For ever Fortune par Les Musiciens de Saint-Julien

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Festival Interceltique de Lorient

 

For ever Fortune par Les Musiciens de Saint-Julien

Musiques, poèmes et chansons du XVIII ème siècle baroque écossais, l’instrumentarium rare des Musiciens de Saint-Julien  imposent sa splendeur à un public ébloui. La flûte, à bec et  traversière est ici à l’honneur, avec violoncelle, viole de gambe, mandoline et harpe baroque aux cordes de métal ou de boyau mais aussi, comme en majesté picturale, les musettes, les small pipes (cornemuses écossaises) du chercheur et flûtiste inspiré François Lazarevitch.

 Les Musiciens de Saint-Julien jouent avec des copies d’instruments d’époque; ils ont une fraîcheur musicale très intuitive, à l’écoute des sensibilités atemporelles qui émeuvent pareillement, au fil des siècles. Ce groupe de chambre baroque déploie une virtuosité au service de la redécouverte mémorielle de pratiques populaires et de fonds musicaux. Avec, comme matériau de réflexion, des partitions retrouvées grâce à la transmission écrite ou orale.

Univers acoustique en soi, ce répertoire écossais est joué à la mode du XVIII ème siècle. Les Musiciens de Saint-Julien ont représenté la Bretagne au Festival Interceltique de Lorient, s’amusant de  « reels  » et de gigues, suites et contredanses – menuets, gavottes et autres pavanes – à un rythme lent ou enjoué, et le chanteur  fait résonner  la stridence d’une voix puissante qu’il contrôle parfaitement, au service du seul poème.

Un instant rare et précieux  sur les chemins baroque d’un dix-huitième siècle écossais vif et inventif, les compositions datant du début, du milieu ou de la fin de cette époque, collectées et éditées (souvent sur le fonds Oswald). Quand il joue avec des  small pipes, le maître du jeu François Lazarevitch avoue la timidité qui l’envahit à jouer ainsi devant un public composé aussi de pipers très talentueux,  écossais, irlandais, gallois et bretons, à Lorient.

Le spectacle s’achève sur des airs classiques et traditionnels baroques irlandais dont la cadence n’a rien à envier à ceux de l’Ecosse. Et le charme ne s’épuise jamais à l’écoute de ces musiques profondes, alertes ou lentes,  vives ou contemplatives, proches s’il est possible de tant de perfection.

Véronique Hotte

Spectacle vu au Palais des Congrès de Lorient, le 8 août.

 

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