Manon, musique de Jules Massenet, répétition avec le ballet de l’Opéra de Rome.

Manon, musique de Jules Massenet, chorégraphie de Kenneth Macmillan, reprise par Karl Burnett et Patricia Ruanne, répétition avec le ballet de l’Opéra de Rome.

069D8791-2338-4576-B22F-44F2EFD28FE2

(C)Jean Couturier, photo de répétition

Un triste histoire que celle de Manon Lescaut., adaptée du roman de l’Abbé Prévost (1731). Promise au couvent, la jeune fille tombe amoureuse du chevalier Des Grieux et s’enfuit avec lui. Ils vivent ensemble à Paris mais Manon, restée soumise à son frère, finit par  vendre ses charmes à un homme fortuné Monsieur de G. M.  Les deux amants se battent et Manon est déportée à la Nouvelle-Orléans. Des Grieux la retrouvera et tue alors son geôlier violeur, tandis que Manon meurt dans ses bras. 

Les journées de travail sont longues : après une heure vingt de cours dans les deux salles de l’Opéra, les répétitions débutent à onze heures trente et se terminent à dix-neuf heures. Etoiles, premiers danseurs, solistes, et corps de ballet écoutent attentivement Karl Burnett qui s’exprime en italien, français et anglais et explique les mouvements de chacun tout,  en définissant l’espace de jeu. Il joint le geste à la parole avec un fascinant ballet de mains pour transmettre ses consignes. Après avoir longuement observé les propositions des danseurs, il oriente leur travail pour construire le ballet scène après scène, avec l’aide de Benjamin Pech, Eléonora Abbagnato et Patricia Ruanne.

La chorégraphie imaginée par Kenneth Macmillan exige des interprètes de vrais risques physiques avec voltiges, portés compliqués et passage des danseuses de mains en mains. Il a donc fallu recourir à plusieurs distributions pour les six représentations à la fin mai. Alessandra Amato, Susanna Salvi, Michele Satriano et Claudio Cocino se succèderont dans les rôles principaux. Benjamin Pech et Eléonora Abbagnato retrouveront, eux, certains soirs les scènes qu’ils ont dansées à l’Opéra de Paris par le passé, et Friedemann Vogel, du théâtre musical Stanislawski de Moscou sera artiste invité. On attend avec impatience les pas de deux de Manon et des Grieux, bouleversants de sensualité, et  les pas de trois avec Manon, Lescaut et Monsieur G.M., porteurs d’une vraie violence. Théâtralité, sensualité, et performance technique  seront au rendez-vous de ce beau spectacle qu’il serait bien de découvrir un jour en France…

Jean Couturier

Opéra de Rome, du 25 au 31 mai.

 

 


Répondre

DAROU L ISLAM |
ENSEMBLE ET DROIT |
Faut-il considérer internet... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le blogue a Voliere
| Cévennes : Chantiers 2013
| Centenaire de l'Ecole Privé...