Le Temps d’aimer la danse à Biarritz. Embers to Embers par Marie-Agnès Gillot et Carolyn Carlson

Festival de Biarritz: Le Temps d’aimer la danse

Embers to Embers par Marie-Agnès Gillot et Carolyn Carlson

©Jean Couturier

©Jean Couturier

 

©Jean Couturier

©Jean Couturier

Depuis ses adieux à l’Opéra de Paris, pour sa première scène, Marie-Agnès Gillot se produit en compagnie de Carolyn Carlson. Un duo étincelant réuni exceptionnellement. En 2004, à l’issue de la représentation de Signes à l’Opéra-Bastille, chorégraphie de Carolyn Carlson et musique de René Aubry, Marie-Agnès Gillot fut nommée danseuse-étoile.

Une rencontre unique qui ouvre avec prestige les dix jours d’un festival qui accueille, à Biarritz, vingt-six compagnies pour quarante-sept représentations. En 2002, : « J’évolue plutôt dans un monde de perceptions poétiques, disait la chorégraphe, en assemblant des éléments disparates à la manière de René Magritte. Pour moi, la danse est une poésie vivante énoncée dans le temps et l’espace. »
Durant une heure dix, ce ballet en cinq parties va emporter le public en pleine poésie. Sur sa propre chorégraphie, très imagée, Déambulation, Marie-Agnès Gillot ouvre la soirée avec Luc Bruyère : chacun des interprètes joue du handicap physique de l’autre, l’une de son corset pour soigner une scoliose, ce qui a marqué son enfance, l’autre de la prothèse de son bras gauche. En 1999, Carolyn Carlson avait créé Diva un solo pour Marie-Agnès Gillot, avec un extrait d’Andréa Chénier (1896) d’Umberto de Giordano, chanté par Maria Callas;  cette pièce, reprise ici,  témoigne de l’extrême grâce de la danseuse. Puis Carolyn Carlson danse  Immersion,  un solo autour du thème de l’eau, crée en 2010.

Un extrait de Dialogue avec Rothko termine la soirée. Créé en 2013 par Carolyn Carlson, en hommage au peintre américain: l’ œuvre, inspirée de Black, Red over Black on Red (1964), est interprétée cette fois par Marie-Agnès Gillot. Ce 7 septembre, anniversaire de Marie-Agnès Gillot, les artistes ont présenté un court duo ludique sur du gazon synthétique, révélant leur complicité. Elles  partagent des éléments scéniques symboliques d’un anniversaire,  une bouquet de fleurs et des flammes de briquet. Marie-Agnès Gillot évoque Carolyn Carlson  «une maîtresse de vie », tout comme l’a été aussi pour elle, Pina Bausch qui l’a transformée : de beaux anges protecteurs pour une belle étoile et une belle soirée….

Jean Couturier.

Spectacle vu à la Gare du midi,  23  avenue du Maréchal Foch, Biarritz,  le 7 septembre.

 

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