Festival Onze bouge: Le Parlement par le Théâtre de l’Unité

 

Festival Onze bouge: Le Parlement par le Théâtre de l’Unité

le parlement Quatorzième édition de ce festival gratuit, et qui offre à nombre une scène parisienne. « pendant le mois de juin à Paris. Avec une trentaine de spectacles en extérieur et en intérieur, grâce au soutien des salles partenaires comme Le Bataclan, Le Palais des Glaces, Le Réservoir, le Théâtre Déjazet, Le Temple, le Satellit Café, La Java, le Nouveau Casino…). Pendant dix jours, un programme avec musique, théâtre, arts de la rue. Seule consigne, retirer ses billets GRATUITS au Kiosque Onze, situé dans l’entrée de la mairie du 11e, 2 jours avant chaque spectacle.

 

Reprise de ce spectacle  créé au Festival d’Aurillac il y a trois ans (voir Le Théâtre du Blog). Installé à la hauteur du 128 boulevard Voltaire, tout près de la mairie du XIème à Paris, le Théâtre de l’Unité évoque les débuts du premier Parlement de rue élaboré avec les habitants d’Amiens en 2003.  Des lois sont proposées par le public de cette dix-septième édition mais…  la première à Paris.
On élit la Présidente, baptisée Madame la Provisoire : Hervée de Lafond codirectrice du Théâtre l’Unité qui  va s’installer sur sa chaise haute d’arbitre de tennis. Elle fait la synthèse des votes, les accepte ou les rejette. Une fois adoptés, les projets de lois sont envoyés à Matignon qui confirme les avoir bien reçus, mais n’y donne pas suite. Fantasio rythme la séance avec sa contrebasse et ses chants vibrants.

On débat d’une première loi sur le port obligatoire d’un d’uniforme dans les écoles mais elle est rejetée… Comme celle selon laquelle les hommes porteraient leurs bébés dans le dos, ou celle de pouvoir manger son animal domestique. Lucile Tanoh cite Victor Hugo : « La misère est une maladie du corps social, comme la lèpre est une maladie du corps humain ! »
Une loi autorisant à faire habiter les immeubles vides est adoptée, et celle sur un «terrorisme sympa» bénéficie de l’abstention. Jacques Livchine l’autre directeur du Théâtre de l’Unité récite alors Combien ça coûte l’indifférence? de François Béranger. Des spectateurs proposent ensuite de rendre un tiers des sièges de l’Assemblée Nationale à la société civile,  avec  des citoyens tirés au sort. Une  autre proposition de loi prévoirait qu’au-delà d’un SMIC à 1350 € net, on n’aurait plus droit à aucune aide. Et une loi  permettrait aux enfants de parents séparés de choisir leur lieu de résidence est rejetée.

Une séance parlementaire dynamique et pleine de poésie mais dont l’assistance plutôt bourgeoise est constituée par le public du festival… Bien peu de passants s’arrêtent devant ce spectacle salutaire et pourtant gratuit. Seule consigne: retirer ses billets au Kiosque Onze, à l’entrée de la mairie du XI ème deux  jours avant chaque spectacle.

Edith Rappoport

Spectacle vu le 3 juin au Festival Onze bouge, Mairie du XIème, Paris.

 


Répondre

DAROU L ISLAM |
ENSEMBLE ET DROIT |
Faut-il considérer internet... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le blogue a Voliere
| Cévennes : Chantiers 2013
| Centenaire de l'Ecole Privé...