A long Time to see ! conception, chorégraphie et interprétation de Jenna Jalonen et Beatrix Simkó- Fenanoq, conception et interprétation de Pierre Fourny et Cécile Proust

Festival d’Avignon :

Sujet à vif D :

 Chaque année, la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques présente ses Sujets à vifs : huit courts formats qui réunissent chacun deux artistes avec deux séances que le public découvre chaque fois avec grand plaisir. Sujets à vifs a fêté l’an passé ses vingt ans…

©Domolky_Daniel

©Domolky_Daniel

 A long Time to see ! conception, chorégraphie et interprétation de Jenna Jalonen et Beatrix Simkó 

L’une est blonde, et finlandaise, l’autre brune, et hongroise. L’une habite Hambourg et l’autre, Bruxelles. Et elles présentent ici un spectacle conçu dans le cadre d’un programme de recherche “transculturel“ initié par l’Union Européenne.

Après des manœuvres d’approche, elles font lentement connaissance. Leurs corps de danseuses se comprennent et trouvent une grammaire commune. Et pour communiquer, elles ont la chance de parler des langues finno-ougriennes : le finnois et le magyar ont en effet des racines communes. Elles confrontent leurs mots, s’amusent à débusquer similitudes et différences, et finissent par trouver une grande intimité ; dans une proximité tendre et troublante.Jeux de mots, jeux de corps : une danse d’abord ludique, s’élabore, de collisions en résonances, avec de possibles symétries, tout en restant assez technique, et tisse des complicités jusqu’à ce qu’elles ne fassent qu’une, dans une double étreinte. Ce duo d’une demi-heure, bien construit, ne trouve pas tout de suite son rythme de croisière mais nous faisons connaissance avec ces belles artistes : Jenna Jalonen, gymnaste, danseuse et performeuse, et  Beatrix Simkó, danseuse, chorégraphe, et artiste multi-médias.

 

©Jacques Hoepffner

©Jacques Hoepffner

Fenanoq, conception et interprétation de Pierre Fourny et Cécile Proust

Prononcé Fénanoq, le terme résulte d’une manipulation des lettres des mots : Femme et Homme. Pierre Fourny a inventé une pratique artistique : la “Poésie à 2 mi-mots“. Pour lui, tous les mots et leurs polices sont  “coupables“, et il les tranche allègrement. Grammaire et vocabulaire portent en eux le sexisme de la langue, formatée par l’Académie française et l’Ecole publique… Que le masculin l’emporte sur le féminin, ce ne fut pas toujours le cas, et  l’offensive contre les femmes qui commença au XVII ème siècle, s’imposa au XIX ème ….

Pierre Fourny a trouvé en Cécile Proust une partenaire idéale : chorégraphe et performeuse, elle dissèque la fabrique des corps et des signes, en lien avec les études du genre.  Elle nous démontre, avec son complice, à quel point notre langue est “genrée“. Avec des découpes en carton et des lettres en vrac, ces artistes bricolent la langue et nous donnent, gestes et images à l’appui, une leçon d’écriture, dite inclusive. Un exercice amusant et instructif, mené avec brio !

 Mireille Davidovici

 Jardin de la Vierge du lycée Saint-Joseph, 62 rue de Lices, Avignon, jusqu’au 24 juillet à 18 heures. 

 Et le 6 octobre à l’Echangeur, C.D.C.N. Hauts-de-France, Château-Thierry.

 

 

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