Garden Party (Anthropologie de l’Insouciance)

Festival d’Aurillac

Garden Party (Anthropologie de l’Insouciance) par la compagnie N° 8, création collective, sous la direction d’Alexandre Pavlata

Quatre couples- smoking et robe du soir-pénètrent dans ce beau parc ensoleillé. Ils rient, bégayent, s’expriment par borborygmes, dégustent du champagne servi par des valets attentionnés. On voit des étreintes lesbiennes sur la nappe immaculée, et un homme violé par une femme sur un canapé blanc.

Au terme d’un court ballet, nous changeons de lieu sur la musique des Quatre Saisons de Vivaldi. Les femmes s’installent dans des petites voitures, les hommes jouent les chevaux cul nu. On s’enfourche gaiement, et on brame  des opéras italiens. Coups de feu, tout le monde s’écroule à tour de rôle, mais champagne pour les moribonds qui se relèvent.

Sociologie du superflu : troisième changement de lieu. Installé sur une étrange machine, un couple chante, et deux autres personnages font contrepoids. Dernier tableau, des valets servent aux invités des coupes de caca (le public n’est pas dupe de cette crème au chocolat) qui s’en barbouillent en éructant, et dégueulent en dansant. Près de cinq cents spectateurs, le bain de soleil est agréable, les chorégraphies impeccables, mais ce superflu semble vain, presque choquant dans le contexte désolant de ce trentième bis festival d’Aurillac, dont les entrées de rue sont toutes surveillées par des soldats en armes et des vigiles-palpeurs de sacs, et bloquées par de gros blocs de béton.

Edith Rappoport

Parc de la Fraternité jusqu’au 19 août à 16 h.

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