La Fresque chorégraphie d’Angelin Preljocaj

 

La Fresque chorégraphie d’Angelin Preljocaj

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Photo Jean Couturier

Emmanuel Demarcy-Mota, le directeur du Théâtre de la Ville, avait demandé un ballet pour jeune public au chorégraphe qui a créé cette pièce d’après un célèbre conte chinois. Deux voyageurs trouvent refuge dans un temple et remarquent une fresque représentant un groupe de jeunes filles. Un des voyageurs tombe amoureux de l’image de l’une d’elles, et traverse cette fresque pour la rejoindre, et il y vit une romance amoureuse.

Laurence Loupe, en 1988 dans le Journal du Théâtre de la Ville présentait ainsi Angelin Preljocaj,  « Chez lui, la danse peut tout dire et faire sortir de l’inconscient, ce que le langage refoule. Et de l’histoire, ce que la mémoire des hommes n’a pas consigné ou n’a pas transmis». Ainsi la danse donne à voir l’invisible, et nous fait traverser le miroir. Pour le chorégraphe, elle crée les liens qui se nouent entre image fixe et mouvement, entre instantanéité et durée, entre vif et inerte. Derrière cette métaphore qui traverse le conte chinois, se profile la question de la représentation dans notre civilisation et la place de l’art dans la société d’aujourd’hui».

Plusieurs tableaux se succèdent et nous emportent dans une histoire teintée de surréalisme et  parfois d’une naïveté enfantine. D’autres tableaux sont très sensuels  avec ces cinq danseuses figurant la fresque derrière un voile, ou les bouleversants duos des amoureux, Yurié  Tsugawa et Jean-Charles Jousni.
Les danseurs, en costumes d’Azzedine Alaïa, sont traversés de multiples impulsions fluides et harmonieuses. Ce créateur disparu récemment s’était fait connaître du grand public  avec une robe aux couleurs du drapeau français portée par Jessye Norman  pur la célébration du bi-centenaire de 1789.  Il a toujours mis en valeur le corps féminin, comme Angelin Preljocaj, dont la danse est ici accompagnée ici d’une  belle création lumières d’Eric Soyer et d’un habillage vidéo de Constance Guisset. La musique de Nicolas Godin complète cette pièce d’une heure vingt pour dix danseurs, promise a un bel avenir.

Nous n’oublierons pas le solo plein d’énergie et de sensualité de Yurié Tsugawa, et il faut  remercier Angelin Preljocaj qui sait faire aimer la danse à un vaste public, grâce à une dramaturgie claire et  à une chorégraphie de qualité.

Jean Couturier

Théâtre de la Ville hors les murs au Théâtre National de la danse de Chaillot, 1 Place du Trocadéro Paris XVIème,  jusqu’au 22 décembre.

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