Lorenzaccio d’Alfred de Musset, mise en scène de Catherine Marnas

Lorenzaccio d’Alfred de Musset, mise en scène de Catherine Marnas

Sur un plateau jonché d’or, la valeur suprême de ce siècle qui n’est pas sans rapport avec la nôtre, le jeune Lorenzo étale sa corruption où il s’est enfoncé pour pouvoir s’approcher du tyran Alexandre de Médicis qu’il veut assassiner pour libérer Florence.

Il se dissimule sous une perruque blanche pour pouvoir capter des proies, hommes et femmes qu’il livre au duc dont la sensualité semble sans limites. Le frère s’approche de sa sœur qu’il finit par déflorer. « Rien n’est péché quand on s’adresse à un prêtre de l’église romane ! »

Avec de belles montées musicales, la sensualité sans limite de ce siècle s’étale avec complaisance. Lorenzo qui a perdu son âme pour s’approcher du tyran auquel il va livrer sa propre sœur, puis finira par l’assassiner. Peine perdue, et Côme de Médicis, le cousin du tyran, prendra le pouvoir sans aucun changement pour le peuple. Une belle distribution interprétée par huit comédiens dans une scénographie impressionnante de Catherine Marnas.

Edith Rapppoport

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Notre amie Edith est bien généreuse ! Et nous avons retrouvé à Paris les mêmes erreurs et approximations et les quelques rares qualités de ce spectacle qu’à la création à Bordeaux (voir Le Théâtre du blog). Cela commence par une pluie de gros confettis d’or sur fond de musique électro. Après tout, pourquoi pas ?  Le spectacle a depuis été rodé mais on entend toujours aussi mal les comédiens dont la plupart ont une diction… approximative. Et la direction d’acteurs est aux abonnés absents. Et ni  Jules Sagot ( Lorenzo) ni  Bénédicte Simon  (La Marquise) n’arrivent à imposer leur personnage : ce qui est tout de même embêtant ! Et pour des spectateurs peu au fait des péripéties de la famille des Médicis, l’intrigue un peu compliquée doit sembler bien obscure. Seul s’impose par une véritable présence ,Frank Manzoni (Philippe Strozzi, etc.); et dès qu’il apparaît sur scène, les choses bougent un petit peu.

Malheureusement, on ne sent guère de violence, les combats se font au fleuret et non à l’épée ! Quant à l’érotisme qui sous-tend toute la pièce, il faudra repasser ! Les costumes volontairement anachroniques (pourquoi pas mais on a déjà donné), nous ont paru aussi laids et peu convaincants. Désolé, il y a ici une tendance à un certain racolage dans tout le spectacle où on ne sent aucun parti pris de mise en scène sinon celui de faire djeun et contemporain. Bref, cela ne suffit pas et quand on s’attaque à une pièce comme celle-ci, il faut s’en donner les moyens ! A vous de décider si cela vaut le coup d’aller jusqu’à la Cartoucherie…

 Philippe du Vignal

Théâtre de l’Aquarium, Cartoucherie de Vincennes jusqu’au 15 octobre. T :  01 43 74 99 61

 

 

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