Projet Loup des steppes, librement inspiré du Loup de steppes d’Hermann Hesse, conception et mise en scène de Tanguy Malik Bordage

 

Festival Impatience :

 Projet Loup des steppes, librement inspiré du Loup des steppes d’Hermann Hesse, conception et mise en scène de Tanguy Malik Bordage

 F8FC219F-F41F-4A7A-AB4C-0D7C052EBEE1Prendre un classique du XXème siècle comme point de départ, pourquoi pas ? A condition de s’y tenir!

Ce spectacle, créé au Lieu Unique de Nantes et programmé ici, commence par un long monologue, tiré du roman initiatique, où le célèbre auteur allemand puis suisse (1877-1962) dépeint un personnage ambivalent qui se déclare solitaire et sauvage mais qui aspire en fait à s’intégrer dans la société bourgeoise, malgré toutes les critiques qu’il lui fait : «Je suis un loup des steppes, animal égaré dans une monde incompréhensible.» (…)  «Celui qui a goûté à ces journées d’agonie de l’âme, et de désespoir où, au beau milieu d’un monde détruit, exploité par les sociétés anonymes, l’univers des hommes et leur prétendue culture apparaissent à chaque seconde dans leur splendeur de pacotille, mensongère et vulgaire. (…) Celui qui a goûté à cet enfer, éprouve beaucoup de satisfaction à vivre des journées normales, en demi-teinte (…)  »

 Dans ce spectacle comme dans le livre, Harry Haller, tourmenté, pessimiste et suicidaire, rencontre dans un bar, Hermine, une jeune femme qui le prend sous son aile et l’entraîne dans un voyage étrange où, d’expériences en rencontres, il se réconciliera avec lui-même et le monde… Le metteur en scène joue le personnage principal,  qui incarne la révolte contre la société bourgeoise qu’il juge responsable de l’état du monde.

Il dit s’être inspiré d’Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche :«L’homme est une corde tendue entre l’animal et le surhomme, une corde au-dessus d’un abîme». Mais aussi de l’autobiographie du boxeur Myke Tyson, pour construire le parcours qui mènera de l’ombre à la lumière, le protagoniste  de cette adaptation…

Parcours qui arrive à son terme avec la chute d’un rideau en fond de scène, découvrant costumes et accessoires de théâtre.  Les quatre interprètes quittent alors la fiction pour jouer leur propre rôle d’acteurs et improviser des sketches ! Comme une remise d’un Prix jeunes talents, allusion au concours du festival Impatience qui les a amenés à jouer ici.

«Tanguy, tu seras rossé et étrillé pour avoir écrit tant d’inepties que tu as toutes plagiées sans le dire», plaisante Kevin Laplaige qui interprétait son ami d’enfance et tous les autres rôles masculins de cette adaptation. Sandrine Barraud et Alice Tremblay folâtrent autour des jeunes gens en se déshabillant pour mettre différents costumes…

Tanguy Malik Bordage passe d’un spectacle déjà décousu, à un exercice de théâtre dans le théâtre: il évoque son métier, ses angoisses et son désir de jouer, mais s’éloigne d’Hermann Hesse, perd le fil du récit… et surtout l’attention du public !

 Mireille Davidovici

Spectacle vu au T2G-Théâtre de Gennevilliers, (Seine-Saint-Denis) le 21 décembre.

Le Loup des steppes d’Herman Hesse, traduit par Alexandra Cade, est publié chez Calmann-Lévy.

 


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