande mobilisent chaque année 80 à 120 brigadistes (terme plus tonique que bénévole), pour monter les trois chapiteaux, organiser l’accueil pour les spectateurs qui acquittent leur forfaits, et leur préparer des repas toujours délicieux.
Seuls, une cuisinière, les artistes et les techniciens professionnels sont rémunérés. Et on peut déjeuner et dîner dans la cour du collège, dont André Chassaigne, l’ancien maire toujours député du Puy de Dôme, a été le principal. Débats et concerts sous le chapiteau politique,  stands de RESF, avec  beaucoup de livres militants  mais aussi avec des boissons et de la nourriture bio, et des films notamment sur la fermeture de P.S.A. Aulnay, et des spectacles in et aussi off à travers le village.

Le public très mélangé attire beaucoup de vieux militants, avec leurs petits-enfants  mais aussi plein de jeunes gens, qui se pressent aux portes des débats, concerts et  spectacles qui sont toujours pleins. Pour lancer la Belle Rouge, Jolie Môme lance en juin un appel d’offres pour acheter des forfaits, il en faut six cent pour lancer le festival et chaque année: record pulvérisé.

Nous avons participé à un débat avec le Réseau Éducation sans Frontières,  concernant une quarantaine de jeunes internes qui se retrouvent dans la rue, à Clermont-Ferrand pendant les week-ends et les vacances. Ils sont soumis à des tests osseux illégaux, ce qui les fait renvoyer dans leurs pays d’origine au delà de leurs dix-huit ans. L’aide sociale à l’enfance ne représente que 5% du budget, alors que les dépenses militaires sont passées de 37 à 52 millions… Cherchez l’erreur!

Cake  par La Crieuse (off)

Un spectacle sur l’art et la fin du manger. Nous prenons environ 55.000 repas dans une vie. Madame Paloma affirme que nous creusons nos tombes avec nos dents. La gastrosophie gourmande diffère de la gastrologie qui équivaut au sexe. Elle coupe des légumes pendant que la marionnette tombe en pâmoison. Elle évoque Archimboldo, il faudrait devenir végétarien. L’ogresse incarne les dangers de l’avidité orale incontrôlée. Elle compose les enjeux symboliques du manger.
Après Comme des lions un film sur la fin de P.S.A. Aulnay et sur la lutte qu’ont mené pendant deux ans ses ouvriers, perturbé par une grêle intense au cours de la projection, nous pouvons rejoindre le grand chapiteau pour voir le troisième spectacle de Nicolas Lambert après Elf, la pompe à fric et Avenir radieux, une fission Française.

Le Maniement des larmes de  Nicolas Lambert

Cette fois, ils sont trois pour incarner vingt-deux personnes compromises dans l’attentat de 2002 à Karachi. De Bernard Cazeneuve, alors député-maire de Cherbourg, à Ziad Takieddine homme d’affaires franco-libanais, qui a servi d’intermédiaire dans les contrats d’armement, en passant par Mouammar Kadhafi, guide de la Jamahiriya arabe lybienne de 1969 à 2011, Brice Hortefeux, ministre de 2005 à 2011, et Thierry Gaubert, ancien conseiller du maire de Neuilly, un certain Nicolas Sarkozy, et par ailleursmembre du cabinet d’Edouard Balladur en 1993, et d’autres comparses: on voit ici que tout est fait pour développer le commerce des armes qui enrichit la France, au mépris de toute morale humaine.

La complexité de ces invraisemblables magouilles politiques ne rend pas très lisible le spectacle qui dénonce les turpitudes des pouvoirs en place, de quelque bord qu’ils se réclament. On se rappelle tout de même que la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy a été financée par Kadhafi qui fut assassiné par un des bombardements auxquels la France a participé. Tant d’hommes politiques, parfois dits de gauche, ont été compromis dans les affaires de ventes d’armes, qu’on n’ose à peine y croire!
Nicolas Lambert excelle toujours dans ses portraits de Nicolas Sarkozy et aussi d’Edouard Balladur et Michel Rocard. On comprend à la fin que les ventes d’armes restent secret/défense et que les électeurs, de gauche comme de droite, n’ont pas leur mot à dire.  Mais le  spectacle, malgré ses qualité est un peu long et surtout trop complexe pour les non-initiés.

Le texte du spectacle établi par Nicolas Lambert, Erwan Temple et Karl Laske de 123 pages a été publié par les éditions L’Échappée, comme ceux des deux précédents spectacles de Nicolas Lambert.
info@lechappee

Les Sonnets de William Shakespeare  par la compagnie Ton und Kirschen

Magarethe Biereye et David Johnston ( voir Le Théâtre du Blog) ont conçu cet étonnant spectacle sur les Sonnets de Shakespeare. Ils ont d’abord accompagné le Footsbarn Theatre né en Cornouailles Anglaise en 1971, puis installé à la Chaussée dans le Massif Central en 1984, et rayonnant dans le monde.
Ils ont fondé Ton und Kirschen Wandertheater en 1990, à la frontière des deux Allemagnes au moment de la réunification et monté une douzaine de spectacles qui ont rayonné dans le monde entier, jusqu’en Colombie. Comme Jean Lachance de Brecht qu’ils avaient présenté à la Belle Rouge en 2013.

Des chaises  face à face devant leur Chariot-Théâtre dissimulé derrière un rideau de cordes. Six acteurs dont deux femmes jouent avec Shakespeare. Un premier poème est chanté en anglais, l’acteur se lave les mains, on lui verse du sel. Il parle du temps dévorant : « Mais malgré toi, mon amour restera toujours jeune ! »
Margarethe chante, accompagnée par la guitare et le violoncelle. Une fille se balance: «Je ne voudrais pas ,dit-elle, changer avec les rois ! ». Un vieil homme, accompagné par un orchestre se fait aider pour monter sur le plateau. Une danseuse et un requiem : « Pour moi, mon bel amour, tu ne vieilliras pas ! »

Des cuivres jouent une marche guillerette, Margarethe chante en allemand, les hommes se font face, en miroir. « Moi, je suis ce que je suis, tous les hommes sont mauvais et leur méchanceté règne ! ». À la fin de cette errance à travers une vingtaine des 154 Sonnets de Shakespeare, les acteurs renversent les chaises, détruisent le plancher du théâtre. « L’art est muselé par l’autorité (…) Fatigué de tout cela, je voudrais tout quitter, si mourir n’était pas laisser mon amour esseulée ! » On voit une paire de bottes traverser la scène.
Une promenade ludique, pleine d’humour d’une très grande et modeste compagnie internationale qui fascine le public assis sur la colline.

Le spectacle sera joué vendredi 19 août à Postdam (Allemagne).

Cabaret état d’urgence par la compagnie Jolie Môme

Aucune distribution n’est précisée, ils sont une vingtaine qui proclament les textes, chantent, jouent de la musique (trompette, violon, trombone, accordéon), en brandissant les drapeaux rouges sur une pyramide de caisses. Michel Roger le fondateur venu voilà plus de vingt ans du Théâtre de l’Épée de Bois, entouré de ses fidèles, tient la plume sur le plateau, accompagné de son accordéon. Il travaille l’hiver et termine le spectacle sur le plateau avec ses comédiens.

État d’urgence commence avec Manuel Vals: «Rien à dire, rien à comprendre, car comprendre c’est déjà excuser ! Ceux qui n’ont rien à dire, le font savoir». Plusieurs citations célèbres souvent mises en chanson avec une énergie des plus toniques : « Les Roms, ils font leurs mauvaises têtes, parce qu’ils ne sont pas invités (…) Les Africains, ils ne sont pas assez entrés dans l’histoire (…) Intervention, guerre, guerre, guerre (…) certains ne voient pas la mer, tellement il y a de pétrole dessus (…) Quand partout on compte les morts, elle est passée où, l’Internationale ? ».
On voit des projections de ruines, des migrants, puis une discussion entre François l’État et Pierre MEDEF : «C’est l’argent qui crée l’opinion ! ». Puis l’histoire de la Cagoule avec Madame Bettencourt et Pierre Gattaz…

« L’État d’urgence, on n’en veut plus avec ou sans papiers ! ». On voit un reportage sur la destruction d’un hôpital: «Donnez l’espoir pour les enfants du monde entier (…) Si loin, si proche, la guerre est dans toutes les têtes ».
Une revue revigorante interprétée par une troupe soudée, complice de cette belle aventure humaine de la Belle Rouge à Saint-Amant Roche Savine depuis tant d’années. Un beau climat de liberté dans cet étonnant village, aucun contrôle à subir. Mais pas une ligne sur ce magnifique festival dans La Montagne, le journal de la Région.

La Belle Rouge se termine par un concert de la Rabia, «du rock combattif et sombre, touchant et révolté », dirigé par un ancien membre de Jolie Môme.

Edith Rappoport

Les spectacles du festival ont eu lieu du 29 au 31 juillet
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