Pourquoi j’ai jeté ma grand-mère dans le Vieux-Port

pourquoi-jai-jete-ma-grand-mere-dans-le-vieux-port-de-serge-valletti-par-etienne-pommeret

Pourquoi j’ai jeté ma grand-mère dans le Vieux-Port, de Serge Valetti, mise en scène d’Etienne Pommeret et Patrice Verdeil

 

Pourquoi? Sauf pour les chercheurs scientifiques, c’est en général une mauvaise question, mais pour le petit-fils de Dolorès, une bonne question. Réponse : parce qu’elle voulait être enterrée debout afin de punir ses jambes qui l’avaient fait souffrir toute sa vie.
 Petit aperçu d’un caractère trempé, d’une vie compliquée;  avec son humour tout puissant, Serge Valetti, en faisant revivre sa grand-mère, évoque une Marseille populaire, pauvre mais digne (comme on disait, et pourquoi ce «mais » ?), où l’ouvrier Mohamed et Tonton Marcel sont une seule et même personne, où le fils (devenu père: il faut suivre!) aurait pu être pape, et, Dieu merci, ne l’a pas été, évitant à son descendant d’être «fils de pape».

Un monde où les galopins galopent, où l’on engueule Dieu, bref, presque une image folklorique. Seulement presque:  dans ce  vécu, tout un chacun peut se retrouver (sauf s’il a été élevé avec une cuiller en argent dans la bouche, et sans accent). Et aussi parce que Serge Valetti a une plume bien à lui, poétique et drôle, originale, foncièrement « populaire ».
Pourquoi j’ai jeté ma grand-mère, un spectacle que Patrice Verdeil a déjà beaucoup joué ce spectacle qu’il reprend à l’Epée de bois : signe de son attachement à ce texte, une mine qui réserve encore des trouvailles, à lui comme au public .

Etienne Pommeret dirige son  acteur  avec délicatesse comme toujours, et avec discrétion.  Mais la scénographie reste inaboutie : un peu de théâtre d’ombres, un peu d’images… Ce récit joué  reste «entre deux chaises », au sens littéral du terme:  il aurait sans doute fallu plus de moyens pour jouer vraiment avec les ombres de ce petit théâtre familial. Mais bon, tel quel, le spectacle nous ramène, mine de rien, tendrement, à l’essentiel des choses de la vie.

Christine Friedel

Théâtre de l’Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes jusqu’au 21 mai. T. 01 48 08 39 74

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Archive pour 16 mai, 2017

Pourquoi j’ai jeté ma grand-mère dans le Vieux-Port

pourquoi-jai-jete-ma-grand-mere-dans-le-vieux-port-de-serge-valletti-par-etienne-pommeret

Pourquoi j’ai jeté ma grand-mère dans le Vieux-Port, de Serge Valetti, mise en scène d’Etienne Pommeret et Patrice Verdeil

 

Pourquoi? Sauf pour les chercheurs scientifiques, c’est en général une mauvaise question, mais pour le petit-fils de Dolorès, une bonne question. Réponse : parce qu’elle voulait être enterrée debout afin de punir ses jambes qui l’avaient fait souffrir toute sa vie.
 Petit aperçu d’un caractère trempé, d’une vie compliquée;  avec son humour tout puissant, Serge Valetti, en faisant revivre sa grand-mère, évoque une Marseille populaire, pauvre mais digne (comme on disait, et pourquoi ce «mais » ?), où l’ouvrier Mohamed et Tonton Marcel sont une seule et même personne, où le fils (devenu père: il faut suivre!) aurait pu être pape, et, Dieu merci, ne l’a pas été, évitant à son descendant d’être «fils de pape».

Un monde où les galopins galopent, où l’on engueule Dieu, bref, presque une image folklorique. Seulement presque:  dans ce  vécu, tout un chacun peut se retrouver (sauf s’il a été élevé avec une cuiller en argent dans la bouche, et sans accent). Et aussi parce que Serge Valetti a une plume bien à lui, poétique et drôle, originale, foncièrement « populaire ».
Pourquoi j’ai jeté ma grand-mère, un spectacle que Patrice Verdeil a déjà beaucoup joué ce spectacle qu’il reprend à l’Epée de bois : signe de son attachement à ce texte, une mine qui réserve encore des trouvailles, à lui comme au public .

Etienne Pommeret dirige son  acteur  avec délicatesse comme toujours, et avec discrétion.  Mais la scénographie reste inaboutie : un peu de théâtre d’ombres, un peu d’images… Ce récit joué  reste «entre deux chaises », au sens littéral du terme:  il aurait sans doute fallu plus de moyens pour jouer vraiment avec les ombres de ce petit théâtre familial. Mais bon, tel quel, le spectacle nous ramène, mine de rien, tendrement, à l’essentiel des choses de la vie.

Christine Friedel

Théâtre de l’Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes jusqu’au 21 mai. T. 01 48 08 39 74

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