Nelken (Œillets) par Le Tanztheater de Wuppertal

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Nelken (Oeillets) par le Tanztheater de Wuppertal, chorégraphie de Pina Bausch

Certaines Japonaises  ont mis une robe à œillets roses, hommage délicat à cette pièce mythique de Pina Bausch ((1940-2007). La venue de la troupe qu’elle a fondée, est toujours un événement là-bas, à en juger par la très longue file d’attente, calme et organisée, de gens à la recherche d’un précieux billet, sésame pour le soir-même.

Le spectacle associe d’anciens danseurs de la compagnie et de nouvelles recrues: l’Anglais Scott Jennings remplace Lutz Foster dans la fameuse scène du début, où il traduit The Man I love de George Gershwin en langue des signes. Les artistes du Tanztheater ont rendu un bel hommage au  pays qui les accueillait, en s’exprimant… en japonais, tout au long du spectacle… créant ainsi une totale proximité avec le public. Nous retrouvons avec plaisir les moments emblématiques de la pièce, comme cette lente avancée  de Julie Anne Stanzak, au milieu du champ d’œillets, jambes nues,  avec son accordéon lui couvrant tout le buste. Une image qui a fait le tour du monde.

Plus de trente ans après sa création, Nelken garde sa puissance émotionnelle, et les Japonais ont vu leurs habitudes ébranlées quand, vers la fin, un danseur leur demanda de se lever, et d’ouvrir et de fermer les bras. Quelques interprètes descendirent alors dans le parterre, et tendrement,  donnèrent une accolade à des spectateurs ! Un geste qui prend une dimension exceptionnelle au Pays du Soleil Levant où l’on se salue, sans jamais se toucher. Les hommes en effet s’inclinent avec les bras le long du corps, et les femmes, avec les mains croisées. Nous avons alors assisté à un instant de grâce totale et de communion entre l’art et la vie ; bouleversant la tradition, il restera longtemps gravé dans la mémoire de la troupe et du public.

Ces milliers d’œillets fichés au sol, avaient été, pendant une heure cinquante, écrasés par les   danseurs quand ils traversaient le plateau. Mais l’esprit de la grande chorégraphe allemande perdurait, grâce à la chaleureuse énergie du Tanztheater.

Jean Couturier

Spectacle vu au Saitama Art Theater le 16 mars.

www.saf.or.jp/en

 

                 


Archive pour 14 avril, 2017

Nelken (Œillets) par Le Tanztheater de Wuppertal

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Nelken (Oeillets) par le Tanztheater de Wuppertal, chorégraphie de Pina Bausch

Certaines Japonaises  ont mis une robe à œillets roses, hommage délicat à cette pièce mythique de Pina Bausch ((1940-2007). La venue de la troupe qu’elle a fondée, est toujours un événement là-bas, à en juger par la très longue file d’attente, calme et organisée, de gens à la recherche d’un précieux billet, sésame pour le soir-même.

Le spectacle associe d’anciens danseurs de la compagnie et de nouvelles recrues: l’Anglais Scott Jennings remplace Lutz Foster dans la fameuse scène du début, où il traduit The Man I love de George Gershwin en langue des signes. Les artistes du Tanztheater ont rendu un bel hommage au  pays qui les accueillait, en s’exprimant… en japonais, tout au long du spectacle… créant ainsi une totale proximité avec le public. Nous retrouvons avec plaisir les moments emblématiques de la pièce, comme cette lente avancée  de Julie Anne Stanzak, au milieu du champ d’œillets, jambes nues,  avec son accordéon lui couvrant tout le buste. Une image qui a fait le tour du monde.

Plus de trente ans après sa création, Nelken garde sa puissance émotionnelle, et les Japonais ont vu leurs habitudes ébranlées quand, vers la fin, un danseur leur demanda de se lever, et d’ouvrir et de fermer les bras. Quelques interprètes descendirent alors dans le parterre, et tendrement,  donnèrent une accolade à des spectateurs ! Un geste qui prend une dimension exceptionnelle au Pays du Soleil Levant où l’on se salue, sans jamais se toucher. Les hommes en effet s’inclinent avec les bras le long du corps, et les femmes, avec les mains croisées. Nous avons alors assisté à un instant de grâce totale et de communion entre l’art et la vie ; bouleversant la tradition, il restera longtemps gravé dans la mémoire de la troupe et du public.

Ces milliers d’œillets fichés au sol, avaient été, pendant une heure cinquante, écrasés par les   danseurs quand ils traversaient le plateau. Mais l’esprit de la grande chorégraphe allemande perdurait, grâce à la chaleureuse énergie du Tanztheater.

Jean Couturier

Spectacle vu au Saitama Art Theater le 16 mars.

www.saf.or.jp/en

 

                 

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