Master class de Christian Hecq

Master class de Christian Hecq

204AFC44-92E5-4191-9EF8-A2B4F2011453Après Michel Fau, Xavier Durringer, Sandrine Kimberlain, Guillaume Gallienne, Niels Arestrup, Laurent Laffite, entre autres, le cours de Raymond Acquaviva accueille Christian Hecq, un comédien devenu un membre incontournable de la Société des Comédiens-Français. D’abord admis comme pensionnaire en 2008, à l’issue d’une longue tournée de Boliloc de Philippe Genty, le comédien belge en devint sociétaire, le 1er janvier 2013.
Devant une salle comble, il parle de son métier et des expériences passées qui ont façonné son travail d’acteur. Beaucoup de jeunes gens lui font part de leurs doutes et incertitudes. «Adore ton métier, c’est le plus beau du monde ! Le plaisir qu’il te donne, est déjà précieux. Mais sa nécessité réelle est plus profonde : il apporte l’oubli des chagrins et des maux» : ce que fait dire, en 1918, Sacha Guitry, dans Debureau , au célèbre mime qui s’adresse à son fils. Cent après, Christian Hecq pourrait  dire la même chose, tant sa passion de l’art dramatique est intacte et vraie.

Après des études scientifiques, il entre à l’I.N.S.A.S., l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle, à Bruxelles. Il souligne l’importance des écoles de théâtre : «Il faut en profiter pour se jeter dans des rôles qui nous font peur, c’est une occasion unique. Je n’avais pas envie de parler, bouger au début me suffisait».
Mario Gonzales, un ancien du Théâtre du Soleil, professeur à l’INSAS, lui apprend à se frotter à toutes les disciplines pour éviter le cloisonnement : une spécialité française ! «Pour provoquer la chance, c’est bien de s’intéresser à tout».  Ainsi,  après l’art du clown, Christian Hecq s’initie à la marionnette auprès de Philippe Genty et s’en servira avec sa compagne Valérie Lesort, notamment dans le remarquable 20 000 lieues sous les mers au Théâtre du Vieux-Colombier et dans Le Domino noir à l’Opéra-Comique, (voir Le Théâtre du Blog).
 Il a découvert récemment l’art de la magie dans le rôle de Méphistophélès dans   Faust de Goethe, réalisé par Valentine Losseau et Raphaël Navarro, au Théâtre du Vieux-Colombier. Il endossera de nouveau l’habit de metteur en scène pour un autre opéra, Ercole Amante, en novembre 2019 à l’Opéra-Comique, toujours avec sa compagne. «J’aime prendre des risques, dit-il. Metteur en scène, je me lance un nouveau défi et je me fais peur». Interrogé sur la Comédie-Française et la jalousie potentielle entre artistes, il répond : «Quand on est comédien, on a besoin d’exister mais il faut apprendre à travailler avec un partenaire qui fait partie de votre rôle». A propos des metteurs en scène invités : «  Nous en sommes pas tendres avec eux et dans la société des Comédiens-Français, on est le patron !»

Après deux heures d’entretien avec le public, Raymond Acquaviva a présenté quelques scènes jouées par des élèves de son école. Christian Hecq les a, durant une demi-heure, corrigées avec humour : «Excusez-moi, c’est vous qui m’avez fait venir! », et a ainsi terminé en beauté cette “master class“ exceptionnelle.

Jean Couturier

Le 22 octobre, Théâtre des Béliers parisiens, atelier du Sudden, 34 rue Marcadet Paris XVIII ème.              

 

 

 


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