Cirkopolis par le Cirque Eloize, mise en scène de Dave Saint-Pierre et Jeannot Painchaud

©Cirque Eloize

©Cirque Eloize

Cirkopolis par le Cirque Eloize, mise en scène de Dave Saint-Pierre et Jeannot Painchaud

Il faut saluer l’ouverture d’un nouveau théâtre dans  le XIIIème, place d’Italie, succédant à un cinéma,  ce qui est très rare.  Avec un spectacle grand public mais non racoleur de cette compagnie de cirque québécoise au doux nom d’Éloize, un mot du patois acadien se prononçant elwaz et signifiant «éclair de chaleur» aux Îles-de-la-Madeleine, archipel du golfe du Saint-Laurent à 200 km de la côte Est du Québec et dont les artistes de la première troupe du Cirque Éloize étaient tous originaires. Fondé en 1993, la compagnie a créé quelque onze spectacles originaux dont iD en 2009, Cirkopolis en 2012, Le Music-Hall de la Baronne en 2014 et Saloon en 2016. Avec plus de 4.000 représentations dans cinquante  pays…

«Ce spectacle, dit Jeannot Painchaud qui a fondé la compagnie et en est le directeur artistique, parle d’espoir, de la quête de soi-même qui conduit à la liberté,  Le personnage principal se rend compte qu’il veut échapper à ces engrenages de la ville-usine, quitter cet environnement déshumanisé qui finirait par l’écraser. » Dave Saint-Pierre dont  nous avions vu un spectacle en solo au dernier festival d’ Avignon, (voir Le Théâtre du Blog) en a réalisé la chorégraphie, avec un souci d’esthétique et d’harmonie du geste. Et les performances circassiennes qui se succèdent, ont donc, grâce à lui ici, un supplément d’âme. Un vrai plaisir… Hasley, un homme seul, évolue dans l’environnement étouffant d’une ville-usine et d’immenses engrenages, en images de synthèse d’une qualité exceptionnelle qui s’inspirent du fameux Metropolis de Fritz Lang ou Brazil de Terry Gilliam.

Détournant les agrès et accessoires de cirque de leur fonction initiale, les artistes réalisent des tableaux très réussis, entre poésie et performance. Avec, en particulier, un superbe numéro de roue Cyr, du nom de son inventeur québécois, de diabolo-exceptionnel de virtuosité et de beauté-puis de mât chinois, avec une danseuse et son partenaire. Nous rêvons avec le personnage principal, quand une autre danseuse, toute de mauve vêtue, passe dans les airs avec tendresse entre les mains de ses partenaires qui la soutiennent telle une déesse: une véritable icône reprise sur l’affiche. Une chanson l’accompagne : «Saurais-tu quitter les songes pour te joindre à nous? » Tout un programme! La partition musicale transporte le public. Mais les applaudissements à la fin de chaque numéro, nuisent un peu à la fluidité du spectacle.

Les jeunes artistes de neuf nationalités occupent avec une belle énergie les quelque trente mètres d’ouverture du plateau. et nous offrent, pour le final, un vrai feu d’artifice de performances, mêlant danse, cirque et théâtre. Un beau spectacle qu’Olivier Peyronnaud, le directeur de ce nouveau lieu qui vient d’ouvrir (voir prochainement l’entretien avec lui dans Le Théâtre du Blog) offre au public.

Jean Couturier

Le 13ème Art, Place d’Italie, Paris XIII ème ,jusqu’au 29 octobre.
www.le13emeart.com www.justepourrire.fr

             

 

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