Jaz de Koffi Kwahulé, mise en scène d’Alexandre Zeff

 

© Clara Pauthier.

© Clara Pauthier.

Jaz de Koffi Kwahulé,  mise en scène d’Alexandre Zeff

Ce poème musical interprété par Ludmilla Dabo, belle femme noire accompagnée par quatre  musiciens du Mister Jazz band,  un peu cachés derrière une sorte de cabine où elle se déploie, a la force d’une gifle théâtrale. C’est le récit d’un viol, vécu par beaucoup d’entre nous,  mais que nous n’avons pas toujours eu la force de dénoncer…

Elle se dandine langoureusement debout dans sa cabine, enlève sa perruque, entame un strip tease, et se retrouve seins nus, en jupette. Puis Ludmilla Dabo monte dans les gradins, avant de retrouver sa cabine où, assise sur une cuvette de toilettes, elle raconte son viol.

Elle s’écroule puis se relève, et s’allonge dans une lumière rouge. On entend au plafond, des coups de massue, on voit un masque blanc qui tremblote entre ses mains. Elle le porte et le dépose : «Orisha est morte, asphyxiée par le masque blanc ! ».
Puis elle se met torse nu, on voit ses seins tatoués : «J’ai tiré, il s’est effondré en me regardant avec des yeux ahuris !  C’était la première fois, je ne suis pas ici pour parler de moi, mais de jazz». (…) « Que peut-elle espérer de mieux, maintenant qu’elle a été chassée de l’arc-en-ciel ? ». Elle tire un coup de feu. « Cette fois, dit-elle, c’est moi qui décide ».

Malgré une sonorisation trop forte d’un accompagnement musical déjà trop  envahissant et qu’il faudrait absolument revoir  d’urgence-on a en effet souvent du mal à entendre ce beau texte,-on goûte la révolte d’une femme qui a fini par triompher d’une agression indicible…

Edith Rappoport

Chapelle du Verbe Incarné, à 19 h, relâches les 13, 20 et 27 juillet.

 

 

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