Rendez-vous de Bruno Fougniès, mise en scène de Rubia Matignon

Crédit Photo Pierre François

Crédit Photo Pierre François

 

Rendez-vous de Bruno Fougniès, mise en scène de Rubia Matignon

 Dans cet ancien ciné-théâtre de l’Association Fraternelle des Chemins de fer français, Jean-Claude Auclair, producteur de spectacles, a voulu faire revivre l’Alhambra, un célèbre music-hall situé non loin de là, et disparu dans les années soixante. Séduit par ce lieu au charme désuet, il a rénové la grande salle pour l’ouvrir aux musiques actuelles. Au programme: des concerts et comédies musicales. Et il vient aussi d’ouvrir, au premier étage, un espace pour les spectacles de format réduit.

Rendez-vous a inauguré cette petite scène. Deux femmes débarquent, à l’invitation d’un homme qui leur a adressé à chacune, la même lettre. Et elles vont se disputer encore ce vieil amant, en rivales qu’elles furent jadis. Elles s’affrontent puis deviennent complices, quand elles découvrent, stupéfaites que leur ex a perdu la mémoire. Ensemble, elles vont l’aider à retrouver ses souvenirs en fouillant dans leur passé commun, quand ils triomphaient tous les trois dans un music-hall dirigé par ce chanteur frappé aujourd’hui d’amnésie. De cette situation triangulaire convenue, l’auteur a su tirer une comédie légère et insolite, toute en demi-teintes, et sans la vulgarité et les bavardages qui caractérisent souvent ce genre de répertoire.

Le direction d’acteurs est rigoureuse, et la mise en scène se tient. La rousse et pulpeuse Catherine Toublanc, et la brune et piquante Lola Accardi bougent et chantent avec aisance et l’on retrouve, avec un brin de nostalgie, dans la dernière partie, les airs qui firent les belles heures des cabarets parisiens de l’après-guerre. Le lieu se prête à cette ambiance et, utilisé au mieux, ce petit espace permet au public d’avoir une grande proximité avec les artistes qui les entraînent,  à entonner  les chansons bien connues de ces années-là…

 Mireille Davidovici

L’Alhambra, 21 rue Yves Toudic, Paris Xème T. 01 40 20 40 25,  jusqu’au 21 mars, tous les jeudis.

 

 


Archive pour 20 décembre, 2017

Trust-Karaoké panoramique,d’après Trust de Falk Richter, mise en scène de Maëlle Dequiedt

Trust-Karaoké panoramique, d’après Trust de Falk Richter, traduction d’Anne Monfort, mise en scène de Maëlle Dequiedt

Crédit Photo : Jean-Louis Fernandez

Crédit Photo : Jean-Louis Fernandez

 L’office de production Prémisses et le Théâtre de la Cité internationale  à Paris ont réalisé une opération de soutien aux jeunes artistes de théâtre, le dispositif Cluster. Les équipes choisies pour en bénéficier, La Phénoména et le collectif Marthe, sont entrées en résidence de création et d’action artistique pour trois saisons. Et programmées ce mois-ci et en janvier  prochain. Avec un accompagnement du développement artistique et de la structuration de la compagnie et de la diffusion de ses spectacles.

Cette création d’après Trust de Falk Richter a été mise en scène de façon tonique par Maëlle Dequiedt dont la compagnie a un œil acéré sur notre société, à la façon narquoise de Falk Richter. La crise économique et l’ultra-libéralisme désagrègent la vie sociale et créent un pseudo-savoir vivre réservé à soi-même… une vision bien entendu erronée. D’où une perte de confiance dans un Etat qui ne protège pas les plus fragiles. Quelle est la valeur de l’argent quand il ne signifie plus rien, sinon pour les plus malins qui jonglent au mieux avec des opérations financières juteuses? S’ensuit donc une perte de confiance en l’autre et en ses propres sentiments amoureux. Vivre revient alors à s’unir et à se désunir, naturellement, et de plus en plus vite, dans un apprentissage égaré de soi qui fait de l’individualisme, un pseudo-idéal de liberté.

Un narrateur, micro en main, va et vient sur la scène (Youssouf Abi-Ayad), et suit les personnages pour les présenter au public, avant qu’ils ne s’expriment eux-mêmes avec détermination. Il y a ici un animateur karaoké, un  directeur d’entreprise et un chef de groupe révolutionnaire. L’un plus âgé (Quentin Barbosa) joue au golf et raconte ses rencontres décevantes avec des jeunes gens qui ne pensent qu’à obtenir un contrat de travail.  Un chercheur au bonnet vissé sur la tête (Romain Darrieu ou Romain Pageard, en alternance), une pile de journaux à ses pieds pour se documenter, écrit sur la crise. Les garçons et filles qui l’entourent, lancent des slogans.

 Mathilde, une experte financière (Edith Mennetrier) traverse la planète avec sa valise roulante, et sûre de ses gains, rêve de faire sauter Wall Street. Une  pianiste (Pauline Haudepin) joue avec tact des mélodies, entre autres de John Cage. Une jeune sportive (Maud Pourgeois) cherche de l’argent et un être à aimer. Tous se croisent, passent d’un espace à l’autre, et s’amusent de menus objets qu’ils fabriquent comme des billets de banque de couleur rouge, métaphore ironique des billets d’amour qui ne s’échangent plus guère, leur dévaluation étant trop manifeste… Les paroles se croisent à travers monologues et dialogues, dans des échanges verbaux et gestuels qui contribuent au rapprochement, puis au détachement physique.

 Distanciation du jeu, ironie moqueuse et douleur sous-jacente : des postures éloquentes. Certains se sont aimés par le passé et ne se reconnaissent plus, poussés à vivre sexuellement, sans même s’assurer un minimum existentiel. Les personnages deviennent ainsi des marionnettes que l’on manipule. Perte de sens et de repères: ces jeunes gens disent ici toute leur souffrance, et lucides, revendiquent avec force une vie meilleure et plus sensible.

La scénographe Heidi Folliet a imaginé des espaces ouverts et exposés-on peut voir des scènes intimes derrière ces parois glissantes transparentes que l’on peut taguer- et ce sont aussi parfois des refuges pour les solitaires. Entre danse, chant, karaoké et déclamation, le spectacle a une belle énergie et un engagement de ses acteurs qui cherchent à savoir pourquoi leurs personnages vivent.

Véronique Hotte

Théâtre de la Cité Internationale, 17 boulevard Jourdan,  Paris XIVème, du 8 au 22 décembre.T. : 01 43 13 50 50.

 

 

Play chorégraphie d’Alexander Ekman

© Ann Ray / OnP

© Ann Ray / OnP

 

Play chorégraphie d’Alexander Ekman

Les jeux de ballon entre spectateurs et artistes occupent les scènes parisiennes en cette fin d’année, comme dans le Slava’s Snow Show présenté au 13 ème Art (voir Le Théâtre du Blog) et Play au Palais Garnier. Etablissement public, l’Opéra de Paris séduit de plus en plus les financeurs privés  qui ont loué pour dix ans, un petit Foyer de repos à une entreprise spécialisée dans le son, alors qu’un restaurant occupe déjà un des deux grands salons! Mais cela permet de financer, entre autres, la création d’Alexander Ekman qui nous invite à d’autres formes de jeux.

Cette aventure collective expérimentale pour trente-sept danseurs divise la critique et le public qui, majoritairement debout aux saluts, semble heureux d’avoir échangé quelques balles jaunes et vertes avec les danseurs. Le spectacle, trop long et parfois brouillon, propose quelques beaux moments de liberté. La scénographie très réussie qu’a imaginée le chorégraphe suédois nous fait découvrir l’immense scène du Palais Garnier peinte en blanc comme le sont les costumes  au premier acte. Sur la mezzanine en fond de scène, les musiciens et la choriste interprètent une création originale de Mikael Karlsson et des cubes blancs descendent des cintres.  «L’existence, le monde sensible est ludique par nature», dit  Alexander Ekman, citant Alan Watts. «Si vous n’aviez pas joué le jeu… il n’y aurait pas de jeu», ajoute le chorégraphe qui milite pour le jeu et la danse comme vecteurs de divertissement.

Il faut d’emblée entrer dans ce monde ludique où la danse n’est parfois qu’un alibi, sous peine d’y rester extérieur. La plupart des spectateurs acceptent ce principe, tout comme les danseurs qui, même si leur excellence technique reste un peu sous-exploitée, ont beaucoup improvisé pour créer ces tableaux où on découvrons un cosmonaute avec son drapeau blanc, un clown, une reine, un groupe de danseuses aux têtes surmontées de bois et traversant gracieusement le plateau comme des antilopes ou encore une danseuse en tutu, seule référence à la danse classique.

L’esthétique très étudiée de ce spectacle nous a séduit. «Les personnages sont globalement désirés par Alexander Ekman, précise Xavier Ronze, créateur des costumes. Je lui ai fait des propositions comme pour toutes les créations. Le premier acte est volontairement blanc, ce qui donne beaucoup de relief à la couleur, et particulièrement au vert des balles. Le deuxième acte est volontairement gris et sombre. J’ai dessiné un costume avec des variations  pour évoquer l’uniforme et le tailleur, sans l’illustrer et en le détournant…fausses cravates, tailles hautes, fonds de plis des jupes plus sombres ou plus clairs». Jouer comme un enfant tout en étant adulte, est le fondement de ce spectacle; les danseurs et tous les artistes se sont adaptés à cette idée du chorégraphe, qui réalise ainsi son rêve personnel: faire du Palais Garnier, le temps d’une soirée, une vaste cour de ré-(création)!

Jean Couturier

Opéra-Garnier, Paris VIIIème, jusqu’au 31 décembre.
Operadeparis.fr              

Bacchantes / Prélude pour une purge d’après Euripide, chorégraphie de Marlene Monteiro Freitas

 

Bacchantes/Prélude pour une purge d’après Euripide, chorégraphie de Marlene Monteiro Freitas

 Il faut beaucoup chercher pour trouver une trame dramatique commune à ce spectacle débridé, en forme de farce carnavalesque, avec la tragédie grecque. « Nous avons travaillé avec, et à partir de la pièce d’Euripide, précise la chorégraphe capverdienne, à la jonction d’états, de tensions, sur un plan davantage émotionnel ou sensuel, que dans une perspective de sens».

 Autour d’elle, douze danseurs et musiciens se lancent dans une fresque musicale et gestuelle, agités d’un mouvement  continu, jusqu’au bout de leur énergie. Cette grande fête, drôle mais aussi cruelle, est orchestrée par Dionysos pour se venger de son cousin, le roi de Thèbes, Penthée, qui ne veut pas reconnaître sa nature divine. Personne dans la Cité ne veut croire que Dionysos est le fils de Zeus et de Sémélé, lui que Zeus recueillit dans sa cuisse, après qu’Héra a frappé de la foudre sa rivale enceinte, fille du précédent roi de Thèbes, Cadmos.

Peu importe qui est qui, et qui fait quoi ici: de cette fiction du Vème siècle avant J.C., peu lisible de nos jours, reste une vibrante bacchanale, composée de séquences minutieusement réglées qui s’enchaînent à une allure vertigineuse. Avec des solos ou scènes chorales soutenus par cinq trompettistes et les rythmes de percussionnistes (batterie électronique, woodblocks, instruments de fortune).

Les maquillages et mimiques des artistes vont du grotesque au Grand Guignol, parodiant les rituels de la Grèce antique, à la jonction  d’extrêmes tensions et de relâchements de l’énergie. Plus qu’à l’intrigue, Marlene Monteiro Freitas s’intéresse aux états de possession et aux métamorphoses subis par des personnages des Bacchantes (Dionysos, Penthée, Cadmos, Tiresias), à la polarité Dionysos/Apollon,  et à l’hybridation des genres, voire à leur inversion. La sexualité sous-tend le spectacle mais s’exprime sans vulgarité. Les pupitres de musique, seuls éléments de décor, deviennent phallus, triangles pubiens mais peuvent aussi faire office de machines à écrire, parapluies, violons…

 La musique ici, mène la danse : sa force et son intensité tiennent lieu d’action, et comble parfois certains passages à vide de ce ballet. Souvent sous forme de citations, elle ose aussi le mélange de styles et le jazz côtoie l’opéra ou la « variété ». Parfois le ballet enchaîne les morceaux de bravoure comme les dix-sept minutes finales: chorégraphie paroxystique sur le  Boléro de Maurice Ravel, joué dans son intégralité par l’ensemble des interprètes.

 Le public, invité à ce grand carnaval, exulte, et aux saluts, se lève d’un seul mouvement, pour remercier les artistes de cette soirée festive et jubilatoire.

Mireille Davidovici

 

Nouveau Théâtre de Montreuil (Seine-Saint-Denis) T. : 01 48 70 48 90 , du 18 au 21 décembre.
www.nouveau-theatre-montreuil.com (dans le cadre du festival Mesure pour Mesure et du festival d’Automne à Paris).
Les 25 et 26 janvier, Norrlands Operan, Umea (Suède) et le 2 février, Le Parvis, Tarbes

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En manque, texte et mise en scène de Vincent Macaigne

 

En manque, texte et mise en scène de Vincent Macaigne

7b9aa2db2c70b265593025518f923c42Cela semblerait parler de l’actualité, de l’écart grandissant dans le monde entier entre très riches et très pauvres, et de cette nouvelle fonction de l‘art qui consiste à «défiscaliser» les revenus, en permettant aux super-riches de le devenir plus encore par le jeu d’un impôt moindre et d’un nouveau produit spéculatif, la collection. L’apothéose: une Fondation qui en offre la contemplation aux gens d’en bas.

Encore un conte, pour vieux enfants énervés. Il était une fois Madame Burini, richissime collectionneuse devenue milliardaire, partie d’ “en bas“, la Vallée, et qui, montée à Gstaad, emblème de la richesse à l’abri de l’impôt, est redescendue faire don aux pauvres d’une installation de copies de Caravage, avec en bonne place, un David et Goliath… Mais une horde révolutionnaire (dont la fille de la dame) sous le saint patronage de Che Guevara, viendra saccager toute la galerie.

On assiste d’abord à une parade de foire: sur un élévateur de chantier, la dame en paillettes tonitrue au mégaphone les tristes (et plutôt drôles) vérités de ce monde : l’argent fou, l’imposture de l’art… Ensuite il y a une aimable déambulation de quelques spectateurs et figurants dans l’exposition. Suit un long récit de la fille, de magnifiques nuages de fumigènes diversement éclairés, quelques jolies vidéos familiales et la visite d’une enfant très à l’aise, rangée ensuite dans un coffre-fort par son père… Puis il y a une longue séquence en boîte de nuit, avec quelques spectateurs et beaucoup de figurants assez habiles pour effrayer le bourgeois sans lui faire de mal, sur fond de basses à faire trembler les gradins.

Tout cela formant la métaphore du spectacle scénographié par Vincent Macaigne lui-même : beaucoup de bruit pour rien, et une pensée qui court les rues, quand elle n’est pas un pur brouillard. Une très belle image quand même : celle d’un être pris dans les filets du monde d’en haut et qui cherche à naître au monde d’en bas, en même temps que crève la « poche des eaux » (ce que l’on attend depuis le début du spectacle !).

Alors ? Un spectacle à la fois naïf et roublard : «Aimez-vous, embrassez-vous», martèle-t-on au public, et puis : «Non, c’est une blague». Un spectacle saturé, de sons (parfois intéressants), de fumée et de lumières stroboscopiques. Pas de vol sur la quantité ni même sur la qualité, mais quantité et qualité de rien ! La nostalgie de la nostalgie, même reprise et retravaillée, et l’angoisse d’une avant-guerre, dite, mais que Vincent Macaigne trouve une forme réellement forte, ne parviennent pas à faire sens.

Il  affirme qu’il va peut-être lâcher le théâtre pour le cinéma et les arts plastiques : il a déjà fait des films mais en art, il n’en est pas encore à la radicalité cynique d’un Jeff Koons. Choisira-t-il d’être «idiot», comme le personnage de Fiedor Dostoïevski avec lequel il s’était trouvé quelques affinités, en montant un Idiot, il y a quelques années ? En tout cas, le public, plutôt froid l’autre soir, s’est trouvé en manque de théâtre, et même de questions sur le théâtre…

Christine Friedel

Grande Halle de la Villette, 211 avenue Jean Jaurès, Paris XIXème. T. 01 40 03 75 75, jusqu’au 22 décembre. En collaboration avec le Théâtre de la Ville hors-les-murs, et le Festival d’Automne.

Ça occupe l’âme, texte et mise en scène de Marion Pellissier

Festival Impatience:

 Ça occupe l’âme, texte et mise en scène de Marion Pellissier

 c,0,49,1380,830-cr,1380,720-q,85-a65c31Dans un cube avec deux murs noirs, juste une chaise tubulaire d’école, et un drap blanc chiffonné au sol. Il y a déjà quand on arrive, un homme chauve  à la barbe noire fournie, et une jeune femme au crâne rasé, tous deux juste vêtus d’un slip couleur chair et d’un bandeau noir au bras, très laid mais contenant le matériel technique pour la transmission par micro HF. Sans doute indispensable, vu la dimension de la salle : quelque cent places! Bon, passons…

On croit comprendre-malgré une diction des plus approximatives des acteurs-que, séquestrés pour d’obscures raisons, et comme ils n’ont rien d’autre à faire d’un présent qui leur échappe,  l’homme et la femme se réfugient dans un passé commun ou personnel. Ils évoquent  leurs souvenirs et notamment de lointaines vacances en Grèce. De temps en temps, grande nouveauté! des images vidéo de ce couple déjà filmées, ou reproduisant d’en haut ce que nous voyons sur le petit plateau: bref, la mise en scène, malgré une grande précision, enfile tous les poncifs du spectacle contemporain!

Des bruits électroniques d’explosion veulent rappeler la présence des ravisseurs, des flashs de lumière rouge face public et des images vidéo d’incendie veulent sans doute signifier un tragique… qui nous laisse de glace. « L’auteure et metteuse en scène (qui a travaillé entres autres avec Thierry Jolivet et Cyril Teste) manie le verbe et l’image, dit la note d’intention, et recourt à la vidéo pour éclairer les trahisons du passé et du présent, aussi bien que les mensonges de survie”. (sic) “ Nimbée d’étrangeté, cette création de Marion Péllissier se situe aux confins de l’écriture dramatique et cinématographique” (resic).

Vous avez dit : étrangeté? Que nenni! Tous aux abris! Quelle prétention! Tout le monde n’est pas le grand Cyril Teste et cette mise en scène forcément statique vu l’espace très limité, avec une relation entre vidéo et théâtre des plus conventionnelles, ne fonctionne absolument pas. Et cette logorrhée permanente, que ce soit dans les récits-en particulier, celui d’un chat qui regarde le couple-ou les minces dialogues, devient vite insupportable, tant l’écriture, qui ne fait jamais vraiment sens, est d’une rare indigence: “Mais, putain, va te faire foutre, tu ne te souviens de rien”.

  Bref, notre âme n’a pas pas été occupée une seconde!  Un spectateur exaspéré s’est enfui au bout de dix minutes; nous sommes restés courageusement une petite heure mais, comme aucune amélioration ne se dessinait à l’horizon, nous avons quitté la partie, en même temps qu’une jeune fille qui s’est dite “écœurée par tant de médiocrité”. Restent deux questions: pourquoi la DRAC Occitanie et l’OARA Nouvelle Aquitaine ont-ils soutenu ce projet et pourquoi a-t-il été sélectionné au festival Impatience et présenté au Cent-Quatre? Le théâtre contemporain est décidément plein de mystères!

En tout cas, comme la vie est courte et n’est pas, comme dit la Bible, “un long fleuve tranquille”, vous pouvez donc vous épargner sans aucun état d’âme, le chef-d’œuvre de cette compagnie soi-disant émergente…

Philippe du Vignal

Le Cent-Quatre 1 rue Curial Paris XIXème, jusqu’à ce soir 20 décembre. T: 01 35 50 00

 

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