Cyberchute, texte et mis en scène par Dirk Opstaele

e16770c3c984964d

Cyberchute, texte et mis en scène par Dirk Opstaele

 

L’auteur a imaginé de petites saynètes où un élément perturbateur, plutôt extraordinaire, vient chambouler le quotidien banal : «La plage d’Ostende, une rue à La Louvière, un boulevard de Paris en 1789.des gens qui jouent à la Playstation, d’autres bavardent sur une plage.  Dans la rue, ils s’organisent, s’inventent une bulle d’existence contre le reste du monde…Tous chantent. Leurs conversations tournent toujours autour de l’actualité la crise économique, le climat, les réfugiés, les insurgés, la faim dans le monde… Mais, à chaque fois, ils sont dérangés par un événement extraordinaire » ! D’un coup, il fait nuit noire ! Les chaussures ont disparu ! Les vêtements sont transformés ! Le sens des choses se brise,  on vacille entre rêve et réalité. »

C’est loufoque, mais parfois un peu confus,  comme cette phrase de Dirk Opstaele : « Il m’est arrivé que je rêve que je me réveille, je passe d’un rêve à un autre dans lequel je rêve que j’ai rêvé, et que je suis réveillé. Quand je me réveille, et que je me rappelle mes rêves, je poursuis ma chimère, et mon rêve continue… Réalité ou rêve ? »

Martine Godart, Chloé Périlleux, Patrick Beckers et Fabien Robert jouent la caricature, ce qui provoque le rire mais donne peu de profondeur à un texte dont les situations ne se prêtent  guère à leurs clowneries.Pourtant, certains ressorts du burlesque sont bien là: claques, explosions, mais aussi accessoires et masques utilisés, eux, de manière équivoque.

Fonder un spectacle sur quelques recettes usées lui donne toujours un côté amateur : ici, on flirte avec l’absurde sans jamais y parvenir. Et une structure en spirale, avec scènes répétitives, rajoute encore de la lourdeur. On ne comprend pas le sens du projet, si ce n’est évoquer la force du rêve, dans des situations souvent grotesques, et on a du mal à apprécier ce sens du comique belge.

Mais depuis trente ans qu’il a été créé, ce collectif bruxellois: la compagnie des Mutants/Leporello, dirigée par Dirk Opstaele et qui regroupe artistes wallons et flamands, est toujours bien là, et on se souvient, entre autres, de leur Revanche de Macbeth, une belle adaptation de la célèbre pièce, jouée en costumes de papier journal (2007), de Simon Boccanegra  de Guiseppe Verdi (2005)

 Julien Barsan

 Spectacle vu au centre Wallonie-Bruxelles, à Paris.

 http://www.leporello.brussels/fr/realisations/cyberchute-cyberfall


Archive pour 13 décembre, 2016

Cyberchute, texte et mis en scène par Dirk Opstaele

e16770c3c984964d

Cyberchute, texte et mis en scène par Dirk Opstaele

 

L’auteur a imaginé de petites saynètes où un élément perturbateur, plutôt extraordinaire, vient chambouler le quotidien banal : «La plage d’Ostende, une rue à La Louvière, un boulevard de Paris en 1789.des gens qui jouent à la Playstation, d’autres bavardent sur une plage.  Dans la rue, ils s’organisent, s’inventent une bulle d’existence contre le reste du monde…Tous chantent. Leurs conversations tournent toujours autour de l’actualité la crise économique, le climat, les réfugiés, les insurgés, la faim dans le monde… Mais, à chaque fois, ils sont dérangés par un événement extraordinaire » ! D’un coup, il fait nuit noire ! Les chaussures ont disparu ! Les vêtements sont transformés ! Le sens des choses se brise,  on vacille entre rêve et réalité. »

C’est loufoque, mais parfois un peu confus,  comme cette phrase de Dirk Opstaele : « Il m’est arrivé que je rêve que je me réveille, je passe d’un rêve à un autre dans lequel je rêve que j’ai rêvé, et que je suis réveillé. Quand je me réveille, et que je me rappelle mes rêves, je poursuis ma chimère, et mon rêve continue… Réalité ou rêve ? »

Martine Godart, Chloé Périlleux, Patrick Beckers et Fabien Robert jouent la caricature, ce qui provoque le rire mais donne peu de profondeur à un texte dont les situations ne se prêtent  guère à leurs clowneries.Pourtant, certains ressorts du burlesque sont bien là: claques, explosions, mais aussi accessoires et masques utilisés, eux, de manière équivoque.

Fonder un spectacle sur quelques recettes usées lui donne toujours un côté amateur : ici, on flirte avec l’absurde sans jamais y parvenir. Et une structure en spirale, avec scènes répétitives, rajoute encore de la lourdeur. On ne comprend pas le sens du projet, si ce n’est évoquer la force du rêve, dans des situations souvent grotesques, et on a du mal à apprécier ce sens du comique belge.

Mais depuis trente ans qu’il a été créé, ce collectif bruxellois: la compagnie des Mutants/Leporello, dirigée par Dirk Opstaele et qui regroupe artistes wallons et flamands, est toujours bien là, et on se souvient, entre autres, de leur Revanche de Macbeth, une belle adaptation de la célèbre pièce, jouée en costumes de papier journal (2007), de Simon Boccanegra  de Guiseppe Verdi (2005)

 Julien Barsan

 Spectacle vu au centre Wallonie-Bruxelles, à Paris.

 http://www.leporello.brussels/fr/realisations/cyberchute-cyberfall

DAROU L ISLAM |
ENSEMBLE ET DROIT |
Faut-il considérer internet... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le blogue a Voliere
| Cévennes : Chantiers 2013
| Centenaire de l'Ecole Privé...