Vu du pont d’Arthur Miller, mise en scène Nikaiti Kondouri

Vu du pont d’Arthur Miller, traduction de Giorgos Kimoylis et Nikaiti Kondouri, mise en scène Nikaiti Kondouri

 1L’auteur américain met l’accent sur deux questions bien claires dans son œuvre : les difficultés relatives à l’immigration et  ceux que provoquent l’expression du désir  de l’autre. Il montre les sentiments amoureux de Rodolpho, nouvel arrivé qui travaille en clandestin  dans le port de New York pour Catherine, la jeune nièce d’Eddie Carbone qui offre non sans objections l’hospitalité à des émigrés, bâtissant un peu partout le fameux « American dream ».

 Mais l’installation des cousins de Béatrice, la femme d’Eddie ne se fait pas toujours dans les meilleures conditions : et les ennuis apparaissent bientôt…  Tout est à recommencer en tenant compte de la mentalité des uns et des autres. Les Siciliens ne s’adaptent pas facilement à la vie de New York, surtout quand il leur faut se cacher des curieux qui se méfient de l’étranger.
Chez Eddie Carbone,  il aurait pu y avoir une bonne entente, si le jeune Rodolpho n’avait pas eu une relation intime avec cette Catherine, protégée par Béatrice et par Eddie… qui va la découvrir. Leur envie de se marier le rend furieux et incapable de se retenir et il commence à calomnier Rodolpho et à se moquer de sa tenue qu’il juge féminine. Catherine se révolte et veut à tout prix s’éloigner de la maison de son oncle dont le comportement dépasse les limites des sentiments purs, quand il essaye en vain d’avertir sa nièce. Dans  cette pièce, le point focal c’est le désordre sentimental qui attire l’attention du lecteur/spectateur, alors que la question socio-politique, à laquelle se mêle cette histoire d’amour, reste à la surface de Vu du pont…  Mais que Nikaiti Kondouri accentue dans cette mise en scène de cette  pièce, de façon à la fois rapide et nonchalante, quand il montre les doutes et revirements des personnages.

Georges Kimoulis donne à Eddie Carbone donne une couleur  tragique mais (Maria Kechagioglou et Iliana Mavromati (Béatrice et Catherine) arrivent quand même à attirer l’attention du public. Stathis Panagiotidis (Marco) et Alexandros Mavropoulos (Rodolpho) donnent à leurs personnages tout le dynamisme nécessaiire Nikos Chatzopoulos (Alfieri) assure, lui, la continuité de l’intrigue dans ce rôle de narrateur. Les autres comédiens recréent à certains moments, comme une espèce de chœur.

Giorgos Patsas a conçu des costumes et un espace d’incertitude et de doute, avec de gros crochets qui pendent d’un plafond singulier-finement éclairé par Lefteris Pavlopoulos, où il fait vivre les objets comme les ombres à la limite du cauchemar

Nektarios-Georgios Konstantinidis

Théâtre National de Grèce, 22-24 rue Agiou Konstantinou, Place Omonia, Athènes. T : 0030 210 5288170 

 

 


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