Pour le réconfort de Vincent Macaigne

 

Pour le réconfort  de Vincent Macaigne

IMG_7382Ce film a agi un peu comme un électrochoc, par son style et son propos, auprès des spectateurs qui ont eu le privilège d’assister à cette projection unique, à l’occasion des vingt-cinq ans de l’Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion, une section parallèle au Festival de Cannes.
Vincent Macaigne filme ici avec simplicité et au plus près, des personnages que tout oppose, socialement et culturellement. Il donne ainsi à voir les cruelles fractures qui existent au sein de la société française actuelle. Le  scénario, inspiré de La Cerisaie d’Anton Tchekhov, met en scène les retrouvailles d’amis d’enfance, après des parcours de vie différents. Une histoire tendre et pleine de colère, où se développent des rapports de séduction  à la Marivaux ou à la Beaumarchais.

Metteur en scène et comédien de théâtre, Vincent Macaigne réalise ici son premier long-métrage, entouré de sa bande de fidèles acteurs notamment Pascal Réneric et Laure Calamy, tous exceptionnels et  justes. Il a travaillé pendant quatre ans à ce qu’il nomme son «film geste», tourné au caméscope : «J’ai réussi, dit-il, à garder, durant ces quatre années de post-production aventureuse, décourageante, excitante, burlesque, l’immense envie que ce film rencontre mes amis et ceux qui m’entourent. L’espoir, jamais entamé, d’être entendu».

Loin des productions habituelles, trop attendues, Pour le réconfort devrait intéresser un plus large public.  Les propos des personnages, libres et sans concession, apportent un souffle d’air frais à un festival avant tout commercial : le cinéma est une industrie… mais reste avant tout un art. On se souviendra longtemps de l’affrontement verbal, dans une voiture, entre ces deux amis que tout sépare : malgré l’amertume et la rancœur, une grande tendresse se dégage de leur propos.

Le trublion Vincent Macaigne nous invite à voir  «nos angoisses, à moi et à celles de mes acteurs, nos réflexions, notre immense amour et nos haines ridicules, notre aigreur sale, et notre immense besoin d’étreintes, et notre colère vulgaire. Parce qu’avant tout, c’est bel et bien pour s’étreindre qu’on fait des choses, comme des films, ou des pièces de théâtre, c’est bel et bien pour s’étreindre avec amour ou avec haine, peu importe… »

Jean Couturier

Film vu le 24 mai au festival de Cannes, sortie en salles le 1er novembre.

www.lacid.org 



Archive pour 30 mai, 2017

Pour le réconfort de Vincent Macaigne

 

Pour le réconfort  de Vincent Macaigne

IMG_7382Ce film a agi un peu comme un électrochoc, par son style et son propos, auprès des spectateurs qui ont eu le privilège d’assister à cette projection unique, à l’occasion des vingt-cinq ans de l’Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion, une section parallèle au Festival de Cannes.
Vincent Macaigne filme ici avec simplicité et au plus près, des personnages que tout oppose, socialement et culturellement. Il donne ainsi à voir les cruelles fractures qui existent au sein de la société française actuelle. Le  scénario, inspiré de La Cerisaie d’Anton Tchekhov, met en scène les retrouvailles d’amis d’enfance, après des parcours de vie différents. Une histoire tendre et pleine de colère, où se développent des rapports de séduction  à la Marivaux ou à la Beaumarchais.

Metteur en scène et comédien de théâtre, Vincent Macaigne réalise ici son premier long-métrage, entouré de sa bande de fidèles acteurs notamment Pascal Réneric et Laure Calamy, tous exceptionnels et  justes. Il a travaillé pendant quatre ans à ce qu’il nomme son «film geste», tourné au caméscope : «J’ai réussi, dit-il, à garder, durant ces quatre années de post-production aventureuse, décourageante, excitante, burlesque, l’immense envie que ce film rencontre mes amis et ceux qui m’entourent. L’espoir, jamais entamé, d’être entendu».

Loin des productions habituelles, trop attendues, Pour le réconfort devrait intéresser un plus large public.  Les propos des personnages, libres et sans concession, apportent un souffle d’air frais à un festival avant tout commercial : le cinéma est une industrie… mais reste avant tout un art. On se souviendra longtemps de l’affrontement verbal, dans une voiture, entre ces deux amis que tout sépare : malgré l’amertume et la rancœur, une grande tendresse se dégage de leur propos.

Le trublion Vincent Macaigne nous invite à voir  «nos angoisses, à moi et à celles de mes acteurs, nos réflexions, notre immense amour et nos haines ridicules, notre aigreur sale, et notre immense besoin d’étreintes, et notre colère vulgaire. Parce qu’avant tout, c’est bel et bien pour s’étreindre qu’on fait des choses, comme des films, ou des pièces de théâtre, c’est bel et bien pour s’étreindre avec amour ou avec haine, peu importe… »

Jean Couturier

Film vu le 24 mai au festival de Cannes, sortie en salles le 1er novembre.

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