Festival Chalon dans la rue

la nuit unique

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Festival Chalon dans la rue
La Méchanceté de et par Catherine Fornal

Catherine Fornal incarne Hilda Berg, une artiste-thérapeute au fort accent germanique qui se guérit elle-même,  en donnant des conseils aux autres. «Je voudrais nous guérir de la méchanceté. La kinesthésie est une maladie neurologique rare». Elle interprète une danse ridicule, s’enroule dans le tissu plastique blanc du décor. «Toutes ces maladies prouvent que je suis méchante ! ». Elle se déchaîne, parle trop fort, et on a parfois du mal à la comprendre. Le spectacle est encore en devenir, mais Catherine Fornal a tout d’une véritable actrice qui n’a peur de rien.

La Nuit Unique

Réalisé par le Théâtre de l’Unité (voir Le Théâtre du Blog), ce spectacle  que nous voyons cette fois sur des gradins de 11 h du soir  à 7 h du matin, moment où l’on peut  savourer un somptueux petit déjeuner servi par les acteurs.
Parmi les visions étranges qui subsistent en mémoire : «La nuit, dit Laurie,  c’est bien parce qu’elle dort ! (…) Pour Alexandre, « la nuit c’est le moment où il est le plus vivant… ». Fantasio met tout en rythme : «Veuillez vous mettre en mode suspension, toutes les histoires que nous allons vous raconter sont des histoires vraies ». On distribue des doudous aux deux cent personnes allongées sur leurs coques rouges  dans un gymnase.

Mot d’ordre: « La nuit unique, l’hôtel le moins cher ». Beaucoup moins de sommeil, que pendant une première nuit plus confortable… lors d’une première vision de ce spectacle mais un épuisement salutaire et une belle surprise. Il faut aller voir cette Nuit Unique, si vous la croisez sur votre chemin.

Perhaps all the dragons par le groupe Berlin (Belgique) direction artistique de Bart Baele et Yves Degryse

Nous arrivons aux Abattoirs. Dans une salle, on a disposé une dizaine d’écrans en cercle que nous sommes invités à aller regarder, en suivant les indications mentionnées sur une carte postale qu’on nous a distribuée. D’abord à la place 27, on peut écouter Roman Abramov parler du Bolchoï, de se 1.768 sièges, de la claque qu’il faut savoir diriger pour récolter de gros billets, de 300 à 500 roubles. «  Les danseurs craignent que leurs exploits ne finissent sur le silence (…) Les « claqueurs » à Moscou ont survécu. Ici, on peut tout acheter !». Changement d’écran : «Je m’appelle Philippe Capel. Le monde a rétréci grâce à la com, toujours plus rapide ? »
D’écran en écran, on traverse les continents. Sans présence humaine concrète, on se prend à détester ce meilleur des mondes qui n’en finit pas de communiquer en pure perte.

La Figure du baiser par la compagnie Pernette

Six danseurs au corps grimé s’élancent dans la cour du vieil hôpital de Chalon. Nous sommes guidés par une voix qui nous intime l’ordre de nous déplacer dans la cour. Trois filles et trois garçons font preuve d’une étonnante élasticité et d’une grande complicité entre eux, partagée par le public. Le maître de ballets nous intime parfois l’ordre de nous mêler aux évolutions des danseurs qui peuvent nous prendre par la main. Joyeux, insolite, parfois drôle. On aperçoit Nathalie Pernette embusquée derrière un arbre.

Lady Libertad, de et par Armel B.

Dans la cour de l’ancienne prison de Chalon, les gens s’entassent sous le soleil, Armel place les gens longuement, avec un fort accent sud-américain, et plante le décor de Roméo et Juliette : « Imagine une fille du Sud, des maisons en pierre, la glycine qui s’enroule sur le rosier. Imagine les familles, la guerre et la bêtise humaine ».
Elle profère des injures en espagnol, joue la demande en mariage de Juliette : « Je m’appelle Juliette, j’ai 14 ans. Voici le vaillant Paris »… Cassius voit Juliette dans les bras d’un très jeune homme, Armel B danse avec un spectateur, monte sur la chaise, joue plusieurs personnages avec dextérité. Juliette a choisi la fuite avec des médicaments : «Réfugiés, on y est arrivés, merci d’avoir ouvert la porte». Puis, elle enlève sa perruque, perd son accent: « Je me suis mariée, j’ai un enfant ».

Antipodes, direction artistique de Lisie Philip, univers musical de Laurent Tamagno

Trois acrobates-danseurs s’affrontent avec un Fenwick qui roule dans tous les sens. Il s’y suspendent, montent dessus, le chevauchent dangereusement, sous les ordres impérieux d’un conducteur voilé. Il faut tenir la cadence, obtenir de bons rendements. Mais on peut aussi se révolter et dominer la bête: ce qui finit par arriver…

Edith Rappoport

Le Festival Chalon dans la rue a eu lieu du du 19 au 23 juillet.

 


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