Blake Work I, In Creases, The Seasons’s Canon

 

IMG_3182Blake Work I de William Forsythe, In Creases de Justin Peck, The Seasons’s Canon de Crystal Pite, et une  performance de Tyno Sehgal,  avec le Ballet de l’Opéra de Paris

 Nous avons vécu un moment unique  avec le  plaisir de revoir d’abord Blake Work I de William Forsythe créé ici en juillet dernier avec le Ballet de l’Opéra, sur la musique envoûtante de James Blake. Et In Creases de Justin Peck, présenté en mars sur une partition de Philip Glass, qui met en valeur la précision des gestes des danseurs.

Ensuite,  deux créations: d’abord The Seasons’ Canon de Crystal Pite, qui a fait son entrée au répertoire; cette ancienne interprète canadienne de William Forsythe nous offre, sur une réécriture musicale par Max Richter des Quatre Saisons de Vivaldi, un spectacle d’une grande beauté, mêlant sensualité et animalité.
Avec des danseurs, torse nu et en treillis, et des danseuses en haut de body transparent, une marque verte de part et d’autre de leur cou témoignant de leur appartenance à une communauté animale.
  En effet, tels des insectes, par petits gestes saccadés des bras et de la tête, ils ondulent  sur le sol, se touchent, se caressent et s’éparpillent brutalement. Quelques-uns dominent parfois le groupe, comme ou François Alu, Marie-Agnès Gillot, ou Alice Renavand. Lumineux dans la pénombre, les cinquante-quatre danseurs de cette tribu qui investit la scène pendant une demi-heure, sont en communion physique permanente  et  bouleversent nos sens : un choc visuel intense, semblable à notre première découverte du fameux Sacre du Printemps de Pina Bausch.
Le public, debout, les a longuement acclamé.

 Autre création: avant son exposition au Palais de Tokyo, le 12 octobre, Tino Sehgal a travaillé sur une performance avec les danseurs de l’Opéra. Comme avec Boris Charmatz la saison dernière, (Voir Le Théâtre du Blog), ils s’égayent ici dans le grand foyer, la Rotonde du glacier, et les couloirs menant aux  loges.
Nous croisons, au plus près, un  jeune couple en fusion, une danseuse ou un danseur qui rampe au sol, et un trio chantonnant. A la fin de cette soirée mémorable, Tino Sehgal fait danser la salle entière: pendrillons, rideau de scène, lustre central, loges, s’animent alors grâce aux éclairages qui suivent le rythme de la musique d’Art Benjamin Meyers, jouée en direct.

Le fantôme de l’Opéra semble s’être réveillé! Et à la fin, la troupe accompagne  par des vocalises, la sortie du public dans le grand escalier…

 Jean Couturier

Le spectacle s’est joué à l’Opéra-Garnier, Paris, du 26 septembre au 9 octobre. Operadeparis.fr             

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