Don Quichotte,par le Ballet Nacional Sodre d’Uruguay

 

Festival International de Danse de Cannes :

 Don Quichotte,par le Ballet Nacional Sodre d’Uruguay, inspiré de Don Quichotte de la Mancha de Miguel de Cervantes, chorégraphie de Silvia Bazilis et Raúl Candal, d’après l’œuvre originale de Marius Petipa, musique de Ludwig Minkus

Balletsodreuruguay1La partie réservée aux grands ballets du répertoire classique est de plus en plus congrue en France, et même l’Opéra de Paris réserve l’essentiel de sa programmation au contemporain, souvent sans intérêt comme Play, actuellement à l’affiche. On peut donc se réjouir du coup d’envoi donné ici avec ce superbe Don Quichotte par la Compagnie nationale d’Uruguay qui  vient pour la première fois en France.

Brigitte Lefèvre, directrice de ce Festival International, sait s’ouvrir à la nouveauté sans oublier pour autant les fondamentaux. Elle a accompagné l’émergence de la danse contemporaine en France, quand,  après avoir été danseuse à l’Opéra, elle a été en fonction au Ministère de la Culture,  puis Directrice du Ballet à l’Opéra, et elle s’entend à «rassembler sans opposer».

 Ce festival programmé sur deux longs week-ends, voit se succéder de nouveaux talents comme Jann Gallois ou Maud Le Pladec,  et des compagnies établies : le Ballet de l’Opéra de Rome, dirigé par l’étoile Eléonora Abbagnato ou le Ballet Nacional Sodre qui partage avec le Ballet du Teatro Colòn de Buenos Aires, le privilège d’être la plus ancienne et la plus importante compagnie d’Amérique du Sud.  Julio Bocca, son directeur, ancienne étoile de l’American Ballet Theatre, l’a redynamisée durant les sept années de son «règne»…qui se termine dans un mois. Il a  eu l’occasion  avec ce Don Quichotte dont il a raccourci certaines scènes et accentué le rythme, de montrer la rigueur de ses interprètes. Du corps de ballet, jusqu’aux solistes et aux étoiles, tous possèdent la virtuosité requise pour interpréter ce chef-d’œuvre de la tradition classique. Joyeux et solaire mais truffé de difficultés techniques…

 Les attaques des pointes chez les filles, les sauts et les grands jetés en tournant chez les garçons-ou la musicalité des ensemble-n’ont rien à envier à ceux des danseurs d’autres grandes compagnies classiques, avec en sus, une fougue et une sensualité sud-américaines qui rappellent celles du Ballet de Cuba. La pantomime est interprétée avec tant de naturel et de bonne humeur, qu’on en oublie son côté conventionnel. Avec l’étincelante Maria Riccetto (Kitri) et Gustavo Carvalho (son amoureux, Basile), les superbes techniciennes Nina Queiroz et Paula Penachio (les deux amies de Kitri). Mention spéciale à Ciro Tamayo (le torero) qui traverse le vaste plateau en trois grands jetés, Guillermo Gonzales (le chef des Gitans) et Anibal Orcoyen (Gamache) pour son irrésistible interprétation comique.

 Mieux vaut oublier les décors et costumes, et s’intéresser à la danse qui s’impose ici avec brio ! Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !!

 

Sonia Schoonejans

 

 

 

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