Le Sacrifice d’Abraham, œuvre anonyme, mise en scène de Damianos Konstantinidis

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Le Sacrifice d’Abraham, œuvre anonyme, mise en scène de Damianos Konstantinidis

Ce drame d’inspiration biblique, chef d’œuvre du théâtre crétois (XVIème et XVIIème siècles), met en scène Abraham auquel l’Ange demande de sacrifier son fils unique Isaac pour l’offrir au Seigneur. On retrouve cet aspect psychologique chez Giorgos Hortatzis qui, dans sa tragédie Erophile, aurait pris comme modèle Iphigénie en Aulide d’Euripide. D’autres chercheurs attribuent cette pièce à Vitzentzos Kornaros, auteur du poème épique Erotokritos.
Damianos Konstantinidis crée un spectacle très intéressant, en cela qu’il respecte un langage poétique en vers rimés et sa nature religieuse, tout en proposant une mis en scène contemporaine. Il développe une dialectique entre l’homme et la foi  en ce Dieu qui porte plusieurs noms selon  les religions. La figure de l’Ange interprété ici par le comédien noir Michel Afolayan, souligne le caractère universel de la divinité et les divers traits du culte. Etre fidèle aux règles parfois strictes d’une religion est souvent une dure épreuve et constitue un modus vivendi qui fait souffrir les gens.
Damianos Konstantinidis propose une sorte de méta-texte, et vers la fin du spectacle, les comédiens prononcent les fameuses  phrases qui mettent en cause la croyance et les obsessions qu’elle entraîne. Les décors et costumes d’Antonis Daglidis, simples et clairs, remplissent bien leur fonction symbolique.
Iossif Iossifidis (Abraham), Despina Sarafidou (Shara), Stergiana Tzegka (Tamar), Tassos Tsoukalis-Dimitriadis (Siban), Dimitris Fourlis (Isaak) et Michel Afolayan (Ange) gardent une distance critique. Aucun cri, aucune exagération mais des émotions que le spectateur peut facilement ressentir. Ce spectacle provoque, au-delà de la sympathie, la fameuse « purgation des passions » mais aussi  un scepticisme envers les personnages tragiques.
 
Nektarios-Georgios Konstantinidis
 
Théâtre Stathmos, 55 rue Victor Hugo, Athènes, T. : 0030 211 40 36 322


Archive pour 14 avril, 2018

Le Sacrifice d’Abraham, œuvre anonyme, mise en scène de Damianos Konstantinidis

9C0781DD-23C8-418C-96AE-60ACFB1F8AB1

Le Sacrifice d’Abraham, œuvre anonyme, mise en scène de Damianos Konstantinidis

Ce drame d’inspiration biblique, chef d’œuvre du théâtre crétois (XVIème et XVIIème siècles), met en scène Abraham auquel l’Ange demande de sacrifier son fils unique Isaac pour l’offrir au Seigneur. On retrouve cet aspect psychologique chez Giorgos Hortatzis qui, dans sa tragédie Erophile, aurait pris comme modèle Iphigénie en Aulide d’Euripide. D’autres chercheurs attribuent cette pièce à Vitzentzos Kornaros, auteur du poème épique Erotokritos.
Damianos Konstantinidis crée un spectacle très intéressant, en cela qu’il respecte un langage poétique en vers rimés et sa nature religieuse, tout en proposant une mis en scène contemporaine. Il développe une dialectique entre l’homme et la foi  en ce Dieu qui porte plusieurs noms selon  les religions. La figure de l’Ange interprété ici par le comédien noir Michel Afolayan, souligne le caractère universel de la divinité et les divers traits du culte. Etre fidèle aux règles parfois strictes d’une religion est souvent une dure épreuve et constitue un modus vivendi qui fait souffrir les gens.
Damianos Konstantinidis propose une sorte de méta-texte, et vers la fin du spectacle, les comédiens prononcent les fameuses  phrases qui mettent en cause la croyance et les obsessions qu’elle entraîne. Les décors et costumes d’Antonis Daglidis, simples et clairs, remplissent bien leur fonction symbolique.
Iossif Iossifidis (Abraham), Despina Sarafidou (Shara), Stergiana Tzegka (Tamar), Tassos Tsoukalis-Dimitriadis (Siban), Dimitris Fourlis (Isaak) et Michel Afolayan (Ange) gardent une distance critique. Aucun cri, aucune exagération mais des émotions que le spectateur peut facilement ressentir. Ce spectacle provoque, au-delà de la sympathie, la fameuse « purgation des passions » mais aussi  un scepticisme envers les personnages tragiques.
 
Nektarios-Georgios Konstantinidis
 
Théâtre Stathmos, 55 rue Victor Hugo, Athènes, T. : 0030 211 40 36 322

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