Tripalium par la compagnie Marzouk Machine

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Festival d’Aurillac

Tripalium par la compagnie Marzouk Machine, mise en scène de Sarah Daugas Marzouk

Première création d’une compagnie issue de l’école de la Scène sur Saône et de la FRACQ de Lyon, Tripalium nous emmène dans un univers insolite à la recherche des origines du travail. C’est une sorte d’allégorie burlesque du travail, à l’humour acide. Pour la compganie Marzouk machine, « quatre  personnages  essayent de faire valoir leur travail en parlant … du travail ! Ils espèrent pouvoir gagner un maximum de leur intervention, mais plus ils inventent plus leurs propres vices ressortent. Ils sont ceux qu’ils dénoncent : égocentriques, manipulateurs et avilis par l’argent. »
Cela se passe dans une société de consommation avec épuisement au travail, chômage, stress, coaching pouvoir financier, clivage sociaux et politiques. Le spectacle commence de façon incertaine, . D’abord par des engueulades derrière les gradins, où les spectateurs rôtissent depuis un moment. Le travail reste au centre des discussions : « Si la répartition était égale, il y aurait un salaire pour tous ! ».

Brice Lagenèbre, Anaïs Petijean, Marlène Seruppus et Samuel Tarlet s’invectivent sur Emmanuel Macron, Donald  Trump etc. Et brandissent un drapeau rouge et un autre noir, Sur fond de Walkyrie de Richard Wagner, il y a une guerre d’affiches déchirées, des jets de feux de Bengale et de pétards. Les acteurs questionnent le public sur l’histoire du travail- étymologiquement issu du latin: tripalium- qu’ils vont décrire en trois parties. Clovis est mis en croix sur une roue qui tourne, et ils dansent sur Money Money du groupe Abba,  en mangeant des billets puis en les dégueulant.
Marlène se fait déshabiller. « Les trois acteurs doivent lancer des tomates sur la roue qui tourne avec le prisonnier. Le jeu du licenciement économique : « On s’autodétruit à toujours vouloir faire plus ! »se termine sur une fin arrosée au champagne, dans une débâcle totale.

On sort heureux d’avoir ri à ce spectacle à la fois salutaire et décoiffant.

Edith Rappoport

Festival d’Aurillac jusqu’au 26 août,  à Tivoli 2  (pastille 15)

​Festival Merci bonsoir à Grenoble, le 15 septembre et aux Abattoirs à Riom (63) le 19 septembre.

 

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