Festival des Ecoles du Théâtre public


Festival des Ecoles du Théâtre public

 Organisé par le Théâtre de l’Aquarium à la Cartoucherie de Vincennes. Il y a en France quatorze écoles supérieures d’art dramatique qui forment des comédiens professionnels. En juin après trois ans de formation, a lieu un spectacle dit de sortie dirigé par un metteur en scène expérimenté. La Manufacture de Lausanne  a ouvert le bal.

Ça ne se passe jamais comme prévu, mise en scène de Tiago Rodrigues 

311CCC51-9C51-4E07-91A6-0373E62776BALa promotion sortante : Donatienne Amann, Raphaël Archinard, Julie Bugnard, Greg Ceppi, Angèle Colas, Isabela De Moraes Evangelista, Catherine Demiguel,Laura Den Hondt, Morgane Grandjean, Isumi Grichting, Camille Le Jeune, Pépin Mayette, Guillaume Miramond, Samuel Perthuis, Victor Poltier, Lucas Savioz a travaillé pendant deux mois avec Tiago Rodrigues, acteur, dramaturge, metteur en scène, et directeur artistique du Teatro Nacional D. Maria II à Lisbonne. Bien connu en France où il a notamment créé en 2016 au Théâtre de la Bastille le remarquable spectacle Bovary, d’après le procès Flaubert voir Le Théâtre du Blog) Avec comme principe une plus grande liberté de jeu accordé aux comédiens  et une économie de moyens évidente. Règle d’or pendant deux ces mois de travail intense: savoir que les choses ne se passent jamais comme prévu.  Ici donc un groupe de seize étrangers découvre Lisbonne et tente de monter un spectacle au cours duquel, tout comme la vie dans cette cité, rien ne se passe comme prévu.
Sur le plateau, une toile de fond avec la photo du Principe Real, un parc de Lisbonne, une pelouse de gazon artificiel, une table avec des verres et des bouteilles de ginjiha, la liqueur de cerise chère au cœur des Lisboètes, et une bande de seize jeunes comédiens sympathiques, très à l’aise sur ce grand plateau et qui expliquent le mode d’emploi du spectacle…

Tiago Rodrigues leur a fait visiter la ville non les lieux sites touristiques mais ceux qui le touchent. La boutique du gantier Ulysse, le Principe Real, un beau petit parc. Et le metteur en scène leur a aussi fait  d’aller découvrir Lisbonne et rapporter des sensations, anecdotes, etc. pour écrire son texte. Une vision, une sensation, une anecdote,  comme cette vieille  dame  cueillant une feuille pour en sentir le parfum, des promenades dans les rues, sur la place de Rossio, au centre de la capitale,  avec la statue de Pedro IV, premier empereur du Brésil,  au début du XVIII ème.  Mais qui serait celle de Maximilien de Habsbourg, empereur du Mexique; faute d’argent le gouvernement  l’aurait accepté du sculpteur… Mais aussi l’ancienne prison de l’Aljube où les opposants à Salazar étaient torturés, les promenades au bord du Tage, les vieux palais, des histoires d’amour discrètement évoquées, la célébration annuelle le 25 avril, de la fameuse Révolution des œillets en 1974, la fin de la dictature de Salazar et du colonialisme, et enfin l’insurrection après des années de torture et d’assassinats d’opposants. Tiago Rodrigues leur aussi  beaucoup parlé du grand poète Camões : «Changent les temps et changent les désirs…»

 Puis le metteur en scène, à partir de ce matériau de base, a écrits seize lettres d’adieu, une pour chacun des jeunes apprentis-comédiens, avec différents niveaux d’écriture:  cette fiction est aussi en quelque sorte aussi une sorte de roman d’apprentissage. A la fois individuel mais aussi collectif puisque lié à un voyage d’études, mais le dernier  avant la grande séparation de ces seize élèves. Ce qui rend toujours un spectacle de sortie empreint d’une certaine nostalgie mais aussi d’une envie d’en découdre après trois ans d’école avec le milieu professionnel…
Cela commence plutôt bien avec l’idée pleine d’humour de jouer La Cerisaie d’Anton Tchekhov à cause de la gijinha mais vite abandonnée…  Et puis chaque comédien va dire sa lettre. Diction et gestuelle impeccables: on sent que ces élèves ont été bien formés et avec une grande rigueur. Oui, mais voilà, le résultat n’a rien d’un spectacle mais tient plutôt d’une sorte d’audition de monologues tout à fait soporifique après quelques lettres d’autant plus qu’on donne numéro à chaque fois! Bref, Tiago Rodriges nous a habitués à beaucoup mieux. Plus ennuyeux: comment arriver à discerner le potentiel de jeu de chacun, puisqu’il n’y a pratiquement aucun échange et seulement quelques rares dialogues! Et comme cela dure plus de deux heures, l’éternité est bien longue surtout vers la fin. Dommage !

 Philippe du Vignal  

Le spectacle s’est joué eu du 21 au 24 juin. Pour les autres en cours jusqu’au 1er juillet, voir le site du Théâtre de l’Aquarium.
(Entrée gratuite mais réservation indispensable)

Théâtre Gérard-Philipe, Saint-Denis. T. :  01 48 13 70 00 reservation@theatregerardphilipe.com
Théâtre de l’Aquarium. T. :  01 43 74 99 61 du mardi au samedi de 14h à 19h, pour tous les spectacles présentés à la Cartoucherie : retrait des billets au Théâtre de l’Aquarium le jour de votre venue.
Théâtre de la Cité Internationale, boulevard Jourdan, Paris XIVème. T. : 01 43 13 50 50 reservations@theatredelacite.com


 

 

 


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