Exodus, No longer Silent, Revelations par l’Alvin Ailey American Dance Theater.

 

Exodus, No longer Silent, Revelations par l’Alvin Ailey American Dance Theater.

La troupe américaine occupe la nouvelle scène de  l’île Seguin dans le cadre des Étés de la Danse. Pour son cinquième passage dans la capitale, et dans ce festival, la compagnie propose cinq programmes différents ; pleine de vitalité, elle rencontre un succès public qui ne se tarit pas, malgré un lieu peu adapté à la danse à cause de l’éloignement  de nombreux spectateurs. Difficile en effet de capter et de partager la folle énergie de ces danseurs sans une vraie proximité.

Après une première pièce inégale, Exodus, nous découvrons  l’impressionnante  chorégraphie de Robert Battle, directeur de la compagnie depuis 2011. Il a succédé à son mythique créateur, Alvin Ailey, mort du sida en 1989, puis à Judith Jamison une danseuse emblématique de la troupe, qui avait mis en place la Junior Company, Ailey 2. D’abord formée exclusivement de danseurs noirs, l’Alvin Ailey Dance Company, qui va fêter l’année prochaine ses soixante ans, offre aujourd’hui davantage de mixité.

Avec No longer Silent,  Robert Battle mobilise  l’ensemble des danseurs sur une musique d’Erwin Schulhoff, un compositeur juif traqué par les nazis et mort en camp de concentration. Ce ballet, très rythmé et d’une grande violence, met en jeu quatre groupes qui se croisent, se séparent  et se reforment sans jamais quitter le plateau.

Gestes précis et mouvements complexes se succèdent dans une grande dureté, rappelant parfois Le Sacre du Printemps d’Igor Stravinski et exigeant un engagement physique total des artistes.
Revelations qui termine presque toujours la représentation, quel qu’en soit le programme, a été créée en 1960, sur une musique de gospels et de blues. La succession de tableaux festifs dans l’esprit des comédies musicales, et la virtuosité des danseurs, qu’il soient en solo, en duo, en trio ou en groupe nous éblouit, malgré des costumes un peu kitch nous transportant à l’époque du film, Autant en emporte le vent.

Jean Couturier

Seine Musicale jusqu’au 22 juillet, 53 cours de l’île Seguin, 92100 Boulogne-Billancourt  (Hauts-de-Seine)

www.lesetesdeladanse.com

 

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