Programme Merce Cunningham et William Forsythe

 

Programme Merce Cunningham et William Forsythe, par le Ballet de l’Opéra de Paris.

affiche_193151.thumb53700.1471425663Ces trois pièces, antérieures à l’an 2000 et déjà représentées par différents compagnies dans le monde, font leur entrée au répertoire de l’Opéra. Le soir de la première, Walkaround Time de Merce Cunningham (1968) a reçu un accueil mitigé. Cette forme minimaliste de quarante-huit minutes reste d’un abord difficile pour un public parfois novice. Les danseurs semblent s’échauffer un peu trop lentement, au milieu de sept structures gonflables transparentes, une scénographie inspirée de l’œuvre de Marcel Duchamp.

 Les deux pièces de William Forsythe, elles,  sont d’une grande beauté. «Mon job, dit-il, consiste à trouver le contexte le plus approprié pour mettre en valeur le désir de danser des l’interprètes.» Ceux de l’Opéra lui ont répondu avec un plaisir communicatif : dans Trio (1996) de quatorze minutes, ils entrent en pleine lumière sur le plateau nu du palais Garnier, et sur le Quatuor n°15 en la mineur, opus 132 de Beethoven, jouent avec les éclairages changeants et les ruptures musicales, en semblant réveiller dans leurs corps la mémoire d’anciennes cicatrices.

 Les costumes très colorés de Stephen Galloway souligne la légèreté d’une chorégraphie qui déstructure le mouvement classique. Langage spécifique que l’on retrouve dans toute sa complexité, avec Herman Schmerman, créée en 1992 par le New York City Ballet. Les  costumes noirs et jaunes de Gianni Versace accentuent la sensualité de cette succession de duos où William Forsythe construit des figures où les corps se déploient et s’étirent au maximum de leurs capacités.

La musique de Thom Willems, vieux compagnon des créations du chorégraphe, complète ce beau moment. Les sept danseurs se fondent harmonieusement dans cette pièce fluide, remontée ici par Noah Gelber. Cela confirme l’affinité entre le Ballet de l’Opéra de Paris et le chorégraphe, depuis sa première pièce In the Middle somewhat elevated (1987).

Jean Couturier

Opéra Garnier jusqu’au 13 mai.

www.operadeparis.fr           


Archive pour 27 avril, 2017

Programme Merce Cunningham et William Forsythe

 

Programme Merce Cunningham et William Forsythe, par le Ballet de l’Opéra de Paris.

affiche_193151.thumb53700.1471425663Ces trois pièces, antérieures à l’an 2000 et déjà représentées par différents compagnies dans le monde, font leur entrée au répertoire de l’Opéra. Le soir de la première, Walkaround Time de Merce Cunningham (1968) a reçu un accueil mitigé. Cette forme minimaliste de quarante-huit minutes reste d’un abord difficile pour un public parfois novice. Les danseurs semblent s’échauffer un peu trop lentement, au milieu de sept structures gonflables transparentes, une scénographie inspirée de l’œuvre de Marcel Duchamp.

 Les deux pièces de William Forsythe, elles,  sont d’une grande beauté. «Mon job, dit-il, consiste à trouver le contexte le plus approprié pour mettre en valeur le désir de danser des l’interprètes.» Ceux de l’Opéra lui ont répondu avec un plaisir communicatif : dans Trio (1996) de quatorze minutes, ils entrent en pleine lumière sur le plateau nu du palais Garnier, et sur le Quatuor n°15 en la mineur, opus 132 de Beethoven, jouent avec les éclairages changeants et les ruptures musicales, en semblant réveiller dans leurs corps la mémoire d’anciennes cicatrices.

 Les costumes très colorés de Stephen Galloway souligne la légèreté d’une chorégraphie qui déstructure le mouvement classique. Langage spécifique que l’on retrouve dans toute sa complexité, avec Herman Schmerman, créée en 1992 par le New York City Ballet. Les  costumes noirs et jaunes de Gianni Versace accentuent la sensualité de cette succession de duos où William Forsythe construit des figures où les corps se déploient et s’étirent au maximum de leurs capacités.

La musique de Thom Willems, vieux compagnon des créations du chorégraphe, complète ce beau moment. Les sept danseurs se fondent harmonieusement dans cette pièce fluide, remontée ici par Noah Gelber. Cela confirme l’affinité entre le Ballet de l’Opéra de Paris et le chorégraphe, depuis sa première pièce In the Middle somewhat elevated (1987).

Jean Couturier

Opéra Garnier jusqu’au 13 mai.

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